Le gouvernement Bush et les États membres de sa coalition ont oublié à leurs dépens qu'on peut vaincre des États, mais pas des peuples. Au cours de l’année 2006, les armées les mieux dotées du monde ont été tenues en échec du Liban à l’Afghanistan, en passant par l’Irak, par des va-nus-pieds. Un article de Viktor Litovkine.
Présente au Liban lors de la guerre israélienne contre ce pays au cours de l’été 2006, le 21 septembre, Nahla Chahal témoignait sur OummaTV. Cela donne une entrevue de 15 minutes intéressante et poignante. Sociologue, éditorialiste au quotidien arabe Al-Hayat, elle coordonne la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien. Elle est également la co-auteure d'Avril à Jenine (La Découverte, 2002).
Maillon faible et éternelle victime, le Liban est de nouveau entraîné dans la tourmente. Guerre civile dans les années 1970, occupation israélienne de 1982 à 2000, présence de l’armée syrienne jusqu’en 2006... ce pays n’a jamais été épargné.
"Nous exigeons de nos gouvernements plus de démocratie. Mais peut-être faudrait-il que les sociétés se démocratisent aussi. Les femmes, malgré les apparences de liberté ou d’égalité, sont soumises au Liban au diktat des hommes et des différents clergés, qu’ils soient musulmans ou chrétiens."
Au Liban, les affaires familiales sont jugées devant les tribunaux religieux : pas le choix, puisque des tribunaux civils ne sont pas prévus à cet effet.
À la différence du contexte occidental où l'individu est l'unité de base de l'État, c'est la famille qui forme la base des États arabes. Ainsi l'État s'intéresse avant tout à la protection de la famille en tant qu'entité plutôt qu'à celle de ses membres pris individuellement.