Vanished Voices a réalisé cette vidéo, avec comme musique de fond Angel de Sarah McLachlan, à la mémoire des 26 femmes assassinées à Vancouver par Robert Pickton. Pickton a été trouvé coupable du meurtre de six d'entre elles, toutes des Amérindiennes. Il en a aussi assassiné au moins 20 autres, la police ayant trouvé sur sa ferme de l'ADN provenant de 26 femmes. Ces femmes, pour la plupart des Amérindiennes, travailleuses du sexe et consommatrices de drogues illégales, étaient triplement stigmatisées. Soulignons qu'elles étaient aussi des mères, des soeurs, des filles, des tantes et des amies.
Le conseil d’administration de Stella, groupe communautaire qui a pour mission de favoriser la santé, la sécurité et la dignité des travailleuses du sexe, femmes, travesties et transsexuelles, déplore le ton, la teneur et la «couleur» de certains articles de la série «Prostitution» parus dans La Presse, les 3, 4 et 5 octobre 2008. Et, notamment, l’article de Katia Gagnon dans «Une nuit de prostitution-réalité» (4 octobre, pages A-2 et A-3).
Depuis six mois, elles endurent les pires sévices sexuels et physiques des mains d’une police zélée dans l’application de la nouvelle loi anti-trafic, mais maintenant les travailleuses du sexe cambodgiennes se défendent. Plus de 500 travailleuses du sexe se sont rassemblées le 4 juin pour protester contre l’escalade de violents raids policiers dans les bordels et la criminalisation du travail du sexe par le nouveau "modèle" de législation anti-trafic soutenu par les États-Unis.
Le 12 septembre 2007, Nathalie Bordes-Prevost était convoquée par la police après que le préfet de Dordogne, où elle habite, ait décidé de faire dissoudre son association. Le prétexte invoqué est que l'ADEP, l'association pour le droit d'exercer la prostitution qu'elle a créée en juin, cacherait des délits de racolage et de proxénétisme et constituerait une atteinte aux "bonnes moeurs". Cette nouvelle affaire s'inscrit dans la campagne de répression qui s'est accrue depuis l'élection du président Sarkozy.
Le travail du sexe fait l’objet de nombreux préjugés et stéréotypes regroupés dans le stigmate de la putain. Cette stigmatisation influence fortement les conditions de vie, de travail et de santé des femmes oeuvrant dans cette industrie. Une situation qui favorise l’isolement et l’exclusion sociale de ces femmes et qui porte atteinte à leur dignité. Cette brochure s’adresse aux professionnel-les des services sociaux et de santé, aux policiers et intervenant-es communautaires, ou encore aux personnes provenant des domaines des médias, de la justice ou du gouvernement. Elle vise à faire la lumière sur un certain nombre d’idées préconçues concernant le travail du sexe et à proposer quelques pistes afin d’améliorer les services et d’offrir à ces femmes des accompagnements respectueux et empathiques. Sans prétendre être exhaustif, ce texte espère sensibiliser et faire reculer d’un pas l’ignorance.
Alors qu'au plus haut niveau de l'État on s'agite pour organiser la disparition des "indésirables" en convoquant les préfets indisciplinés, le menu fretin n'entend pas rester les bras croisés. Un officier de police judiciaire de la Police aux frontières a invité, la semaine dernière, la directrice de l'association Cabiria à venir le rencontrer afin "d'aborder certains dossiers". Celle-ci s'est vu proposer, en toute simplicité, de dénoncer les personnes sans papiers connues par l'association et d'aider la police à leur mettre la main dessus.
Voici notre réponse à la série d'articles sur les danseuses érotiques publiés dans La Presse des 18 et 19 juillet 2007. Le portrait que vous dépeignez de la prostitution dans les bars de danseuses et du nombre faramineux de danseuses mineures qui s'y trouveraient est exagéré et n'est pas représentatif de la réalité. Lire la suite.
À Paris le 17 mars 2007, plusieurs centaines de prostitué-es battaient le pavé lors de la seconde édition de la Pute Pride afin de dénoncer l’oppression qu'elles subissent quotidiennement depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité intérieure qui pénalise le racolage passif. Elles s'opposent aussi au projet du Parti socialiste de pénaliser leurs clients comme cela se fait en Suède. Tant la droite prohibitionniste que la gauche abolitionniste souhaitent les supprimer. Les conséquences de ces politiques sont toujours de les clandestiniser en laissant la porte ouverte aux réseaux mafieux et aux proxénètes.
Le 25 novembre 2006, à l’occasion de la Journée mondiale contre les violences faites aux femmes, nous entendons faire valoir nos droits au respect, à la dignité et au libre exercice de notre métier. On entend régulièrement parler de prostitution mais beaucoup plus rarement les prostitué-es. Parmi les différents discours, celui qu’on entend le plus est celui des adversaires de la prostitution qui prétendent connaître les réalités du métier mieux que les intéressé-es. La victimisation et la culpabilisation sont leurs outils de propagande privilégiés : selon eux, toute prostituée serait une victime et tout homme qui vient la voir serait responsable de ses souffrances! Incapables d’entendre d’autres points de vue que le leur, ils estiment que leur conception de la sexualité est la seule valide et veulent l’imposer. Le seul résultat de cette stratégie est l’aggravation de la stigmatisation de touTEs celles et ceux qui ont choisi de vendre des services sexuels.
J’aimerais apporter quelques éléments de réponse à l’opinion émise par Madame Ana Popovic du Centre des femmes de Laval le 13 novembre dernier intitulée "L’UQAM est-elle complice de l’industrie du sexe?" diffusée sur la liste Net-femmes.
Ana Popovic s’inquiète que la formation organisée conjointement par l’organisme Stella, Maria Nengeh Mensah, professeure à l’École de travail social de l’UQAM et le Service aux collectivités "risque d’amener les intervenantEs du système de santé et de services sociaux à inciter les femmes à rester dans la prostitution, voire à inciter les femmes à se prostituer pour pallier à la pauvreté". Devant une affirmation aussi grossière et sans fondement, j’aimerais apporter quelques informations et spécifier le rôle du Service aux collectivités de l’UQAM dans ce projet.
Voici ma réponse au texte que le Centre des femmes de Laval fait circuler pour s'insurger contre la formation offerte par Stella le 17 novembre en partenariat avec Maria Nengeh Mensah et le Service aux collectivités de l'UQAM. Tous les groupes de femmes offrent des formations et organisent divers événements, mais Stella n'aurait pas le droit d'en faire autant semble-t-il. Quant à leurs partenaires, ils se rendraient forcément complices de l'industrie du sexe. Pourquoi ne pas aussi accuser d'une telle complicité le Réseau juridique canadien VIH/sida et Human Rights Watch qui décernaient récemment un prix visant à souligner la contribution exceptionnelle de Stella à la réduction de la vulnérabilité au VIH/sida et à la protection des droits et de la dignité des personnes avec lesquelles elles travaillent?
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