On n’échappe pas au Congo belge quand on est en Belgique, même quand on n’est pas, comme je le suis, née dans l’ancienne colonie. Le Congo est là. Dans la présence d’une large communauté issue d’Afrique centrale; dans des boutiques et musées spécialisées; dans la culture. Ainsi, en cet été 2006, l’on peut assister à la projection de Congo River de Thierry Michel, à l'Actors' Studio, un cinéma de répertoire de Bruxelles.
Won't need no shadow man
Runnin' the government
Won't need no stinkin' WAR
Won't need no haircut
Won't need no shoe shine
After the garden is gone
What will people do?
J'avais 17 ans et j'aimais ce que créait Neil Young et plein d'autres choses aussi. 33 ans plus tard, il m'embarque autant qu'avant avec Living With War, les autres choses, pas forcément. Peut-être bien qu'il me rejoindra jusqu'à la fin celui-là. J'aimerais pouvoir en dire autant de mes consoeurs féministes.
De A à Zed : Zaïa J. Ayoub lit partout des questions sur ce qui pousse les auteur-es de blogues à bloguer. Comme si monsieur ou madame tout le monde n'avaient pas le droit de parler alors que les "illustres" personnages de notre monde, en politique, en médias, en arts, etc., peuvent nous innonder de leurs conneries. Comme si le monde oridnaire n'avait pas quelque chose à dire et à montrer...
Vue de l'intérieur, la naissance du premier parti politique féministe est pleine d'espoirs qui se concrétisent enfin. Québec solidaire afin de poursuivre la travail du mouvement D'abord solidaires; Québec solidaire pour montrer que le Québec se distingue une fois de plus dans cette Amérique du Nord néolibérale en s'affichant résolument progressiste.
«La recherche de l'égalité entre les hommes et les femmes inspire notre démarche politique tout comme notre fonctionnement interne.» Finis les rêves qui ne se réalisent jamais, l'égalité s'applique depuis hier dans chaque instance du nouveau parti.
Il était une fois une immigrante qui venait de poser ses valises au Québec. Elle découvrait son nouveau pays avec les yeux de l’espérance d’un monde plus solidaire et respecteux des droits des femmes forcément possible ici. Et puis, cerise sur le gâteau, l’idée que les façons de faire de la politique y sont plus accessibles à la commune des mortelles. Encore une avancée potentielle pour les droits des femmes?
Lors de la plénière finale du Forum XXX, on soulignait que la stigmatisation est l'un des plus importants thèmes qui soit ressorti des discussions qui ont eu lieu tout au long du forum. Toutes les personnes travailleuses du sexe la vivent, ce qui en fait un problème social. Les étiquettes qui sont attribuées d'emblée aux travailleuses et travailleurs du sexe, dont celle de criminel-le, produisent leur victimisation. Tant la police que les féministes abolitionnistes, les médias et le grand public produisent cette stigmatisation. Les travailleuses du sexe en génèrent aussi elles-mêmes via certaines divisions internes (au sujet des travailleuses du sexe séropositives par exemple, ou encore entre danseuses nues et travailleuses du sexe de rue et aussi entre professionnelles originaires du pays où elles oeuvrent et travailleuses migrantes illégales). Lire la suite.
Un dimanche après-midi d'un mois de mai frisquet sur une terrasse du centre-ville de Winnipeg, au Manitoba, même après une stimulante conférence sur le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), c'est désertique pour une Montréalaise vivant à deux pas du pont le plus achalandé au Canada. Je suis dans un immense village avec quelques buildings et hôtels pleins à craquer semble-t-il et un aéroport qui roule tout autant sinon plus. Deux femmes autochtones poussent un landeau, des noir-es et des jeunes passent en patins à roues alignées, en skateboard, en couple ou non. Certain-es quémandent des cigarettes, particulièrement hors de prix au Manitoba (11.35$). Des voitures et encore une et une autre encore défilent sans fin. Winnipeg est une ville plate d'autant plus étalée que chacun-e semble vivre dans une petite maison, rarement aussi bien entretenue qu'ils le souhaiteraient sans doute, du moins dans les secteurs que j'ai traversés. Ici, il vaut mieux posséder une voiture, comme à Jonquière d'où je suis originaire. Winnipeg me rappelle Jonquière, que j'ai quittée dès que j'ai pu, à 19 ans, certaine de ne plus jamais y vivre. Elle me rappelle aussi les banlieues dans lesquelles je ne séjourne jamais plus de deux jours parce qu'il y a trop de jolies cours vides avec patios et piscines. Lire la suite.
par Claire Thiboutot, directrice de Stella
Voici enfin le mois de mai! La période des crottes de chiens qui dégèlent est passée, c’est enfin vraiment le printemps! Les oiseaux gazouillent, les femmes ont sorti leurs jambes, les hommes, leurs épaules! Yé! Mais mai, c’est aussi le début du festival des contraventions, des quadrilatères, des accusations criminelles pour "sollicitation". La moralité pose à nouveau en client dans ses voitures banalisés. La police nous sollicite, n’attend rien d’autre que le petit faux pas qu’il faut pour nous passer les menottes.
Travailleuses du sexe, ouvrières de l’érotisme, Mesdames et Webmistress du monde unies!
Nous sommes sorties de l’ombre des ruelles, des bars enfumés, des chambres d’hôtel et autres lieux feutrés. Pour que notre diversité soit visible, se faire connaître des autres travailleuses du sexe et démystifier notre travail aux yeux du public en général, on a occupé les trottoirs du Red light, la rue, les journaux, les studios de télé! On a pris la parole collectivement pour se nommer et exiger la reconnaissance de notre travail! On a publié notre propre magazine ConStellation et mis en ligne un site Web. On a dévoilé nos talents créatifs et artistiques!