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04.06.2009

Commentaires

Sauf mon respect pour la critique de la science, ce résumé publié ici donne l'impression que la traite de personnes et l'esclavagisme sexuel international n'existent pas, or il y a des documentaires récents, vidéos de journalistes à l'appui, montrant des femmes de l'Europe de l'Est ou de la Russie captives, par la force, en Turquie par exemple. Des personnes qui ont littéralement été vendues pour de l'argent. Sans compter évidemment les enfants achetés, et autres formes de traite de personnes.

( Si vous voulez éclairer ma lanterne sur le sens de cet article ou la définition de l'expression "traite des blanches", écrivez à mon adresse courriel, merci.)

Personne ne nie qu'il y a de l'esclavage sexuel de filles et de femmes. Mais ce qui circule comme infos à ce sujet est aussi biaisé que dans le cas des campagnes militantes anti-avortement. Par ex, les analyses de Richard Poulin et ce que diffuse Sisyphe et la CLES à ce sujet ne sont pas valables sociologiquement. La problématique telle que définie est bourrée d'angles morts et elle amène à promouvoir des politiques qui ne peuvent pas mettre fin à la traite des femmes ni à la prostitution. Ceux et celles qui en font la promotion, en n'écoutant pas ce que disent les femmes qui ne souhaitent pas cesser cette activité, persistent à faire bien des bêtises telles que de faire des pressions pour criminaliser les clients, une solution désastreuse pour celles qui ne veulent pas cesser cette activité. Il est pourtant possible de développer des services pour celles et ceux qui souhaitent sortir du milieu de la prostitution sans léser les autres pour autant. Les regroupements de travailleuses du sexe sont aussi traités comme des ennemis aliénés plutôt que comme des alliés. À Kolkata, seul le DMSC, une association qui regroupe plus de 60,000 travailleuses du sexe et leurs enfants, lutte efficacement contre la prostitution forcée. Elles sont partout sur le terrain. Elles en trouvent, des femmes forcées de se prostituer, et elles agissent à ce sujet. L'hystérie au sujet de la traite actuelle des filles et des femmes s'est mise en place avec le travail du comité dont parle ce livre et elle semble partie pour continuer de se répandre encore longtemps.

Bonjour,

Merci pour la réponse. La question de la perception de la réalité et des dérapages collectifs m'intéressent; au sens critique d'une recherche d'une vision plus véridique.

Vu la gravité des crimes en question, je trouvais utile justement d'avoir quelques commentaires pour rappeler ces situations où des interventions sont nécessaires. Votre commentaire et le mien évitent que le résumé de l'article donne l'impression que la traite des personnes serait un mythe.

Du positif : l'ensemble des député.es à la Chambre des communes du Canada ont adopté l'année dernière une loi pour cesser de déporter automatiquement des étrangères prostituées, car elles sont parfois des victimes involontaires de réseaux tordus (manipulation en offrant un faux emploi, l'extorsion, menaces, etc.). Plusieurs, dans leur pays, ne pouvaient obtenir justice et les coupables de crimes graves continuaient librement.

Merci, ciao

Parmi les passeurs de "clandestins", il y a des proxénètes. C'est démontré. Je ne vois pas la raison de ce déni - comme si quelque chose empêchait l'auteur d'admettre que des êtres humains se comportent ainsi, en prédateurs. Les choses peuvent aller très loin : cf Ciudad de Jerez.

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