Houzan Mahmoud de l’Organisation pour les droits des femmes en Irak dénonce l’islamisation à marche forcée de son pays. Elle exige le départ des forces armées étatsuniennes.
En Irak, un mouvement de veuves refuse la division du pays sur des bases religieuses. Contre toute attente, il arrive à bâtir d’étonnantes alliances. On lui doit déjà plusieurs initiatives de réconciliation locales, et même quelques cessez-le-feu. Tout cela en restant soigneusement à distance du gouvernement irakien et de ses bailleurs de fonds étatsuniens. Lire la suite.
Doa Khalil Aswad, 17 ans, a été lapidée le 7 avril 2007 parce qu'elle avait noué une relation avec un garçon musulman sunnite et qu'elle s’était absentée de chez elle pendant une nuit. Originaire du village de Bahzan dans le nord de l’Irak et membre de la minorité religieuse yézidie d’Irak, elle a été tuée par un groupe de 8 ou 9 hommes, en présence d’une foule importante, dans la ville de Bashika, près de Mossoul. Certains de ses proches auraient participé à sa mise à mort.
Saddam m'a mise en prison, mais c'était un crime de le tuer. La misère qui règne actuellement en Irak dépasse de loin celle qui régnait sous son commandement. La mort est devenue si banale qu'on a fini par l'évaluer selon ses critères personnels. Un article d'Haifa Zangana.
Le gouvernement Bush et les États membres de sa coalition ont oublié à leurs dépens qu'on peut vaincre des États, mais pas des peuples. Au cours de l’année 2006, les armées les mieux dotées du monde ont été tenues en échec du Liban à l’Afghanistan, en passant par l’Irak, par des va-nus-pieds. Un article de Viktor Litovkine.
Des femmes irakiennes privées de leur liberté de vivre, d’aimer et de leur propre estime d’elles-mêmes, qui tentaient d’échapper au crime d’honneur ou à la violence domestique, n’avaient aucun endroit ou aller. L'Organisation pour la liberté des femmes en Irak (OLFI) et son journal al-Moussawat (L’égalité) sont devenus pour elles comme l’étoile polaire qui jadis guidait les esclaves d’Amérique du nord sur le chemin de la liberté par ce qu’on appelait alors le "chemin de fer souterrain". Les foyers de l’OLFI leur ont offert un refuge et leur ont donné la possibilité de démarrer une nouvelle vie. Lire la suite.
Nous nous sommes habitué-es à toutes ces effroyables statistiques, malgré tout la souffrance perdure en Irak. Selon Iraq Body Count, le tribut de la mort en Irak - soit le nombre de personnes tuées depuis 2003 - serait de 47.305 à 52.483. Le plus horrible est que ce type de chiffres est devenu on ne peut plus familier. Voilà le constat de trois années d’invasions, d’occupation et de conflits sectaires du terrain militaire US. Un article de Houzan Mahmoud.
En jargon, les soldats étatsuniens l'appellent Willy Pete. Son nom technique est phosphore blanc. En théorie, il devrait être utilisé pour illuminer les positions ennemies dans l'obscurité. En pratique, il a été utilisé comme arme chimique dans la ville rebelle de Fallujah. Et pas seulement contre des combattants et des membres de la guérilla, mais aussi contre des civils désarmés.
Les États-Unis seraient responsables d'un massacre avec des armes non conventionnelles, le même chef d'accusation dont doit répondre l'ex-dictateur Saddam Hussein. C'est ce que raconte une enquête de Rai News 24, une chaîne italienne de la Rai, révélant un des mystères tenu le plus secret du front de la guerre pendant toute la campagne étatsunienne en Irak.