Le FRAPRU accuse le gouvernement Charest de laisser son programme d’allocation-logement tomber en désuétude et devenir de plus en plus ouvertement discriminatoire à l’égard des personnes seules. Le FRAPRU se désole qu’un décret adopté par le Conseil des ministres le 7 juillet et qui entrera en vigueur le 1er octobre prochain n’apporte que des ajustements mineurs à ce programme dont les principaux paramètres n’ont pas été revus depuis sa mise en place il y a 13 ans. Comme il l’avait fait en 2008 et 2009, le gouvernement se contente d’indexer le revenu maximum permettant d’avoir accès au programme, de même que le loyer maximum au-delà duquel les bénéficiaires ne reçoivent plus d’aide gouvernementale. Or, pour la troisième année consécutive, les personnes seules n’ont même pas droit à de telles indexations.
Lors de la conférence de presse du FRAPRU à Québec, Anna Bérubé, une locataire seule de 65 ans de l’arrondissement Sainte-Foy, a témoigné de l’iniquité de la situation. Le revenu annuel de 18 000 $ de madame Bérubé est trop élevé pour qu’elle soit admissible à l’allocation-logement. Pourtant, si le barème de revenu admissible pour les personnes seules (16 480 $) avait été indexé de la même manière que pour les ménages de deux ou trois personnes, elle bénéficierait aujourd’hui de l’allocation-logement. Pour en savoir plus.
