Le 7 avril 2007, Doa Khalil Aswad était lapidée à mort par des centaines d'hommes, dont son oncle et ses proches parents. Ce meurtre était un prétendu "crime d'honneur". Doa, étudiante en art, était accusée d'être amoureuse d'un jeune commerçant. Ce meurtre scandalisa le monde entier, puisque les assassins ont filmé la scène de violence avec leurs téléphones portables puis ont publié des vidéos du meurtres sur Internet. Le monde entier a ainsi pu voir à la fois l'horreur du meurtre et la collaboration des forces de sécurité. Le 7 avril 2008, la Campagne internationale contre les crimes d'honneur appelle à se souvenir de Doa et de toutes les victimes de meurtres commis "au nom de l'honneur familial".
Dans le district de Banda de l'État de l'Uttar Pradesh, l'un des plus pauvres de l'Inde, sévit le Gulabi Gang (ou Gang rose), un groupe de 200 femmes issues des plus basses castes de la société. La plupart d'entre elles vivent dans des huttes sans eau courante ni électricité, et survivent avec moins d'un dollar par jour. Vêtues de saris roses, la "couleur de la vie", elles répondent à la violence par la violence afin de punir l'abandon et l'assassinat d'épouses, la violence conjugale, la corruption et l'incompétence des fonctionnaires, policiers et élus anti-pauvres. Ayant toutes subi des sévices, elles traquent les violeurs, les époux et belle-mères indignes, les malfaiteurs qui volent les pauvres et les policiers qui ne font pas leur travail. Lire la suite.
Le 26 novembre 2007, UNIFEM lance une campagne Internet qui demande d'élever votre voix et d'ajouter votre nom à un mouvement grandissant de personnes qui disent NON à la violence faite aux femmes. Plus grand sera le nombre de signataires, plus UNIFEM aura de chances d'obtenir que de mettre fin à la violence faite aux femmes devienne une véritable priorité des gouvernements des pays du monde. À compter du 26 novembre, cliquez sur saynotoviolence.org et dites NON à la violence faite aux femmes!
Dans la Charte mondiale des femmes pour l'humanité, nous, militantes de la Marche mondiale des femmes, affirmons le monde que nous sommes en train de construire : un monde où tous les êtres humains vivent libres de toute violence; où aucun être humain n'appartient à un autre; où aucune personne ne peut être tenue en esclavage, forcée au mariage, au travail forcé, à être objet de trafic, d'exploitation sexuelle. Le 25 novembre, Journée de lutte contre la violence envers les femmes, nous sommes mobilisées autour du monde pour réaffirmer les valeurs de la Charte : la liberté, la paix, la justice, la solidarité et l'égalité.
Shukria Barokzaï, une députée de Kaboul et militante des droits des femmes, vient d’effectuer un bref séjour en Grande-Bretagne. À cette occasion, elle a expliqué que le ministère de la Condition des femmes demande la création d’une loi contre les violences faites aux femmes et son intégration dans le Code pénal. Lire la suite.
La Cour d'instruction de Ponteareas en Espagne a cédé la garde d'une petite fille de 6 ans à cause du "simple fait" que sa mère est malentendante… et malgré le fait que son père ait été reconnu coupable de violence conjugale. Lire la suite.
Saviez-vous qu'au Maroc, est puni d'un emprisonnement de 2 à 5 ans et d'une amende quiconque cache ou soustrait aux recherches une femme mariée qui se dérobe à l'autorité à laquelle elle est légalement soumise et ce, peu importe le motif qui l'a conduite à quitter le domicile conjugal?
Après un historique des mouvements féministes, ce dossier pédagogique pour le secondaire (pdf) réalisé par Amnistie internationale aborde les conséquences des violences envers les femmes.