Dans une intervention aussi brutale qu’injustifiée, la police de Montréal a attaqué la manifestation anticapitaliste du 1er mai. Organisée à l’initiative d’une vingtaine de collectifs et de groupes sociaux, communautaires et politiques, elle a rassemblé environ 800 personnes dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve qui est l'un des quartiers les plus pauvres au Canada, où l’exploitation est vécue le plus durement.
Deux électrochocs sur trois sont administrés à des femmes, et ce sont celles qui sont âgées de plus de 60 ans qui en reçoivent le plus! Cette technique violente et humiliante n'apporte aucun bienfait qui ne puisse être obtenu par d'autres moyens. Alors qu'elle a des répercussions graves sur la santé physique et mentale des personnes qui la subissent et qu'il faudrait plutôt l'abolir, elle en recrudescence au Québec (et ailleurs).
Arrêtons la violence à l’égard des femmes, des mères et des grands-mères! À l'occasion de la fête des mères, le comité Pare-chocs, en collaboration avec Action Autonomie, organise un rassemblement à la Place Émilie-Gamelin (métro Berri-UQAM, à Montréal), samedi le 10 mai 2008 à 11h. Il y aura des témoignages et de l'animation. Le comité Pare-chocs sollicite également l'appui des groupes à la campagne pour l'abolition des électrochocs.
Le gouvernement du Québec a entrepris une campagne conçue pour sensibiliser la population à la problématique des agressions à caractère sexuel. En 2005, selon les données du ministère de la Sécurité publique, en moyenne, 16 agressions sexuelles ont été déclarées chaque jour à la police, mais on estime qu'à peine le cinquième font l'objet d'une plainte. Cette campagne vise à briser ce silence. Parmi les moyens mis en oeuvre, mentionnons la diffusion de messages, notamment par l'entremise de Vrak.TV, de Musique Plus et de Zoom Média. Pour plus d'information, consultez www.BrisonsLeSilence.com.
Le 14 février 2008, un homme reconnu coupable de voies de fait graves envers son ex compagne et le fils de celle-ci a finalement été pardonné sans condition par la Cour du Québec parce qu'elle ne lui aurait pas dévoilé sa séropositivité selon lui, alors qu'elle l'en a informé lors de leur deuxième relation sexuelle. Leur première relation sexuelle était protégée comme toutes celles qui ont suivi pendant quatre ans. C'est ainsi que ce monsieur est toujours séronégatif. Mais c'est elle qui risque d'être emprisonnée pour agression sexuelle et voies de fait graves. Que les hommes violents se le tiennent pour dit : trouvez-vous une compagne séropositive. Vous pourrez la violenter comme ça vous chante de même que ses enfants. C'est carrément à hurler! Notez que ce monsieur a eu droit à l'aide juridique pendant qu'elle doit assumer les coûts de sa défense. Aujourd'hui, elle fait faillite. Ce qui suit est une demande de soutien, appuyée entre autres par la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida, afin qu'elle puisse se défendre contre ces accusations. Pour elle, son fils et aussi pour toutes celles qui sont séropositives ou qui le seront un jour.
À Londres, le mouvement pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe traverse une période difficile. En effet, le parlement est en train de passer une loi qui criminalise les clients comme en Suède. Un certain nombre de groupes féministes et de femmes parlementaires soutiennent cette loi. Le 8 mars, l'International Union of Sex Workers participera à la Million Women Rise March. D'ici là, l'Union demande l'appui d'organismes et de militantes du monde entier au texte qui suit.
Nous constatons un silence total du gouvernement canadien concernant le blocus imposé contre la population de Gaza. Un tel blocus est un châtiment collectif contraire au droit humanitaire. Il s’agit d’une politique gouvernementale, imposée par la force, violant massivement des droits humains fondamentaux. Qu’Israël permette désormais l’aide humanitaire ne peut justifier un tel crime contre l’humanité. Nous demandons que le gouvernement du Canada ait le courage de déclarer qu’un blocus imposé contre une population civile, même en permettant une aide humanitaire, est incompatible avec les valeurs du Canada et le droit international. Lire la suite.
Comment expliquer autrement le fait que la Cour du Québec puisse accorder une absolution inconditionnelle à un homme déclaré coupable de violence conjugale, sous prétexte que sa conjointe est séropositive? Comment expliquer autrement le fait que les juges et procureurs, en criminalisant des rapports sexuels protégés, ne se conforment pas aux normes d’ONUSIDA et aux Lignes directrices internationales sur le VIH/sida et les droits humains (version consolidée, 2006)?
Ce documentaire a été réalisé par Mark Achbar et Peter Wintonick (ONF 1992; 167 minutes). Le montage est composé d'entrevues, de documents d'archives et d'interventions télévisées. Pour en savoir plus. Ce documentaire a fait l'objet d'un livre d'accompagnement, édité séparément en 1994 par Mark Achbar. Il a remporté 15 récompenses internationales, a été projeté dans plus de 300 villes et diffusé à la télévision dans 15 pays. Au box-office canadien, c'est le documentaire qui aurait eu le succès le plus important de l'histoire.
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