Ce rapport est la culmination de la série d’événements et de discussions anti-racistes «Accommode donc ça!», qui avait pour objectif de remettre en question le climat de xénophobie entourant le supposé «débat» sur les accommodements raisonnables au Québec. Cette série d’événements s’inscrit dans la foulée de la mobilisation anti-raciste qui a eu lieu à l’automne 2007 à Montréal, pour dénoncer la Commission Bouchard-Taylor comme un forum basé sur des prémisses racistes et sexistes, et pour rejeter sa supposée fonction de «forum» alors qu’elle a agi comme une plate-forme ouverte au racisme béat.
Lire la suite "Accommode donc ça!" »
Le débat sur les accommodements raisonnables au Québec est construit sur un ensemble de fausses prémisses au sujet de la relation entre la majorité (le «nous») et les minorités (le «eux») et ce que «nous» pensons être le comportement correct pour «eux». Il s’agit du mauvais débat. Les accommodements raisonnables devraient commencer avec les droits en milieu de travail. «Accommoder raisonnablement» signifie la protection des droits fondamentaux, un salaire décent, la reconnaissance rapide des compétences et l’abolition des programmes de «travailleur saisonnier» qui bafouent les droits des travailleurs. Il est nécessaire de se rappeler que le Québec-Canada a été historiquement créé et développé «grâce» à la colonisiation des Premières Nations et l’exploitation des travailleurs migrants. Ces procédés se perpétuent impunément.
Lire la suite "Qui fait des «accommodements raisonnables»?" »


En 2005, Rudy Adler, Victoria Criado et Brett Huneycutt décidaient de documenter ce qui se passe à la frontière du Mexique et des États-Unis, que 3,000 personnes traversent chaque jour illégalement. Ils ont donné des caméras jetables à des migrant-es qui risquent leur vie pour aller habiter aux États-Unis et à des Étatsunien-nes formant une milice d'extrême droite qui mène une véritable campagne de surveillance le long de la frontière. Équipés de GPS, de caméscopes, de lunettes infrarouges, de jumelles, d'armes, de drones, de tenues de camouflage et de véhicules 4x4, ces Minutemen (et Minutewomen) contactent la Customs and Border Protection quand ils trouvent des migrant-es.
Lire la suite "Migrant-es et Minutemen à la frontière du Mexique et des États-Unis" »
For quite some time, we've heard about the sex slaves, the traffickers, the sexual bondage emerging at the border. The discovery makes free citizens sick; we feel like we must do anything to make it stop, to uncover the beast. But something very weird has been happening. Last month in the Washington Post, a shocking story appeared: Human Trafficking Evokes Outrage, Little Evidence: U.S. Estimates Thousands of Victims, But Efforts to Find Them Fall Short. What?
Lire la suite "Sex at the Margins with Laura Agustín" »
La Fédération des femmes du Québec (FFQ) et Amnistie internationale sont grandement préoccupées par la situation des travailleuses guatémaltèques et mexicaines employées par la ferme FraiseBec. C’est un article d’André Noël dans La Presse du 30 août qui a alarmé ces organismes sur ce cas. Le journaliste y relate son expulsion par des policiers, à la demande d’une des propriétaires. Deux autres personnes qui l’accompagnaient, dont un prêtre, ont aussi été expulsées. Tous trois étaient venus visiter les travailleuses de cette ferme dans leurs logements. La propriétaire de la ferme a affirmé qu’elle agissait pour la sécurité des femmes en contrôlant toutes les visites. "À cette affirmation, nous répliquons que la sécurité des femmes est garantie d’abord et avant tout par le respect de leur liberté et de leurs droits", de préciser Michèle Asselin, présidente de la FFQ.
Lire la suite "Des fraises au goût amer" »
Par Pye Jakobson. Un texte traduit par lesputes.org
"Pendant qu’on se félicite de la criminalisation de l’achat de services sexuels, le Comité (pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes) exprime son souci que cela ait pu augmenter l’incidence de la prostitution clandestine, ce qui rendrait les prostituées plus vulnérables. Il exprime également le souci que la Suède soit devenu un pays de destination de femmes trafiquées. Le comité encourage le gouvernement suédois à évaluer les effets de l’actuelle politique de criminalisation de l’achat de services sexuels, en particulier en vue de combler le manque de données sur la prostitution clandestine qui pourrait avoir des effets fortuits sur le trafic des femmes et des filles."
Rapport du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes des Nations Unies, 2001.
Lire la suite "Le modèle suédois : une idée violente" »
"Je ne comprends pas grand chose aux États et aux frontières. Je sais seulement que la Terre est ronde, et contrairement aux arbres qui ont des racines, les humains ont des pieds pour marcher."
Nous marchons pour manifester contre la déportation et la détention des migrant-es et des réfugié-es. Nous marchons pour exiger la mise en place d'un programme de régularisation complet et inclusif; nous marchons pour revendiquer UN STATUT POUR TOUTES ET TOUS.
À tous les jours, les près de 500.000 sans-papiers se trouvant au Canada - dont au moins 40.000 demeurent à Montréal - vivent dans la peur constante de l'emprisonnement ou de l'expulsion. Ce sont nos voisin-es, nos collègues de travail, nos camarades de classe, nos ami-es ou des membres de nos familles.
Lire la suite "Un statut pour toutes et tous" »
Le trafic a lieu dans toutes les industries. Pour le contrer, il est important d'amorcer des initiatives fondées sur les droits des migrant-es, les droits des travailleuses et travailleurs, et les droits et libertés. Malheureusement, de nombreux efforts pour lutter contre le trafic se concentrent sur des politiques contre le travail du sexe et contre l'immigration.
Partout dans le monde, les groupes de travailleuses du sexe condamnent non seulement la coercition, le travail forcé ou l'asservissement par dette dans l'industrie du sexe, mais font partie des leaders dans la lutte contre ces pratiques. Par exemple, par l'intermédiaire de ses 27 comités d'autorégulation dans le quartier chaud de Kolkata, le projet des travailleuses du sexe de Sonagachi a aidé des centaines de femmes et de filles mineures à échapper au travail du sexe pratiqué contre leur gré. Cependant, d'importantes initiatives comme celles-ci sont entravées par les attaques dont les travailleuses du sexe et leurs regroupements sont victimes. Des groupes comme l'International Justice Mission (IJM), une association évangélique étatsunienne soutenue par le gouvernement des États-Unis et la fondation de Bill et Melinda Gates, s'activent à catalyser des descentes de police dans les bordels d'Asie. Ces interventions, surnommées "Sauvetage et rapatriement", ont lieu peu importe si les travailleuses du sexe y sont trafiquées ou non.
Lire la suite "Travailleuses du sexe et trafic" »
En tant que femmes racialisées et migrantes, nous sommes outrées devant l’infâmante propagande xénophobe et raciste articulée dans le cadre du débat autour des "accommodements raisonnables".
En tant qu’actrices à part entières, affirmant notre capacité à nous auto-déterminer, nous rejetons le discours paternaliste et fondamentalement misogyne répétant la nécessité que les structures de l’État nous protègent et nous sauvent de nos propres cultures.
Nous affirmons qu’un tel discours est à la fois raciste et sexiste : raciste, car il perpétue la notion que nos cultures sont foncièrement rétrogrades et barbares, en contraste avec la culture blanche et occidentale, envisagée comme forme ultime de civilisation et de progrès; et sexiste, car provenant d’une perspective qui tend à infantiliser les femmes, où celles-ci sont perçues comme de simples victimes incapables d’oeuvrer à leur propre bien-être.
Lire la suite "Déclaration en réponse au débat sur les "accommodements raisonnables"" »
L'International Union of Sex Workers, l'International Committee on the Rights of Sex Workers in Europe, NextGENDERation, le Network of Sex Work Projects, la Sexual Freedom Coalition, London No Borders, ENS (l'éducation n'est pas à vendre), TLC (mise en réseau des hommes et femmes handicapés avec des travailleurs du sexe responsables) et x:talk (cours d'anglais pour les travailleurs étrangers de l'industrie du sexe) protestent contre l'exposition Prostitution: What is going on? de la Women's Library de Londres. Leur mobilisation vient de leur implication dans les luttes autour du genre, du travail et des migrations au sein du travail sexuel et de l'urgente nécessité de créer des alliances entre travailleuses et travailleurs, quels que soient leur nationalité, classe sociale et le secteur dans lequel ils oeuvent, afin de changer l'industrie du sexe.
Lire la suite "La Women's library et la prostitution : qu'est ce qui ne va pas?" »
Les commentaires récents