À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, nous nous levons, une fois de plus, pour dénoncer la violence envers les femmes qui persiste encore en 2010.
Le 25 novembre, Isabelle Bazinet du centre Avec des Elles donnait une entrevue à la radio communautaire CFNJ de Saint-Gabriel-de-Brandon (Lanaudière). Elle parle de la Marche mondiale des femmes puis, à 5:11 minutes, elle explique pourquoi il faut abolir la contribution santé.
Le 24 novembre, cinq déléguées du regroupement L’R des centres de femmes du Québec rencontraient le ministre Yves Bolduc pour lui réitérer leur demande d’abolition de la contribution santé. Cette rencontre avait été négociée suite à l’occupation, le 15 novembre dernier, des bureaux montréalais du ministre de la Santé et des Services sociaux par une trentaine de militantes des centres de femmes du Québec.
« Malheureusement, M. Bolduc n’a montré aucune ouverture lors de cet entretien et a plutôt réitéré le maintien de la nouvelle taxe, appelée contribution santé. Il envisage même une éventuelle hausse de la contribution dans le futur. Ce gouvernement ne nous laisse pas le choix de poursuivre notre lutte » a affirmé Lyse Cloutier, présidente de L’R des centres de femmes du Québec, à sa sortie de la rencontre.
La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics a récemment lancé sa campagne de formation sur la question de la tarification et de la privatisation des services publics. Cette formation 'grand public' vise à rejoindre le plus grand nombre de personnes, que ce soit des membres de vos organisations ou la population en général.
Or, si nous voulons atteindre notre objectif, c'est-à-dire faire connaître le plus largement possible les impacts négatifs qu'auront le recours massif aux tarifications et aux privatisations ainsi que les coupures dans les services publics et les programmes sociaux, chaque organisation a la responsabilité de favoriser l'organisation de formations. Ces formations peuvent prendre différentes formes : café-causerie, formation en milieu de travail, assemblée publique, etc.
La colère contre les mesures injustes du dernier budget du gouvernement Charest montait d’un cran alors que plusieurs dizaines de membres de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics bloquaient toutes les entrées de l’édifice d’Hydro-Québec, au 75 René-Lévesque ouest, à Montréal, avec l’appui d’au moins un millier de personnes. « En bloquant Hydro-Québec, nous démontrons notre volonté de tout mettre en œuvre pour bloquer les mesures injustes du budget, dont la hausse brutale des tarifs d’électricité », explique Marie-Ève Rancourt, porte-parole de la Coalition. D’autres actions directes ont également eu lieu à Québec, Gatineau, Sherbrooke, Longueuil et Rivière-du-Loup.
Alors même que les dirigeants du Canada et des autres pays membres de l’OTAN, réunis à Lisbonne, décidaient de prolonger la guerre en Afghanistan jusqu’en 2014 et même après, les participant-es au Sommet populaire contre la guerre et le militarisme, qui se tenait à Montréal du 19 au 21 novembre, réitéraient la demande du retrait immédiat des troupes canadiennes de l’Afghanistan et exigeaient le retrait du Canada de l’OTAN, une alliance guerrière et antidémocratique, comme ses plus récentes décisions l’ont encore démontré.
par Esther Lapointe, directrice générale du Groupe Femmes, Politique et Démocratie
Collusion, corruption, absence d’éthique, manque d’efficacité, politique-spectacle… les mots ne manquent pas pour décrier nos institutions politiques et nos élus. La démocratie est terriblement malmenée, et le plus inquiétant, c’est qu’on ne se bouscule pas au portillon pour changer la donne. La désaffection politique et la désillusion citoyenne atteignent une ampleur inégalée et ce désintéressement creuse dramatiquement le fossé qui existe déjà entre la population et le pouvoir législatif. Dans un tel contexte, comment revaloriser l’engagement citoyen et l’implication politique? Que pouvons-nous faire pour donner une énergie nouvelle au geste démocratique?