En avril 2008, le gouvernement Harper gelait la distribution de 500 000 exemplaires d'un livre intitulé Savoir plus et risquer moins, édité par le Centre québécois de lutte aux dépendances (CQLD). Les conservateurs n'aiment pas le ton nuancé du livre, qui informe les jeunes sur les drogues illégales, donne les faits, énumère les risques. Ils n'apprécient pas non plus qu'on y évoque les sensations agréables des drogues, plutôt que de se contenter de parler des conséquences négatives de leur consommation. Un million $ va donc pourrir dans des boîtes.
L’Association de défense des droits pour l’inclusion des consommateurs du Québec (ADDICQ) a été créée par et pour les personnes qui consomment des drogues illégales. En se mobilisant et en se solidarisant, elles visent à prendre leur place dans la société et à défendre leurs droits individuels et collectifs afin d’améliorer leurs conditions de vie. L’ADDICQ dénonce la répression et la discrimination exercées par les systèmes policiers, juridiques et de santé québécois. Cette association, qui est une première au Québec, veut donner une voix aux consommateurs pour que cessent les préjugés et que ces personnes deviennent des citoyennes et des partenaires pour la santé publique.
Depuis le 31 mars 2007, Cactus réside dans de nouveaux locaux, angle Sainte-Catherine et Sanguinet, dans ce désert urbain qui a bien failli venir à bout de la résistance de cet organisme communautaire. C'était un déménagement en apparence tout simple : 400 mètres vers l'ouest. Tout y était : une subvention fédérale d'un million $, l'appui de la Direction de la santé publique, une volonté politique relativement forte. Et pourtant, ce déplacement de 400 mètres s'est transformé en véritable marathon. Lire la suite.
La nouvelle Stratégie nationale antidrogue : une manoeuvre politique qui met des vies en jeu
La nouvelle Stratégie nationale antidrogue est un recul énorme dans la réponse canadienne au VIH/sida, affirme le Réseau juridique canadien VIH/sida. Elle finance des programmes d’application de la loi, de prévention et de traitement, trois des "piliers" composant fréquemment les stratégies en matière de drogue. Mais le quatrième pilier, celui de la réduction des méfaits – qui inclut l’échange de seringues, les cliniques de traitement à la méthadone et les lieux sécuritaires pour l’injection – a été aboli.
"La députée néo-démocrate (Libby Davies) a aussi expliqué que des mesures d'urgence devaient être mises en place dans les quartiers chauds de Vancouver. Si cela était arrivé à d'autres groupes de femmes, cela serait devenu une urgence nationale, mais les politiciens ne font pas attention à ce genre de choses. La plupart des femmes disparues étaient en effet des travailleuses du sexe. D'autres étaient toxicomanes." (Source: REEL-Radio). Alors que pendant plusieurs années, la disparition de dizaines de travailleuses du sexe du quartier chaud de Vancouver n'a pas retenu l'attention de la police et des politicien-nes en dépit des pressions exercées par des familles de victimes, le procès Pickton, lui, attire 3.000 médias de l'extérieur du Canada, selon Influence Communication. Notre façon de traiter les travailleuses du sexe de rue, elle, n'est guère questionnée pendant ce temps-là.
Le problème des gangs de rue apparaît de plus en plus préoccupant. Bien que les dernières semaines aient été riches en opérations policières contre divers groupes criminels, autant contre la mafia que contre des gangs de rue, il me semble que nous devons nous questionner sur l'efficacité de notre stratégie de lutte antidrogue et antigang. Est-ce que l'attitude répressive que notre société a choisi d'adopter à l'égard du problème de la consommation de drogue, au lieu de permettre un contrôle social efficace de ce problème, ne conduit pas plutôt à l'émergence d'autres problèmes, comme la violence criminelle et la corruption? Lire la suite.
Nous tenons d'abord à souligner notre étonnement à la lecture de l'éditorial de Josée Boileau intitulé «Pas à vendre» et des deux textes parus en page Idées du Devoir du vendredi 15 décembre, portant sur le rapport du sous-comité canadien sur l'examen des lois sur le racolage du Comité parlementaire permanent de la justice et des droits de la personne. Le contenu de ce rapport, intitulé Le défi du changement - Étude des lois pénales en matière de prostitution au Canada et rendu public deux jours plus tôt, est appuyé par les représentants du Bloc québécois, du Nouveau Parti démocratique et du Parti libéral. Une dissidence : celle du représentant du Parti conservateur.
Professeure au département de psychologie de l'Université de Montréal, chercheuse principale au RISQ, administratrice d'Éduc'alcool, vice-présidente du conseil d'administration des Instituts de recherche en santé du Canada, l'ampleur des travaux que mène Louise Nadeau parle d'elle-même. Ceux-ci ont catalysé le renouvellement de la compréhension du phénomène de toxicomanie chez les femmes. Ils ont aussi contribué à l'émergence d'une perspective de l'abus d'alcool et de drogue axée sur la compréhension plutôt que sur le blâme. Nombre d'a priori sexistes, de doubles standards sous-tendaient la société nord-américaine des années 1970. Le perception et la compréhension des toxicomanies n'y échappaient pas. L'alcoolisme féminin s'inscrivait dans un rapport social défavorable aux femmes. Lire la suite.
Le gouvernement fédéral ne décidera pas tout de suite de l'avenir d'Insite, le seul site d'injection supervisée en Amérique du Nord. L'exemption à la Loi sur les stupéfiants et les médicaments contrôlés qui lui permet de fonctionner arrive à échéance le 12 septembre 2006. Le 1er septembre, le ministre fédéral de la Santé affirmait qu'il ne peut renouveler cette exemption parce que trop de questions demeureraient sans réponse. Il reporte la décision au 31 décembre 2007 et permet à Insite de fonctionner entre-temps. Il annonce que des recherches sur les effets d'un tel site sur la criminalité et le traitement des "toxicomanes" seront menées pendant cette période.
Le 16 août 2006, les groupes de travailleuses et travailleurs du sexe de partout au monde présents à Toronto dans le cadre du 16e Congrès international sur le sida manifestaient pour la reconnaissance de leurs droits humains et droits du travail afin de lutter contre le VIH. Mark Wainberg, co-organisateur du congrès, s'est joint aux travailleuses du sexe au cours de cette manifestation.
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