La Fédération des femmes du Québec tient à saluer certaines mesures prévues au plan d’action gouvernemental sur l’égalité entre les femmes et les hommes, mais dénonce l’absence de certains enjeux importants, tels la défense et la promotion des droits des femmes.
« Nous sommes heureuses de constater que la ministre reconnaît qu’il existe toujours des stéréotypes et des obstacles qui freinent l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes », a commenté Alexa Conradi, présidente de la FFQ, en réaction à certaines mesures annoncées pour lutter contre les stéréotypes sexistes comme le retour d’un programme d’éducation sexuelle à l’école, mesure revendiquée par la Marche mondiale des femmes.
La FFQ est également heureuse de voir l’importance accordée dans le plan aux programmes d’accès à l’égalité en emploi. Les mesures devraient contribuer à faciliter l’accès des femmes à des métiers non traditionnels. Malheureusement, le plan est muet quant à la discrimination en emploi envers les femmes immigrantes ou vivant avec un handicap. On ne prévoit pas non plus s’attaquer à la précarité grandissante du travail chez les femmes, qui est pourtant caractérisé par l’insécurité due à du temps partiel, contractuel, sur appel, etc.
D’autre part, le gouvernement semble vouloir soutenir les groupes de femmes seulement lorsqu’ils prennent le relais des projets gouvernementaux, car on ne prévoit aucun soutien pour la défense et la promotion des droits des femmes dans le plan d’action. Ainsi, le gouvernement nie l’importance d’avoir un mouvement féministe pour surveiller de façon autonome la situation des femmes au Québec. « Il est surprenant que le ministre de la Justice ait annoncé du soutien financier aux organismes de défense des droits pour lutter contre l’homophobie alors que la ministre de la Condition féminine n’en prévoit aucun pour lutter contre les inégalités », de dénoncer la présidente de la FFQ.
« Les maillons faibles du plan d’action sont en santé et en conciliation travail-famille, même s’ils s’agit pourtant d’enjeux essentiels lorsque l’on parle d’obstacle à l’égalité », souligne Mme Alexa Conradi. Le gouvernement sous-estime l’impact de la privatisation et de la coupe de services sur la conciliation travail-famille. Finalement, il refuse encore de reconnaître le droit des femmes enceintes de choisir leur lieu de naissance.
Source : FFQ, 17.06.2011
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