On se souviendra que la loi 33, adoptée sous le bâillon en décembre 2006 et qui se voulait la réponse du gouvernement à l'Arrêt Chaoulli rendu par la Cour suprême en juin 2005, autorisait l'exercice de trois interventions chirurgicales en clinique médicale spécialisée (CMS). En juillet 2008, la portée de cette loi a été élargie à une cinquantaine d'opérations chirurgicales, au nombre desquelles figure notamment l'interruption de grossesse. Cette nouvelle réglementation établit que les seuls lieux où les avortements seront dorénavant autorisés sont les établissements publics et les CMS. Ils ne pourront donc plus être pratiqués dans des centres de santé de femmes, à moins que ces derniers ne se convertissent en CMS. Il s'agit bien d'une conversion, car il faut savoir que les CMS, créées par la loi 33, sont des entreprises à but lucratif, sous le contrôle des médecins spécialistes, qui doivent être exploitées majoritairement par des médecins investisseurs. Lire la suite de cette lettre ouverte de Lina Bonamie, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.
