Depuis le 6 décembre 1989, Martin Dufresne a répertorié 919 femmes et enfants tués par des hommes ou par des inconnus au Québec, soit 720 femmes et 199 filles et garçons tués en date de la mi-novembre 2009. Il maintient une liste détaillée des victimes, qu'il corrige régulièrement à partir du feedback des familles et des centres de femmes. Il conclut que "si les masculinistes tentent de présenter les hommes comme victimes en tant que classe, c’est pour faire oublier à quel point femmes et enfants sont démesurément agressés en tant que classe par des hommes soucieux de préserver sur elles un contrôle proprement masculin, qui leur tient lieu d’identité".
