« Ce n'est pas seulement stupide, c'est dangereux! » Au bout du fil, à New York, la jeune auteure féministe Jessica Valenti est consternée. « C'est incroyable. »
On ne discute pourtant pas des campagnes pro-abstinence et pro-virginité avant le mariage des conservateurs américains, qu'elle pourfend dans son dernier livre, The Purity Myth. On ne parle pas non plus de l'apathie de la société devant les attaques misogynes graves et ultra-répandues des internautes sur les blogues et autres pages web, un autre sujet de prédilection de la fondatrice du très populaire site carrefour Feministing.com.
On parle du Canada, dont elle est tout juste de retour après avoir donné une conférence dans une université ontarienne. Le Canada, où elle a appris que le gouvernement conservateur ne voit pas comme essentielle l'inclusion de la contraception et de l'accès à l'avortement dans son prochain programme de promotion de la santé des femmes dans les pays du tiers-monde. « On dirait que ces gens-là ne pensent pas à la réalité des femmes dans leur vie quotidienne. » Un article de Marie-Claude Lortie de La Presse.
Malalaï Joya est une femme en colère. En colère contre la guerre que mène la coalition internationale en Afghanistan, son pays, en colère contre les bombes de l’OTAN qui tuent les civil-es dans les villages, en colère contre l’appel à la réconciliation avec les talibans et les seigneurs de guerre. « Faites cesser les massacres dans mon pays, faites retirer les troupes étrangères pour que s’arrête la talibanisation! », lance la jeune députée afghane aux opinions publiques occidentales.
La conférence de Londres, qui s’est tenue fin janvier, a officialisé une négociation avec les dirigeants de l’ancien régime taliban. Que peut-il se passer?
Réalisé en 2009 par iKNOW Politics, ce film d'environ une heure met en scène des femmes leaders du Canada, d'Irlande, de Norvège, du Pérou, de Jordanie, du Burundi, de Namibie, d'Afrique du Sud, de l'Ouganda et des Philippines. Chacune raconte son parcours politique et ses recettes de réussite. La version intégrale sous-titrée en français est accessible en ligne.
C'est en 2001 en Californie qu'avait lieu la première marche internationale des hommes contre le viol, les agressions sexuelles et la violence faite aux femmes. Intitulée Marcher un mille dans ses chaussures (Walk a Mile in Her Shoes), c'est en talons hauts qu'un nombre grandissant d'hommes y participent! Ils collectent ainsi des milliers de dollars afin d'offrir des logements sécuritaires et des centres de crises pour les femmes victimes de violence au Canada et aux États-Unis (pour le moment).
Cet automne, on pourra voir et appuyer des hommes en talons hauts (ou en pantoufles s'ils ont amassé au moins 1,000 $) au Nouveau-Brunswick, en Ontario (à London et à Toronto) et en Colombie-Britannique. Selon Frank Baird, l'instigateur de cette marche, les hommes souffrent quand les femmes qu’ils aiment sont violées. Ils sont aussi blessés quand ils essaient de bâtir des relations saines avec des femmes dans une atmosphère de peur et de méfiance.
Les leaders occidentaux réunis au sommet de l'OTAN pour discuter Afghanistan et Pakistan ont-ils pu entendre les cris déchirants de cette jeune fille flagellée par des intégristes pakistanais? Une mineure torturée, dans une scène que YouTube donnait à voir, alors qu'elle reçoit 34 coups de fouet pour avoir osé sortir de sa maison avec un homme qui n'était pas son mari. Cette scène se déroulait dans la vallée de Swat, au nord du Pakistan où, en février 2009, les autorités centrales ont abandonné tous leurs pouvoirs aux groupes islamistes locaux qu'ils combattaient jusqu'alors. Le résultat de cet armistice avec un pouvoir local taliban? La vallée de Swat n'est plus le théâtre d'actes terroristes et d'affrontements incessants entre armée et militants islamistes, alors que la violence ne cesse de croître ailleurs au Pakistan. Mais cette «paix» est une paix des cimetières, parce que les droits et libertés des femmes sont sacrifiés sur l'autel d'une accalmie «géopolitique».
Vanished Voices a réalisé cette vidéo, avec comme musique de fond Angel de Sarah McLachlan, à la mémoire des 26 femmes assassinées à Vancouver par Robert Pickton. Pickton a été trouvé coupable du meurtre de six d'entre elles, toutes des Amérindiennes. Il en a aussi assassiné au moins 20 autres, la police ayant trouvé sur sa ferme de l'ADN provenant de 26 femmes. Ces femmes, pour la plupart des Amérindiennes, travailleuses du sexe et consommatrices de drogues illégales, étaient triplement stigmatisées. Soulignons qu'elles étaient aussi des mères, des soeurs, des filles, des tantes et des amies.
Les chiffres sont stupéfiants : le tiers des enfants soldats sont des filles, environ 20 millions de filles ne vont pas à l'école dans les zones de guerre et 200 millions vivent dans des pays susceptibles de devenir le théâtre de conflits armés, en plein conflit ou qui viennent d'en sortir. Le 15 mai, Plan Canada publiait Parce que je suis une fille à l'ombre de la guerre (en anglais), un rapport qui s'inscrit dans le cadre d'une initiative sur la discrimination dont sont victimes les filles ainsi que leurs droits dans le monde. Cette année, le rapport porte sur la situation des filles dans les zones de guerre et autres formes de conflits.
La Coalition spéciale pour l'égalité des femmes et les droits de la personne présente un court film d'animation sur des dossiers importants pour les femmes du Canada, tels que ceux des coupures aux garderies, de l'équité salariale, des compressions à Condition féminine Canada et de l'annulation du Programme de contestation judiciaire par le "nouveau" gouvernement conservateur de M. Harper, un gouvernement pourtant minoritaire.
Du 13 au 18 août 2006 se tient à Toronto le 16e Congrès international sur le sida. Le sida aujourd'hui, c'est 38,6 millions de personnes porteuses du virus, dont les deux tiers se trouvent en Afrique. Depuis la découverte de l'épidémie en 1981, le virus a touché 65 millions de personnes et 25 millions en sont mortes. On s'habitue à tout, même à l'horreur. Pourtant, derrière ces chiffres se trouvent des hommes, des femmes et des enfants, de plus en plus d'orphelin-es, des villages, des communautés entières et des modes de vie bouleversés. Et que dire de l'économie des localités et pays les plus touchés? La pandémie du sida est devenue une véritable urgence planétaire.