Le 29 janvier était lancée la webtélé [VRe] qui veut mettre en lumière les femmes et les enjeux qui les touchent. Financée par la Table jeunesse Outaouais, [VRe] (« vrai » en alphabet phonétique) explorera ce qui freine encore la réalisation du plein potentiel des femmes tout en présentant des pistes de solutions. On y parlera de médias, de pouvoir, des arts, des technologies, d'argent et de politique tout en alimentant un site web. [VRe] compte dénoncer les inégalités persistantes et inspirer les femmes à passer l'action. Loin des stéréotypes, la webtélé compte proposer des modèles féminins positifs et constituer une vitrine pour aider les jeunes femmes à prendre conscience de leurs forces et de leur capacité d'agir.
Réunis en un colloque organisé par le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN), le Regroupement des organismes communautaires famille de Montréal (ROCFM) et le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), près de 200 participant-es provenant du milieu syndical, communautaire et institutionnel ont pu découvrir quelques nouvelles pièces du casse-tête de ce qui apparaît comme la nouvelle vague de la gouvernance du social au Québec et qui passe de plus en plus par les fondations.
Celles-ci se positionnent sur l'échiquier à titre de bailleurs de fonds pour plusieurs organismes communautaires et organismes d'État - écoles, centres de services sociaux et de santé, Institut national de santé publique, Institut de la statistique du Québec. Au-delà du financement, elles définissent de plus en plus les orientations et les actions de l'État. De plus, comme cela fut démontré pour le ministère des Transports, les ministères à vocation sociale laissent eux aussi l'expertise des employé-es de l'État se perdre au profit du privé.
La Commission européenne a dépensé près de 127 000 $ (£80,000) pour créer un clip atroce de promotion des carrières scientifiques auprès des adolescentes. Lancé le 21 juin 2012, il était retiré le jour même du site de La science, c'est pour les filles!, une initiative par ailleurs pertinente pour lutter contre la sous-représentation des femmes dans le domaine de la recherche. Ce fiasco continue d'inspirer des initiatives, telles que le clip de trois minutes ci-dessus réalisé par des psychologues de Bristol décidées à faire beaucoup mieux avec un budget de 12 $ (£7.66). CQFD! Ou encore un concours de clips, lancé par l'European Science Foundation, destinés à encourager les filles à faire des études scientifiques, et dont voici les trois gagnants. Pas difficile de faire mieux que la Commission européenne sans avoir même à débourser des $!
Ce film part à la rencontre de ces femmes à la tête de partis politiques populistes et de leurs électeurs et électrices afin de comprendre ce qui se trame derrière cette féminisation de partis au discours très durs envers l'immigration et l'islam, amalgamé à l'islamisme politique et présenté comme une menace pour les droits des femmes. En adoucissant l'image de ces partis, elles contribuent à décomplexer leur électorat et leurs militant-es. Céline Amaudruz va même jusqu'à dire qu'il s'agit d'une stratégie de marketing pour mieux défendre leurs idées. Ces partis mettent aussi en avant leurs jeunes militant-es dans le but d'aller chercher tant le vote des jeunes que des femmes. Inquiétant.
Au cours de l'hiver 2012, la Ligue des droits et libertés section Québec interrogeait 26 personnes marginalisées qui subissent du profilage social de la part des policiers et policières du SPVQ, comme ça se passe aussi à Montréal. Malgré elles, les personnes marginalisées jouent un rôle d'éclaireuses sur des réalités que l'opinion publique refuse de voir pour ce qu'elles sont, comme le révélait récemment la colère généralisée face au comportement de l'agente 728 du SPVM, ce que soulignait Nicolas Phebus dans une note pertinente. Les personnes marginalisées, elles, n'ont pas été surprises de la voir agir ainsi. Autochtones, itinérant-es, immigrant-es, homosexuel-les, jeunes, travailleuses du sexe, personnes usagères de drogues illégales, artistes, anarchistes, féministes, indépendantistes, gauchistes, grévistes, et j'en oublie sûrement, autant de cibles privilégiées afin de « nous servir et de nous protéger ».
Dans le cadre d'un projet scolaire, Fatine-Violette Sabiri a demandé aux bénévoles du GRIS de venir s'adresser aux élèves de son établissement, l'école Joseph-François-Perrault de Montréal. Elle a aussi réalisé ce documentaire sur l'homosexualité. Celui-ci met en scène une dizaine de gais et de lesbiennes qui abordent différents sujets, comme la sortie du placard, la réaction de l'entourage et les préjugés. Une des séquences présente un jeune qui profite de la venue du GRIS pour révéler à ses camarades de classe qu'il est homosexuel. Du pareil au même a mérité le prix GRIS-Fondation Simple Plan, une bourse qui vise à récompenser l'initiative d'un-e élève ou d'un-e intervenant-e scolaire pour lutter contre l'homophobie. (Source)
Le 9 octobre, les Mères en colère et solidaires faisaient parvenir la lettre ci-dessous à la première ministre Pauline Marois, au ministre de la Justice Bertrand St-Arnaud, au ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron, à la ministre de la Famille Nicole Léger et au maire Gérald Tremblay, pour demander une enquête publique et indépendante sur les agissements des services de police ainsi que l'amnistie de toutes les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations et occupations du printemps érable.
Doit-on tourner à droite ou à gauche? Notre déclin démographique nous mènera-t-il à la catastrophe? Doit-on rapidement payer la dette? Avec quel modèle économique devons-nous affronter les défis de la mondialisation? Ce documentaire propose un débat entre la gauche et la droite québécoise. S'affrontent des "solidaires" - Omar Aktouf, Claude Béland et Léo-Paul Lauzon - des "lucides" - Pierre Fortin, Claude Montmarquette et André Pratte - le patronat - Diane Bellemare du Conseil du patronat du Québec - des syndicats - Claudette Carbonneau de la CSN et Henri Massé de la FTQ - des politicien-nes - Philippe Couillard, Françoise David, Sylvain Simard et Gilles Taillon. Il y a beaucoup de travail dans ce documentaire réalisé par Martin L'Écuyer et Louis-Paul Legault (77 minutes, 2012) dont voici la page officielle. À voir.
Attention je ne dis pas que vous êtes des assassins, mais que votre loi, l'est. (C'est juste au cas où on aurait la tentation de me bâillonner moi aussi, et de mettre l'indigne grand-mère que je suis en prison).
Dans le débat public actuel sur les enjeux soulevés par la lutte étudiante, nous nous étonnons du silence de certains « grands citoyens » qui, par ailleurs, ne se gênent pas pour exprimer leurs intérêts quant à l’avenir des enfants et à imposer leurs idées sur l’éducation.
Nous pensons d’abord à Monsieur Jacques Ménard, président de BMO groupe financier, la Banque de Montréal. En mars 2009, M. Ménard nous présentait son rapport sur la persévérance scolaire, Savoir pour pouvoir. Présenté comme une initiative citoyenne soutenue dans sa réalisation (recherche, analyse et recommandations) par la firme Mckinsey (une firme de conseil en gestion présente dans plus de 50 pays, la même firme qui a eu un contrat sans appel d’offres de la Caisse de dépôt de 10 million $), ce rapport soutient que, pour sortir les enfants de la pauvreté, de l’exclusion et de la marginalité, il nous faille soutenir la persévérance scolaire. « La poursuite de la formation académique rend légitimes leurs plus grandes aspirations, tous ces « possibles » qui sommeillent en eux… ».
"Nous portons en nous un feu de foyer et du bois de poêle pour lutter contre la grande noirceur des idées individualistes chauffées au charbon. Nous sommes un boisé touffu; une sève sucrée nous coule par le corps fier, le corps enraciné comme un chêne, cet arbre qui a vu Radisson, Donnacona, qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours. C’t’histoire-là est pas arrivée à l’ami de l’ami d’un cousin, c’est not’ histoire tricotée serré avec de la laine d’outarde, histoire braquée sur le devenir ensemble, quelque chose comme le début d’une fin dans un pays qui a eu chaud longtemps, qui eut peur pour sa peau, mais qui cette fois reprend le large avec tout sauf une allure de porte-ordure." Un texte très fort de Julien Lavoie, alias Fermaille Tremblay, publié dans l'édition no 8 de la revue Fermaille.
Le 22 mars avait lieu l'un des plus grands rassemblements populaires de l’histoire de Montréal. Une superbe vidéo en noir, blanc et rouge sur un mouvement qui ne fait que commencer!
« Nous ne sommes pas contre le peuple. Nous sommes le peuple ». Avec des extraits de discours de Gabriel Nadeau-Dubois, Jeanne Reynolds, Jacques L'Heureux et Paul Ahmarani (ce dernier lit un texte de Victor Hugo). Réalisation : Michaël Fortin.
« Je suis sur la place publique avec les miens
La poésie n'a pas à rougir de moi
J'ai su qu'une espérance soulevait ce monde jusqu'ici »
Gaston Miron