Pourquoi paraissons-nous crouler sous l’abondance alors que 854 millions de personnes étaient gravement sous-alimentées en 2007 et combien de millions de plus avec la crise alimentaire actuelle? Comment, alors que la planète est capable de nourrir 12 milliards de personnes, soit le double de la population actuelle, la famine et la misère rurale persistent-ils dans le monde? Pour répondre à ces questions, le journaliste et cinéaste autrichien Erwin Wagenhofer se livre à une formidable enquête dont les résultats font froid dans le dos.
Depuis plusieurs jours, des manifestations prennent forme dans de nombreux pays du Sud. Les raisons de ce mécontentement sont partout semblables : les prix de la nourriture de base ont augmenté de manière aussi brutale qu’importante et les populations, déjà paupérisées par la mondialisation, se retrouvent dans l’incapacité d’assumer cette charge supplémentaire. Les peuples ont faim! Les causes de cette flambée sont multiples, mais elles sont globalement issues des jeux économiques. D’une part, une spéculation de repli sur les denrées alimentaires suite à la crise des subprimes, d’autre part la production d’agrocarburants et le réchauffement climatique. Pourtant, certains journalistes pointent dans leurs articles les autorités locales africaines comme responsables des choix catastrophiques en matière de politiques alimentaires, semblant ignorer que les politiques agricoles des pays du Sud sont soumises aux conditions de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international ou aux Accords de partenariat économique. Lire la suite.
Dans cette courte entrevue réalisée le 7 juin 2007, Vandana Shiva explique pourquoi il faut rendre à l'Afrique ce qui lui revient et reconnaître son savoir en agriculture plutôt que de laisser le non démocratique G8 lui imposer de fausses solutions.
Alors que la Ville de Montréal tient une consultation sur le thème L'itinérance, des visages multiples et des responsabilités partagées, elle ne répond pas à son propre appel. Comment parler de responsabilité partagée et de projet structurant pour répondre aux besoins de logements dans un contexte de spéculation amené par de grands projets tels que Radio-Canada, la Gare-hôtel Viger ou le Quartier des spectacles sans que la Ville intervienne à ce sujet? Sa stratégie d'inclusion fait uniquement appel à des mesures incitatives. Combien de fois avons-nous demandé d'inclure dans la Charte de la Ville l'obligation de l'inclusion, comme l'a fait la Ville de Vancouver qui a adopté un zonage d'inclusion qui rend l'autorisation des grands projets de développement conditionnelle à une contribution pour la réalisation de logements sociaux et communautaires?
Lorsque le groupe de travail pose le principe de l’utilisateur-payeur et qu’il recommande de mettre de côté les considérations politiques pour arriver à des tarifications justes et équitables, il nie la mission même d’un État démocratique : créer un environnement permettant la réalisation des droits humains. La Déclaration universelle des droits de la personne fait une obligation aux États d’assurer cet environnement. Les services de santé, l’éducation, les routes, les transports en commun, la distribution de l’eau, entre autres, ne sont pas des marchandises, mais des biens collectifs dont la privation constitue un déni de citoyenneté.
Connaissez-vous l’allocation-logement? Probablement pas. En effet, en 2006, ce programme québécois ne rejoignait que 128,903 ménages, qui recevaient en moyenne 56$ par mois. C’est peu. Selon les données du recensement de 2001, plus de 350,000 ménages n’ont pas accès à un logement abordable et consacrent plus de 30% de leur revenu brut au paiement du loyer. Mais l’allocation-logement est loin d’être un cas isolé. Très souvent, les droits sociaux demeurent virtuels, ce qui est rarement fortuit. Un article d'Alain Noël publié par Options politiques en février 2008.
Dans ce film de 12 minutes auquel Lorraine Guay donne le ton, Santiago Bertolino met en perspective le combat que mènent actuellement certains syndicats, groupes communautaires et citoyens contre la privatisation du système santé au Québec. Lisez aussi l'article qu'il a écrit pour accompagner son film.
Le 26 mars 2008, le Regroupement des cuisines collectives du Québec (RCCQ) et les 1,400 groupes de cuisine collective du Québec célèbrent la Journée nationale des cuisines collectives en invitant la population à venir écouter les témoignages des personnes qui y sont directement impliquées. C'est sous le thème "Paroles des cuisines collectives" que le RCCQ et ses membres rendront hommage aux 37,000 Québécois-es qui récoltent régulièrement les bienfaits des cuisines collectives. Elles et ils prendront la parole pour vous dire que les cuisines collectives répondent à différents besoins - apprendre à cuisiner, sauver du temps, avoir des repas préparés à l'avance et une meilleure alimentation - et que cuisiner en groupe est avantageux tant au niveau du partage, de l'acquisition de connaissances que des économies.
Bande annonce du documentaire de Marie-Monique Robin (1h48); coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, ONF (Canada), WDR (Allemagne).
En mars 2008, un documentaire de Marie-Monique Robin sur ce que Monsanto est en train de faire à la planète était lancé en France et en Allemagne. Dans ce documentaire à la fois passionnant, très documenté et courageux, cette journaliste d’investigation chevronnée fait voir les pratiques prédatrices de Monsanto. J'avais déjà entendu parler de cette multinationale, mais je n'avais pas trois ans devant moi pour faire des recherches aussi poussées afin de me faire une opinion articulée sur ce qui se passe à notre insu. Comme bien d'autres, je suis passée en partie à côté. Pas elle. Aujourd'hui, le réchauffement climatique me semble quasi dérisoire à côté, c'est dire.
Une enquête sur le désastre qu'a entraîné la culture du soja transgénique en Argentine, qui permet la culture des OGM depuis 1996, alors qu'elle cause des dégâts irréversibles. La situation est urgente, mais les "élites" ne l'ont toujours pas compris. Une autre preuve qu'on ne doit pas faire confiance à n'importe qui. Voici un résumé de ce reportage.
En atteignant les deux millions de dollars prêtés, l’Association communautaire d’emprunt de Montréal (ACEM) a franchi un nouveau cap pour le microcrédit au Canada! Selon Anne Kettenbeil, directrice de l’ACEM, le premier fonds de crédit communautaire au Canada, «de plus en plus les gens apprennent l’impact positif que l’accès au crédit peut avoir sur la vie des personnes à faible revenu. Il est certain que le crédit communautaire est arrivé à maturité dans ce pays».
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