Alors même que les dirigeants du Canada et des autres pays membres de l’OTAN, réunis à Lisbonne, décidaient de prolonger la guerre en Afghanistan jusqu’en 2014 et même après, les participant-es au Sommet populaire contre la guerre et le militarisme, qui se tenait à Montréal du 19 au 21 novembre, réitéraient la demande du retrait immédiat des troupes canadiennes de l’Afghanistan et exigeaient le retrait du Canada de l’OTAN, une alliance guerrière et antidémocratique, comme ses plus récentes décisions l’ont encore démontré.
Lors de la conférence d’ouverture, Jean Bricmont, auteur de L’impérialisme humanitaire, a déconstruit le discours qui cherche à légitimer l’ingérence militaire unilatérale des grandes puissances en Afghanistan et ailleurs au nom de la défense des droits de la personne et de la démocratie. Le 20 novembre, les discussions portaient sur les enjeux qui se posent au mouvement anti-guerre et dégageaient des pistes d’action sur le recrutement dans les établissements scolaires, l’environnement, les dépenses militaires, les droits des femmes, l’aide internationale et les armes nucléaires.
Au terme du Sommet, le Collectif Échec à la guerre s’est engagé à poursuivre son travail afin d’augmenter le nombre de signataires de la déclaration conjointe déjà endossée par plus de 70 organisations, dont L'R des centres de femmes. Celle-ci réclame la tenue d’un vaste débat public sur la politique étrangère canadienne et le rôle de l’armée.
