2 000 pots de pilules envoyés au ministre Bolduc comme autant de voix insistantes contre la « contribution santé »!
En septembre 2009, lors de la Journée nationale des centres de femmes, des participantes de la Maison des femmes des Bois-Francs (Victoriaville) créaient la pétition « J’avale pas la pilule ». Celle-ci indique l’importance de conserver un système de santé public, accessible, universel, gratuit et de qualité, de même que l’urgence de cesser toute forme de tarification des soins et services de santé. Le mouvement s’est rapidement enflammé et tous les centres de femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec mettent l’épaule à la roue, soient le Centre de femmes l'Héritage de Louiseville, le Centre de femmes de Shawinigan, la Collective des femmes de Nicolet et région, les Femmes de Mékinac, le Centre de femmes Parmi Elles (Bécancour) et la Maison des femmes de Drummondville.
Depuis notre participation à la Marche mondiale des femmes d’octobre 2010, les centres du Québec et L’R ont multiplié les démarches auprès du gouvernement pour se faire entendre : le 15 novembre 2010, on assistait à de nombreuses mobilisations de plusieurs centres à travers le Québec, dont ceux de la Mauricie et du Centre-du-Québec; le 24 novembre, des représentantes des centres rencontraient le ministre Bolduc. Il y a été admis par le ministre que des stratégies telles que la contribution santé représentent une orientation politique du gouvernement en place. Il y a pourtant des alternatives administratives et fiscales possibles! Enfin, en janvier, notre regroupement déposait un mémoire à la Commission parlementaire « Pour l’égalité entre les femmes et les hommes ». Toujours y est débattu combien la contribution santé comme les autres tarifications et la privatisation des systèmes publics vont à l’encontre de tout entendement de solidarité sociale.
Encore aujourd’hui, nous continuons nos démarches! Chaque jour, entre ce 8 février et le 16 février, le ministre Bolduc recevra une boîte débordante de pots de pilules portant chacune une signature. Ces sept boîtes représentent les sept centres de femmes. Chaque jour, une lettre au ministre Bolduc sera acheminée en copie conforme aux 124 autres députéEs de l’Assemblée nationale.
Dès le rapport d’impôt de 2012, la contribution santé atteindra 200 $ par année, par adulte. Il s’agit d’une mesure injuste parce que sans égard au revenu annuel de chaque personne (20 000 $, 50 000 $, 150 000 $, etc.). Nous sommes indignées que cette mesure ne tienne nullement compte des réalités socio-économiques des gens et particulièrement des femmes, comme l’indiquerait d’ailleurs une analyse différenciée selon les sexes (ADS).
Page reliée : La contribution santé : la «pilule» ne passe pas!, Hélène Ruel, La Nouvelle Union, 15.02.2011
