Les chiffres sont stupéfiants : le tiers des enfants soldats sont des filles, environ 20 millions de filles ne vont pas à l'école dans les zones de guerre et 200 millions vivent dans des pays susceptibles de devenir le théâtre de conflits armés, en plein conflit ou qui viennent d'en sortir. Le 15 mai, Plan Canada publiait Parce que je suis une fille à l'ombre de la guerre (en anglais), un rapport qui s'inscrit dans le cadre d'une initiative sur la discrimination dont sont victimes les filles ainsi que leurs droits dans le monde. Cette année, le rapport porte sur la situation des filles dans les zones de guerre et autres formes de conflits.
Le 7 avril 2007, Doa Khalil Aswad était lapidée à mort par des centaines d'hommes, dont son oncle et ses proches parents. Ce meurtre était un prétendu "crime d'honneur". Doa, étudiante en art, était accusée d'être amoureuse d'un jeune commerçant. Ce meurtre scandalisa le monde entier, puisque les assassins ont filmé la scène de violence avec leurs téléphones portables puis ont publié des vidéos du meurtres sur Internet. Le monde entier a ainsi pu voir à la fois l'horreur du meurtre et la collaboration des forces de sécurité. Le 7 avril 2008, la Campagne internationale contre les crimes d'honneur appelle à se souvenir de Doa et de toutes les victimes de meurtres commis "au nom de l'honneur familial".
Au Népal, des milliers de mariages d’enfants sont célébrés chaque année. Dès sa naissance, les filles sont considérées comme appartenant déjà à la famille de leur futur époux, ce qui remet fortement en cause leur santé, leur scolarisation et leur autonomie. En principe, l'école est obligatoire pour tous les enfants entre la 6e et la 11e année. En 1990, un tiers des enfants âgés entre 12 et 17 ans étaient scolarisés; en 1995, le taux d’alphabétisation était de 61%, mais trois Népalais-es sur quatre, âgés de plus de 15 ans, ne savaient ni lire ni écrire, et les femmes représentaient plus des deux tiers des analphabètes. Pour en savoir plus sur le Népal.
Personne ne connaît exactement le nombre de jeunes filles britanniques forcées à se marier. Toutefois, selon un récent document publié par le ministère de l’Intérieur, en 2006 à Bradford, dans le nord-ouest de l'Angleterre, 250 filles âgées de 13 à 16 ans ont quitté l’école et ne sont jamais revenues d’une visite familiale à l’étranger. La mairie de Bradford conteste les chiffres avancés par le ministère mais reconnaît qu’en 2007, elles étaient 205 à avoir été rayées des registres scolaires. Bien sûr, rien n’indique qu'elles ont été mariées de force dans leur pays d’origine, mais des données recueillies par un service commun aux ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur chargé de rapatrier et de donner un refuge aux victimes des mariages forcés concordent. Cette unité de lutte contre les mariages forcés estime répondre à 5,000 appels par an. Lire la suite.
En 2008, 12,000 ouvrières marocaines iront travailler de 3 à 6 mois dans des exploitations agricoles espagnoles, une avancée dans la lutte contre le chômage selon l'Agence de promotion de l'emploi (ANAPEC) qui les recrute avec le soutien de l'AENEAS, une "assistance technique et financière en faveur de pays tiers dans le domaine des migrations et de l'asile" créée en 2004 par l'Union européenne. Cette opération de recrutement répond aux besoins de l'agriculture espagnole qui manque de main-d'oeuvre bon marché, abondante au Maroc. Afin de maximiser le taux de retour au Maroc à la fin des récoltes, l'ANAPEC recrute des femmes mariées, âgées de 18 à 40 ans et mères d'enfants âgés de moins de 14 ans. Ces travailleuses doivent aussi habiter à la campagne, être pauvres et en bonne santé. Un article de l'ORÉGAND.
Dans les années 1980 et 1990, Katoucha Niane a été l'un des mannequins les plus célèbres du monde. Dans le livre intitulé Dans ma chair, elle raconte son secret le plus intime dont le souvenir la poursuit encore aujourd'hui, "avec cette douleur atroce qui ne me sortira jamais de la tête". Le jour où, à 9 ans, sa mère l'a emmenée se faire exciser.
Chaque jour, de jeunes Afghanes, prisonnières de leur famille et souvent mariées de force, choisissent d'en finir en s'immolant par le feu. Beaucoup d'entre elles survivent dans d'atroces souffrances. Marie-José Brunel les soigne à l'hôpital d'Herat. Infirmière à la polyclinique d'Aix-en-Provence, elle passe plusieurs mois par an en Afghanistan en tant qu'infirmière bénévole pour HumaniTerra. Un parcours qu'elle raconte dans S'immoler à 20 ans, rédigé par Dorothée Ollieric et publié aux éditions Grasset, afin d'aider ces jeunes filles qui choisissent le pire des suicides. Le produit des ventes du livre est versé à Humaniterra.
Une nouvelle étude du BIT montre que non seulement des enfants sont toujours contraints de travailler dans des mines mais aussi que la plupart sont des filles. Il s’agit d’une des pires formes de travail des enfants : les jeunes filles risquent en permanence de se blesser en portant de lourdes charges de pierre ou d’être contaminées par le mercure, dangereux pour le système nerveux. Sans aucune chance d’aller à l’école, elles sont prises au piège d’une vie de misère.
Tourné au Kenya et en Ouganda, ce documentaire de 9 minutes illustre les effets de la politique globale de l’administration Bush en matière de VIH/SIDA, favorisant l’abstinence comme seule méthode de prévention du VIH. Abstaining from Reality (Refus de la réalité) révèle les dangers que posent ces programmes à saveur idéologique pour les vies des gens qu’ils sont censés protéger. Cette politique est déconnectée de la réalité que vivent les femmes et les jeunes, que l’épidémie affecte en nombre disproportionné. Le documentaire recommande une approche équilibrée et diversifiée dans la lutte au VIH qui donnerait aux gens accès à des informations fiables et aux services dont ils ont besoin. Lire la suite.
ENDA Tiers-Monde invite les jeunes de 15 à 25 ans à participer à la liste de discussion MGF-TIC (contribution des TIC à l'abandon des mutilations fénitales féminines (MGF) en Afrique francophone : rôle citoyen des jeunes), dans le cadre d'un projet de recherche mis en oeuvre avec le soutien du Centre de recherches sur le développement international.