Appuyez les femmes de Birmanie!
Faites chuter le régime militaire.
Contribuez à l'aide humanitaire.
Envoyez vos p'tites culottes pour la paix!
Créée par la dictature militaire, une crise humanitaire d’une extrême gravité sévit dans une grande partie de la Birmanie depuis plus de 20 ans. Aux milliers de personnes déplacées à l’intérieur du pays et à ses frontières, viennent aujourd’hui s’ajouter plus de centaines de milliers de morts et de personnes disparues, victimes du cyclone qui s’est abattu début mai 2008 dans le delta de l’Irrawady. La junte militaire, qui a entravé les secours en refusant ou en ne laissant entrer qu’au compte-gouttes les expert-es et l’aide internationale, doit être tenue responsable de l’ampleur prise par cette catastrophe. En effet, celle-ci s’inscrit dans la continuité des violations massives des droits humains perpétrées par les autorités militaires dont les femmes sont les premières victimes.
La campagne des P’tites culottes pour la paix
La campagne P’tites culottes pour la paix a été lancée en octobre 2007 à l’initiative de Lanna Action for Burma à la suite des répressions des moines bouddhistes de septembre 2007. Depuis, la campagne a été lancée en Australie, aux Philippines, en Allemagne, en Espagne, en Suède, en Suisse, en Pologne, aux États-Unis, au Brésil, au Québec et au Canada…
Au Québec et au Canada, une Coalition d’appui en solidarité avec Lanna Action for Burma est coordonnée par la FFQ et le Réseau Droits et Démocratie. L’objectif est de sensibiliser la population québécoise et canadienne à l’horrible situation concernant les droits humains en Birmanie et de solliciter son soutien pour lutter contre la crise humanitaire qui sévit sur une grande partie du pays depuis plus de 20 ans.
Pourquoi les petites culottes?
En Birmanie, un tabou veut que les hommes perdent leur pouvoir s’ils entrent en contact avec les vêtements que les femmes portent en dessous de la taille, et en particulier leurs petites culottes. Les généraux y croient dur comme fer. La campagne est un appel des femmes de Birmanie à toutes les femmes du monde entier d'envoyer leurs petites culottes aux représentants de la junte militaire (c.-à-d. aux ambassades du Myanmar). Le but est de faire chuter le régime en rendant les militaires impuissants en utilisant la croyance en ce tabou qui opprime les femmes.
Pourquoi maintenant?
Cette campagne avait été programmée à Montréal avant que le cyclone ne s’abatte sur le pays. Son maintien au vu des événements tragiques a été discuté. Lanna Action for Burma a décidé qu’elle devait être maintenue afin de faire entendre un message haut et fort, alors même que tous les regards sont tournés vers la Birmanie. Les victimes du cyclone ne sont pas seulement les victimes d’une catastrophe naturelle, mais aussi de la junte militaire, au même titre que les milliers de personnes déplacées qui vivent aujourd’hui dans des conditions inhumaines.
Le régime militaire birman : une dictature de la terreur
Sous le joug d’un régime militaire depuis 1962, la population de Birmanie est sous la tutelle d’un des pires violateurs des droits humains au monde. En 1988, pendant les grandes manifestations pacifistes qui ont été organisées à l’échelle du pays pour exiger la démocratie, les militaires ont répondu en attaquant brutalement les manifestant-es. Des élections parlementaires ont eu lieu en mai 1990, mais la participation des citoyen-nes au processus décisionnel du pays n’a pas duré très longtemps. En effet, la junte militaire a interdit à l’assemblée législative nouvellement élue de se réunir. La Ligue nationale pour la démocratie, fondée par Aung San Suu Kyi, a obtenu une majorité écrasante des votes et remporté 82% des sièges au Parlement.
La dictature militaire a créé un état de terreur. Elle demeure au pouvoir par la force comme le démontrent les violations massives des droits humains ainsi que la récente répression sanglante. La Birmanie compte plus de 1,800 prisonniers politiques dont la lauréate du prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi et les deux lauréats du prix John-Humphrey Min Ko Naing (1999) et Su Su Nway (2006).
Les femmes, premières victimes du régime : le viol comme arme de guerre
En Birmanie, le viol contre des femmes de tous âges est utilisé par le pouvoir militaire comme une arme de guerre visant à les déshumaniser, les punir et a persécuter le groupe ethnique auquel elles appartiennent. De nombreux rapports d’organisations de défense des droits humains mettent en évidence le caractère systématique et planifié de ces crimes, pratiqués massivement. La junte militaire permet en effet à ses troupes de commettre ces viols en toute impunité. Ces femmes, le plus souvent réduites au silence, vivent ces traumatismes sans soutien ni accès à la justice.
Ces dernières années, le régime militaire a augmenté le nombre de bataillons dans les zones habitées par des minorités ethniques. Ces unités obligent les villageois-es à travailler pour elles sans rémunération. Les femmes sont ainsi forcées de faire la cuisine, de travailler sur des projets agricoles militaires ou à la construction d’infrastructures. Elles sont ainsi très exposées aux agressions sexuelles et aux viols collectifs commis par les militaires sur les chantiers.
Aidez les femmes de Birmanie, aidez la population de Birmanie, faites chuter le régime! Agissez dès maintenant !
Voici comment faire.
1) Faites le ménage de vos tiroirs, choisissez quelques-unes de vos petites culottes, écrivez un message dessus (par exemple «Solidarité Birmanie», «Militaires dehors», «À bas Than Shwe» …).
2) Postez le tout aux représentants de la junte :
Ambassade du Myanmar
85 Range Rd, 903
Ottawa (Ontario)
K1N 8J6
3) Enregistrez votre petite culotte pour que l’on puisse relever le nombre de paires envoyées.
4) Faites un don en ligne pour les victimes de la crise humanitaire ou envoyez un chèque à l’ordre de Droits et Démocratie, à l’adresse suivante en indiquant Campagne Birmanie :
A/s Droits et Démocratie
1001 boul. de Maisonneuve Est, bureau 1100
Montréal (Québec)
H2L 4P9
Les fonds seront envoyés directement aux groupes qui viennent en aide aux victimes de la crise humanitaire qui sévit en Birmanie.
Les résultats de la campagne seront dévoilés le 8 août 2008, lors du 20e anniversaire du soulèvement populaire en Birmanie de 1988.
Coalition d’appui en solidarité avec Lanna Action for Burma :
Amis (es) québécois (es) de la Birmanie (AQB)
AQOCI (Association québécoise des organismes de coopération internationale)
Association pour la défense des droits sociaux Québec métro
CALACS de Rouyn-Noranda
CALACS Entre Elles - Lac St-Jean
Canadian Friends of Burma (CFOB) / Amis (es) canadiens (nes) de la Birmanie
Centr’Elles, comité d’action des femmes d’Avignon
Centre Au Cœur des Femmes
Centre avec des Elles
Centre de femmes de la MRC de Bonaventure
Centre de femmes l'Éclaircie
Centre de femmes l'Étincelle de Baie-Comeau
Centre de femmes Parmi Elles
Centre des femmes italiennes de Montréal
Centre-Femmes du Grand-Portage
Comité femmes du Front commun des personnes assistées sociales du Québec,
Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail
CUSO (anciennement Canadian University Service Overseas)
Fédération des femmes du Québec
Fédération des ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec
Fédération québécoise pour le planning des naissances
Femmes en Mouvement
L’R des centres de femmes du Québec
L'autre Parole
Point d'appui
Regroupement Naissance-Renaissance
Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale
Regroupement québécois des CALACS
Reporters sans frontières Canada
Réseau étudiant Droits et Démocratie
