Demain, nous serons fichés, tracés, voire "pucés". Déjà la cybersurveillance est en marche et les milices du Net prolifèrent. Illusion sécuritaire? Ce documentaire d'Étienne Labroue (2006, 52mn) mesure les risques et paradoxes d'une fuite en avant technologique.
Des expert-es en nouvelles technologies dressent un panorama inquiétant des dispositifs de surveillance mis en oeuvre de Pékin à Paris, en passant par Tunis ou Berlin, avec des outils de traçage et d'identification sans cesse plus perfectionnés et plus nombreux. La mode est aux virus et aux logiciels intrusifs qui prennent le contrôle des ordinateurs ou des webcam pour épier les gens jusque dans leur intimité, chez eux ou sur leur lieu de travail. Si le "contrôle total" existe déjà en matière d'informatique, la biométrie gagne aussi de plus en plus d'entreprises et de collectivités comme les hôpitaux, les écoles, les mairies. Les syndicats dénoncent un "flicage" généralisé et relèvent l'apparition de nouvelles pathologies liées au stress et à la surveillance permanente. De son côté, la révolution RFID (identification par radiofréquences) est en marche : en Europe et en Amérique, les implants de puces dans le corps humain se multiplient. À Mexico, un millier de personnes ont sauté le pas, essentiellement pour des raisons médicales. Un spécialiste de la géolocalisation évoque les applications prochaines où l'on combinera la puce avec un émetteur GPS pour localiser en temps réel un objet ou une personne... Ce documentaire met efficacement en perspective le prix que nous risquons de payer pour une sécurité en partie illusoire.
20 femmes, 20 points de vue sur l’actualité du monde et de leur 10 pays d’origine. Le blogue des femmes est issu d’un séminaire sur les nouveaux médias dispensés à des femmes des médias de la zone euro-méditerranéenne. L’une d’elle, la journaliste marocaine Hasna Boufkiri, évoque cette expérience unique.
L'École de design de l'UQAM inaugure Concepts for All, la première banque d'images gratuites sur Internet consacrée aux causes humanitaires. Elle vise à répondre aux besoins en communication des ONG du tiers-monde, mettant à leur disposition de puissantes métaphores visuelles dont les significations et les messages peuvent être facilement compris. Les principaux sujets abordés sont les droits humains dont ceux des femmes, des enfants et des réfugié-es, l'immigration, la prévention des maladies, l'environnement, l'opposition à la guerre, à la violence et au racisme, et bien d'autres.
Le 11 mars 2008, l’UNESCO retirait son patronage à la Journée pour la liberté sur Internet organisée par Reporters sans frontières (RSF). RSF a établi une liste de 15 pays «ennemis d’Internet» qui sont tous des nations du Tiers-monde. Pas un seul pays occidental ne figure sur cette liste. La «défense de la liberté de la presse» n’est qu’un rideau de fumée pour RSF. Son agenda politique occulte et son acharnement à l’encontre de certaines nations qui se trouvent sur la liste noire des États-Unis ne sont en aucun cas le fruit du hasard. RSF est en réalité au service de gouvernements et de puissants intérêts économiques et financiers. Un article de Salim Lamrani.
Pour fêter son 10e anniversaire, le journal suisse Le Temps a invité une soixantaine de femmes d'influence à écrire son édition du 4 février. Ces journalistes d'un jour viennent de tous les milieux : politique, affaires, université, sport, culture, sciences. Elles ont fabriqué ce numéro de la première à la dernière ligne parce que rien n'a autant marqué notre temps ces dix dernières années que la présence des femmes à tous les leviers de commande. Lire la suite.
Les femmes comptent pour seulement 1.5% des développeurs de logiciels libres. Une étude récente de l’Université de Cambridge montre que la dynamique culturelle au sein de la communauté des logiciels libres est responsable de cet écart énorme entre les genres. Dans cette communauté dominée par les hommes, la technologie occupe une place centrale tandis que les femmes sont assimilées au monde social, moins valorisé. La norme consiste à apprendre par soi-même et à pouvoir jongler avec l’informatique. Dans ce milieu, les nouveaux venus sont refoulés, la communication agressive est applaudie et le sexisme, toléré. Bien que toutes les opportunités soient ouvertes en termes de participation, les femmes préfèrent ne pas prendre part à un projet qui leur semble hostile. Un article d'ada.
Des salles de "chat" surveillées. Des blogues détruits. Des sites Web bloqués. Des moteurs de recherche bridés. Des personnes emprisonnées pour avoir diffusé et partagé de l’information.
Selon le World Information Access Report for 2006, les technologies de l'information et des communications (TIC) sont plus concentrées dans les pays riches qu'il y a 10 ans, tandis que l'accès à internet demeure inabordable pour la vaste majorité des habitant-es des pays pauvres. Trop loin, trop cher, internet ne favorise pas l'émergence de contenus originaux dans la grande majorité de ces pays. Par contre, les ONG y ont accru leur utilisation des TIC ce qui augmente leur autonomie. Un article de Michel Monette.