Dans son dernier ouvrage, Sylvie Brunel, économiste et spécialiste du développement durable, met en garde contre les idolâtres du tout écologique. Opposer une nature bienveillante aux humains destructeurs est une logique contre-productive. Industrie de la peur et catastrophisme sont les conséquences de cette instrumentalisation du développement durable par les grandes entreprises. Elles utilisent le dogmatisme écologique pour freiner le développement des pays émergents. Dans son aspect propagandiste, la protection de la planète est une machine à exclure les pauvres.
Nous soussignés, sur l'initiative du Forum mondial, souhaitons exprimer notre profonde inquiétude et notre grande indignation à l'égard d'une situation aussi grave que prévisible, celle de l'alimentation de la population mondiale, un thème pourtant crucial. Cette situation met en évidence l'échec — sur les plans financier, environnemental, culturel et moral — du système économique actuel, qui a remplacé les valeurs universelles par les lois du marché, et qui reflète une faiblesse des organisations internationales, due au manque de soutien des pays les plus puissants. Lire la suite.
Bande annonce du documentaire de Marie-Monique Robin (1 h 48); coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, ONF (Canada), WDR (Allemagne).
Le 11 mars 2008, ARTE.tv lançait le documentaire de Marie-Monique Robin sur ce que Monsanto est en train de faire à la planète. Lire la suite.
Nous sommes à un moment de l’histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l’espèce humaine : son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d’orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C’est un défi magnifique, mais redoutable. Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s’impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l’idéologie néo-libérale ne sait plus que s’auto-célébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d’influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.
Le changement climatique, ce sont peut-être quelques palmiers à Lille et la plage à Paris… C’est aussi et surtout le bouleversement annoncé de nos modes de vie, de nos emplois, de nos loisirs. Pour mieux saisir cette réalité et ses enjeux économiques, sociaux et humains, Terra Economica a fait un saut dans l’avenir. Bienvenue dans le monde tel qu’il pourrait être en 2043. Accrochez vos ceintures.
Comment critiquer le développement? D'après l'une des plus élémentaires règles de communication, il y a ce que vous dîtes, et la façon dont cela va être entendu, ce qui peut être très différent, voire opposé. Imaginons que j’emploie le mot "développement". Le dictionnaire le définit ainsi : rendre plus grand, plus fort, donner de l’ampleur. Voilà qui peut sembler éminemment positif. Mais si je dis le mot "développement" à notre société actuelle, comment va t-elle l’entendre?
La désertification touche déjà plus d’un milliard deux cents millions d’êtres humains. La situation est grave, mais il y a un peu d’espoir à l’horizon. Les femmes ont un rôle clé à jouer. L’ONU vient d’honorer deux initiatives qui démontrent qu’il est possible de renverser la progression des déserts. Lire la suite.
Il y a 10 ans, lorsque le monde avançait à tâtons vers la signature du protocole de Kyoto de 1997, le sentiment que cette question devait être prise d'urgence de front se basait en très grande partie sur des programmes informatiques. Ce qui était pratiquement absent du débat était l'observation : la preuve des véritables effets du réchauffement. Ceci a contribué à l'impression, toujours répandue, que le réchauffement climatique est un problème distant. Mais depuis le tournant du siècle, les observations des effets concrets de la montée des températures ont commencé à croître. Lire la suite.
Cette animation de 10 minutes a été réalisée sur la base d’expériences concrètes lancées par des femmes dans les domaines de l’écoconstruction, de la consommation bio et de la solidarité. Des femmes osent et proposent l'investissement économique, la participation citoyenne, la solidarité intergénérationnelle et Nord-Sud, la créativité culturelle, le respect de l’environnement, la résistance à la publicité. Une occasion d'imaginer le futur de votre région, de lancer le débat et de permettre l’échange entre des initiatives de Belgique et d'ailleurs.
Les nations indépendantes peuvent agir sur leur territoire sans se préoccuper du reste du monde, ce qui est désormais une catastrophe. Aujourd'hui, elles devraient affirmer leur interdépendance. Dans notre monde global, nous dépendons les un-es des autres et les générations à venir dépendent aussi de nous. Nous sommes interdépendant-es, nous appartenons à un tout, appelé biosphère. Cette constatation implique de nouvelles attitudes individuelles et donc politiques. À Londres, le 1er juillet 2006, se déroule le premier Interdependance Day, une initiative de l'Open University et de la New Economics Foundation. Un article d'AgoraVox.