Un nouveau régime de retraite - à prestations déterminées de surcroît! - destiné aux travailleuses et travailleurs du mouvement communautaire vient de faire officiellement son entrée dans la sphère financière québécoise. Le 1er octobre, les responsables du Comité de coordination du Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes rencontraient la presse afin de présenter cet outil mis sur pied en 2008, à pareille date.
Il aura fallu un parcours de quatre ans initié par Relais-femmes et le Centre de formation populaire, de même que la collaboration de plusieurs acteurs du mouvement communautaire. Ayant bénéficié tout au long du processus du support du Service aux collectivités de l'UQAM, ce projet collectif est devenu un bas de laine sur mesure et fiable pour près de 1 500 participant-es, des travailleuses et travailleurs retraités de 220 groupes et dont l'encaisse s'élève à plus de plus de 2 millions $. Ces données placent présentement le Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes parmi les 108 plus importants fonds de retraite privés au Québec, sur près de 3 000.
Un régime qui tient ses promesses
Le Régime vise à atteindre trois objectifs :
• assurer le versement des rentes acquises
• éviter toute hausse de cotisation salariale en raison d'un déficit
• dans la mesure où les deux premiers objectifs sont atteints, assurer le versement régulier de l'indexation tant que la situation financière du Régime le permet.
Afin de s'assurer que le Régime soit en mesure de livrer la marchandise promise, le comité de retraite a élaboré deux politiques qui le placent à la fine pointe en matière de gestion du risque : une politique de financement et d'utilisation des excédents d'actifs, que très peu de régimes à prestations déterminées se sont donnés à ce jour, ainsi qu'une politique de placement. La clef du succès du Régime repose donc dans la combinaison sensée d'une approche sécuritaire et d'une gestion prudente du risque.
Soulignons également que l'un des grands mérites du Régime réside dans le fait d'être adapté aux besoins et aux contraintes du mouvement communautaire, tout en visant à éviter le piège de la pauvreté à la retraite pour les dizaines de milliers de personnes salariées de groupes communautaires et de femmes.
Source : RRFS-GCF, 01.10.2009
