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Au sujet de la loi sur le lobbyisme

D’entrée de jeu, nous saluons l’utilité d’une loi sur le lobbyisme et, n’eût été de la nature de la mission des regroupements que nous représentons, nous souscririons sans hésitation à ses exigences. Nous déplorons, toutefois, qu’aucun organisme communautaire, aucun groupe de femmes, aucune coalition dont nous faisons partie n’ait été invité à se présenter en audience alors qu’on songe à nous y inclure.

L’essentiel de notre raisonnement est assez simple : la Loi, notamment sa révision, vise à «assurer le respect des objectifs de transparence et de sain exercice des activités de lobbyisme». Or, un verre sans reflet n’est pas plus transparent que nos groupes. D’autre part, la raison d’être de nos membres, bien que carrément basée sur une vision précise du progrès social, est sans caractère marchand aucun. Animé par une vision du bien commun en faveur de la justice sociale, nous luttons quotidiennement pour faire changer les choses, pour améliorer le sort des collectivités et pour résister aux politiques néolibérales actuelles. Enfin, nous n’arrivons pas à trouver, dans toute la documentation qui nous est fournie, une seule raison substantielle de changer les dispositions de la Loi pour nous y inclure.

Lire la suite dans le mémoire rédigé par le Groupe des 13, dont fait partie L'R des centres de femmes du Québec, dans le cadre de la Commission des finances publiques sur le Rapport sur la mise en oeuvre de la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme et du Code de déontologie des lobbyistes.

Pages reliées :
Les grandes centrales syndicales réagissent au rapport du Commissaire au lobbyisme, 05.05.2008
Le Commissaire au lobbyisme du Québec - Bilan 2002-2007, 01.05.2008