Pourquoi paraissons-nous crouler sous l’abondance alors que 854 millions de personnes étaient gravement sous-alimentées en 2007 et combien de millions de plus avec la crise alimentaire actuelle? Comment, alors que la planète est capable de nourrir 12 milliards de personnes, soit le double de la population actuelle, la famine et la misère rurale persistent-ils dans le monde? Pour répondre à ces questions, le journaliste et cinéaste autrichien Erwin Wagenhofer se livre à une formidable enquête dont les résultats font froid dans le dos.
Bande annonce du documentaire de Marie-Monique Robin (1h48); coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, ONF (Canada), WDR (Allemagne).
En mars 2008, un documentaire de Marie-Monique Robin sur ce que Monsanto est en train de faire à la planète était lancé en France et en Allemagne. Dans ce documentaire à la fois passionnant, très documenté et courageux, cette journaliste d’investigation chevronnée fait voir les pratiques prédatrices de Monsanto. J'avais déjà entendu parler de cette multinationale, mais je n'avais pas trois ans devant moi pour faire des recherches aussi poussées afin de me faire une opinion articulée sur ce qui se passe à notre insu. Comme bien d'autres, je suis passée en partie à côté. Pas elle. Aujourd'hui, le réchauffement climatique me semble quasi dérisoire à côté, c'est dire.
Une enquête sur le désastre qu'a entraîné la culture du soja transgénique en Argentine, qui permet la culture des OGM depuis 1996, alors qu'elle cause des dégâts irréversibles. La situation est urgente, mais les "élites" ne l'ont toujours pas compris. Une autre preuve qu'on ne doit pas faire confiance à n'importe qui. Voici un résumé de ce reportage.
On le sait, l’intégration des femmes immigrantes au marché du travail et dans la société québécoise en général se fait difficilement. Madame Aboumansour, directrice de l’entreprise d’insertion sociale Petites-Mains, dans le quartier Côte-de-Neiges à Montréal, accueille tous les six mois un nouveau groupe de femmes issues des quatre coins du monde. Elles y apprennent le français, se forment à des métiers et socialisent avec des femmes qui ont les mêmes défis à relever qu'elles. Elles sont accompagnées, conseillées et orientées durant leur séjour et chaque fois qu’elles en auront besoin dans l’avenir. Un point d’ancrage ici, au Québec, pour ces femmes d’ailleurs. Un reportage de 9 minutes réalisé en 2007 dans le cadre d'Exploraction, un voyage au cœur de l’avant-garde citoyenne au Québec.
Véritable ouvrage de référence, Porcheries! dénonce avec force et détails les impacts sanitaires, environnementaux, sociaux, politiques et économiques de la porciculture. En effet, en se lançant dans une production intensive du porc basée sur l’exportation, le Québec a pris un inquiétant virage agricole. Lire la suite.
Le 20 juin 2007, Équiterre publait une première étude pan-canadienne portant sur les facteurs menant à choisir des produits responsables dans le secteur de l'alimentation. Les résultats démontrent que la consommation d'aliments biologiques, équitables et produits localement est freinée par le flou entourant les appellations et l'identification de la provenance, l'accessibilité restreinte et la méconnaissance de ces produits. Lire la suite.
Le 2 mai 2007, Carmen Ducharme et Raymonde Plamondon de la Fédération des agricultrices du Québec (FAQ) présentaient un mémoire à la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ). Jean Pronovost, président de la commission, était étonné d'apprendre que les agricultrices ne sont propriétaires ou co-propriétaires que de 10% des 30,754 fermes du Québec. De plus, il y aurait au moins 10,000 agricultrices sans statut légal ni rémunération, un estimé jugé conservateur par la FAQ. Lire la suite.
Dans ce document de 25 pages, Judith Maxwell des Réseaux canadiens de recherche en politiques publiques recence les défis auxquels les collectivités locales sont confrontées. Elle vise à expliquer les enjeux en cause et à susciter un large débat sur le nécessaire renforcement des capacités des communautés. Leur aptitude à répondre à leurs propres défis repose, soutient-elle, sur la qualité du leadership et la capacité de collaboration des gens et des institutions. À une certaine époque, les gouvernements fédéral et provinciaux auraient contribué activement à résoudre un problème local. C’est devenu peu probable aujourd’hui. Les communautés doivent désormais faire preuve d’initiative – définir le problème, mobiliser les gens, et créer pour les gouvernements des occasions de prendre part à la solution.
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