"We are here, we are there, we are every where!", c’est debout en criant ces paroles que commence le premier panel du Forum XXX, qu'ouvre une belle et fière Émilie Laliberté, membre de l'équipe terrain de Stella. "Avec ma langue de feu, j’ai fait plusieurs heureux!" C’est chez Stella que j’ai appris à être fière de moi. Être reconnue par mes pairs m’a redonnée ma fierté et ma force. Oui, je suis une pute et je serai toujours fière d’en avoir été une! "Nous travaillons avec notre corps, nous sommes les amantes de la planète qui ont fait le vœu de résister et de prendre du pouvoir sur nos vies!" Nous sommes des professionnelles dans notre domaine. Chez Stella, on reconnaît la valeur des expertises diverses que nous avons acquises dans le travail du sexe. Nous sommes les mieux placées pour nous comprendre les un-es les autres et pour nous entraider.
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Plusieurs des participantes du Forum XXX se sont exprimées dans les médias cette semaine. Au Québec, les travailleuses du sexe étaient visibles pour ainsi partout. Le forum a même eu droit à un article dans le Courrier international du 18 mai. À noter cependant que, contrairement à ce que dit le Courrier, le Forum XXX n'est pas le premier événement de ce genre; c'est en 1985 qu'avait lieu le premier congrès international de travailleuses du sexe.
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Lorsque je suis entrée dans la conférence publique, j’ai vu ces merveilleuses Panthères roses qui nous avaient préparé une lettre d’amour. Chacun-e était invitée à apposer une patate pleine de peinture rose sur une grande affiche où il était écrit "On veut des putains de droits!". Merci aux Panthères, elles sont formidables.
Lire la suite "On veut des putains de droits!" »
Dans la salle Marie-Gérin Lajoie presque pleine (il y a 638 personnes dans une salle de 750 places), je reconnais des consoeurs du mouvement des femmes. Pas beaucoup, n'empêche que ça me fait plaisir de vous voir. Après le lancement extra qui précédait la conférence publique, de l'ambiance, il y en a. Les filles sont belles, les hommes et les autres genres aussi. Ça pétille dans les regards et les sourires. Il y a de tout et ça vient d'un peu partout dans le monde. La chance que j'ai d'être ici, la chance que j'ai de ne pas avoir hésité à me laisser déranger par les Stelliennes il y a 5 ans, si vous saviez! Rangez vos préjugés pour quelques jours. Vous les reprendrez après si le coeur vous en dit. Écoutez. Écoutez-nous comme vous aimeriez être écoutées vous-mêmes. Écoutez pour voir.
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Il faut aller chercher les Indiennes à l’hôtel et les amener à la conférence de presse. Elles sont venues au pays avec leur riz et leur concombre, elles ont le sens de la nourriture, pas question d’en manquer. Elles sont si belles! Elles ont aussi un sacré caractère. Il est clair qu'elles ne s’en laissent pas imposer. Après la conférence, j’offre à Roxane, une grande amie des Indiennes, de les raccompagner à l’hôtel. Roxane me répond : non, c’est bon merci. On va aller manger au resto… de la bouffe indienne!
Lire la suite "Voilà, c’est parti!" »
La conférence Paver la voie de Tunis - SMSI II : points de vue de la société civile canadienne sur le Plan d'action de Genève et résultats possibles de la Phase II s'est déroulée du 13 au 15 mai 2005 à Winnipeg, Manitoba. Quelques 200 représentant-es de la société civile, du milieu universitaire et du secteur privé provenant de l'ensemble des provinces et territoires du Canada se sont réunis pour discuter des questions relatives à l'édification de la société de l'information au Canada. Cette réunion avait lieu dans le cadre d'une conférence organisée par la Commission canadienne pour l'UNESCO (CCU) en préparation de la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI).
Lire la suite "Petit compte-rendu de la conférence de l'UNESCO sur la société de l'information" »
Un dimanche après-midi d'un mois de mai frisquet sur une terrasse du centre-ville de Winnipeg, au Manitoba, même après une stimulante conférence sur le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), c'est désertique pour une Montréalaise vivant à deux pas du pont le plus achalandé au Canada. Je suis dans un immense village avec quelques buildings et hôtels pleins à craquer semble-t-il et un aéroport qui roule tout autant sinon plus. Deux femmes autochtones poussent un landeau, des noir-es et des jeunes passent en patins à roues alignées, en skateboard, en couple ou non. Certain-es quémandent des cigarettes, particulièrement hors de prix au Manitoba (11.35$). Des voitures et encore une et une autre encore défilent sans fin. Winnipeg est une ville plate d'autant plus étalée que chacun-e semble vivre dans une petite maison, rarement aussi bien entretenue qu'ils le souhaiteraient sans doute, du moins dans les secteurs que j'ai traversés. Ici, il vaut mieux posséder une voiture, comme à Jonquière d'où je suis originaire. Winnipeg me rappelle Jonquière, que j'ai quittée dès que j'ai pu, à 19 ans, certaine de ne plus jamais y vivre. Elle me rappelle aussi les banlieues dans lesquelles je ne séjourne jamais plus de deux jours parce qu'il y a trop de jolies cours vides avec patios et piscines.
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Quand quelque chose est du domaine public, comme c'est le cas de l'environnement par exemple, personne n'en est responsable et rien ne la protège vraiment. Au contraire, quand elle est la propriété exclusive de quelqu'un-e, personne d'autre ne peut l'utiliser ni la développer tant et aussi longtemps qu'elle ne retourne pas dans le domaine public, ce qui peut prendre 90 ans aux États-Unis où la propriété intellectuelle a pris énormément d'expansion. En fait, la propriété exclusive de savoirs limite considérablement la créativité et l'innovation. Selon Jean-Claude Guédon, professeur en littérature comparée à l'Université de Montréal, il faut nécessairement repenser l'accès au savoir en d'autres termes que d'accorder à quelqu'un-e tous les droits sur celui-ci ou aucun. Le mouvement des logiciels libres et des codes sources ouverts (Open Source) fournit des solutions.
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