En avril 2008, le gouvernement Harper gelait la distribution de 500 000 exemplaires d'un livre intitulé Savoir plus et risquer moins, édité par le Centre québécois de lutte aux dépendances (CQLD). Les conservateurs n'aiment pas le ton nuancé du livre, qui informe les jeunes sur les drogues illégales, donne les faits, énumère les risques. Ils n'apprécient pas non plus qu'on y évoque les sensations agréables des drogues, plutôt que de se contenter de parler des conséquences négatives de leur consommation. Un million $ va donc pourrir dans des boîtes.
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En 2007, les artisanes de La Vie en rose (1980-1987) décernaient une première bourse de 4,000$ à Nicolas Langelier afin de réaliser un essai-reportage intitulé De l’utilisation du mot pute par la jeune femme moderne, paru en septembre 2007 dans L’actualité. La première bourse ciblait les hommes, journalistes ou écrivains, intéressés à écrire sur l’égalité des sexes. La Bourse 2008 vise les femmes âgées de 35 ans et moins, journalistes ou écrivaines, particulièrement les pigistes qui n’ont pas toujours les moyens de se payer de longues recherches, des déplacements coûteux ou des semaines de travail sur le terrain.
Organisée et financée par les artisanes du magazine féministe La vie en rose (1980-1987), cette bourse de 4,000$ vise à faciliter la réalisation et la publication dans les médias grand public d’articles de fond sur des sujets liés à la lutte pour l’égalité des sexes dans tous les domaines. D’année en année, l’appel de candidatures est ciblé de manière à favoriser la libre expression et la large diffusion de points de vue et de propos féministes inédits, méconnus ou inattendus.
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"Les adultes doivent prendre leur place et se faire critiques face aux images hyperstéréotypées et hypersexualisées qui sont véhiculées quotidiennement dans les médias. Ils doivent ouvrir la porte au dialogue et en discuter avec les jeunes", soutient Sophie Bissonnette qui a réalisé Sexy inc. Nos enfants sous influence, en collaboration avec le projet Outiller les jeunes face à l’hypersexualisation de l’UQAM et du Y des femmes de Montréal. Ce documentaire, enregistré en français et en anglais, est disponible dans la boutique de l’ONF au coût de 14,95$. Il se veut un outil informatif pour aider les adultes à comprendre le phénomène de l'hypersexualisation chez les jeunes et les inciter à réagir. Un article de Martine Rioux.
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"Rio de Janeiro, 1972.
Cinq ans. Je ne suis qu’un petit bout de fille. Et je me retrouve sur ce grand trottoir. Il y a plein de bruit. Beaucoup d’autos. Tout me paraît immense. J’attends. C’est maman qui m’a amenée là. Elle m’a dit que mon père allait venir me chercher. J’ai ma jolie robe bleue. Avec des petits chameaux jaunes. Maman n’est plus là! J’ai peur. Je la vois plus. Elle est repartie très vite. Je suis perdue. J’ai envie de pleurer! On a pris l’autobus pour venir là. Rio est une ville tellement grande; des maisons comme celles que je vois, il n’y en a pas dans la favela où j’habite. J’ouvre grand les yeux. Est-ce que c’est mon père là-bas? Non, c’est pas lui. Ce monsieur me regarde même pas. Il continue à marcher. Pourquoi elle m’a laissée comme ça? C’est sûr qu’il va venir?
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La campagne Réapproprie-toi la technologie! - qui refuse d'accepter l'omniprésence de la violence à l'égard des femmes, en particulier sur l’Internet, prenait le Québec par surprise au cours des deux dernières semaines. C’est avec un site Web dynamique (www.techsansviolence.net) et la participation de plusieurs organismes biens connus du milieu des technologies émergentes et de la lutte à la violence faite aux femmes qu'elle s’ancrait solidement au Québec. Initiée en 2006 par le Programme d’appui aux réseaux de femmes de l'Association pour le progrès des communications (PARF d’APC), elle fait partie de l'initiative des 16 jours d'action contre la violence basée sur le genre.
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Et si les Casques bleus des Nations Unies, censés séparer les belligérants et protéger la population dans des pays où ont eu lieu des conflits meurtriers, faisaient partie du problème plutôt que de la solution? Brutalité, abus, viols de mineures, les accusations s'accumulent en provenance du Kosovo, de la République démocratique du Congo, du Libéria, de la Sierra Leone, d'Haïti. Tourné essentiellement en République démocratique du Congo, Le déshonneur des Casques bleus, de Raymonde Provencher, fait le point sur une situation devenue intolérable. Michel Labrecque a rencontré Raymonde Provencher.
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