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17.04.2011

Commentaires

Salut !
La position abolitionniste ne mène pas forcément a cela. On peu être abolitionniste et pour l'égalité économique et sociale, et en soutenant les prostitués contre les violences. Mais contre la pénalisation des clients, et aussi contre la législation... En france les conséquences sont évidentes : si il y a législation, alors on se retrouve avec des offres d'emplois pour être call girl ou je ne sais quel encore "accompagnatrice".
Tant qu'il y aura le capitalisme, on ne pourra pas dire que l'on choisi librement d'être prostitué.

Mais Nicole,
C'est tellement sensationnaliste que c'est louche!

J

Julie, il faut voir le documentaire pour se faire une idée. Ces femmes-là en parlent directement elles-mêmes. Il y a aussi le témoignage d'une féministe norvégienne qui les a aidées de bonne foi lors du kidnapping, jusqu'à ce qu'elle se mette à douter de cette histoire. Elle s'est arrangée pour rentrer en Suède avec la jeune fille qui témoigne et qui a trouvé tout ça très pénible à vivre.

Cher bug-in

Vous dites que "si il y a législation, alors on se retrouve avec des offres d'emplois pour être call girl ou je ne sais quel encore "accompagnatrice", ce qui est une légende urbaine. Cherchez des preuves de ça, vous verrez.

Tant qu'il y aura le capitalisme, il y aura des travailleuses et des travailleurs exploités, alors on ne peut pas dire qu'on choisit librement de travailler et qu'il faudrait donc abolir le travail, enfin si je continue selon votre logique.

C'est quoi l'idée de soutenir les prostituées en criminalisant leurs clients? N'importe quelle activité génératrice de revenus exercée dans un contexte criminalisé rend plus vulnérable face à la violence, tout en ne permettant pas de s'organiser collectivement pour améliorer ses conditions de travail.

C'est quoi aussi l'idée de "libérer" des femmes à leur corps défendant? Parce qu'en France comme ailleurs dans le monde, les travailleuses du sexe ne demandent pas qu'on criminalise leurs clients mais qu'on les entende enfin en décriminalisant le travail du sexe comme en Nouvelle-Zélande. Voir par exemple : http://site.strass-syndicat.org/2011/02/les-feministes-doivent-soutenir-et-inclure-les-travailleuses-du-sexe/

"En france les conséquences sont évidentes : si il y a législation, alors on se retrouve avec des offres d'emplois pour être call girl ou je ne sais quel encore "accompagnatrice"."

Non, même tant qu'il y aura le capitalisme, on peut très bien faire en sorte que cesser de criminaliser le travail du sexe ne mette pas la pression pour l'exercer.

La fin des lois criminalisant le travail du sexe pourrait être accompagnée d'une clause interdisant de pénaliser quelqu'un' qui ne voudrait pas l'exercer, par exemple en imposant aux assedics de ne pas exiger de répondre à une offre d'emploi dans ce domaine pour garder ses allocs. Ce serait un progrès par rapport au travail en général, il n'y aurait plus qu'à l'étendre aux autres branches (rêvons un peu ;-)

Au Québec, il y a des bars de danseuses nues un peu partout. Pourtant on n'oblige pas les chômeuses à répondre à de telles offres d'emploi. On n'en finit pas d'avoir peur d'accorder des droits aux trav. du sexe, alors qu'on applaudit quand on accorde des droits aux autres travailleuses et travailleurs. On comprend que ça leur donne des outils pour se faire respecter.

En Nouvelle-Zélande, la décriminalisation du travail du sexe est en train de faire ses preuves : http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/tds-en-nouvelle-z%C3%A9lande/
On devrait en parler beaucoup plus. En prime, leurs évaluations ne sont pas faites sur une base idéologique, contrairement à l'évaluation des impacts de la loi suédoise. Il est dangereux pour le mouvement des femmes de promouvoir des solutions sans se baser sur des données qui se tiennent. Ça va finir par se savoir at large et c'est collectivement que nous allons perdre toute crédibilité.

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