Plus j'écoute les gens dans les reportages nous dire pourquoi ils ont voté pour Mario Dumont, plus ils disent leur ras-le-bol du "vieux système", plus ils se gargarisent de leur satisfaction d'avoir donné une leçon aux vieux partis, plus j'ai l'impression que le grand vainqueur de ces élections est le camping Ste-Madeleine. Ou un autre de ces campings du même genre où il importe moins de prendre congé de son quotidien, que de le recréer au bord de l'autoroute, en bedaine, en échangeant des rots chaleureux avec son voisin.
Si l'incompréhension dont certains font preuve devant la force du conservatisme québécois ne date pas d'hier, ne voir dans l'ADQ qu'une montée de lait d'électeurs désabusés oblitère de nombreuses réalités dérangeantes. En dépit de sa simplicité -- et sans doute même grâce à elle --, le discours de Mario Dumont rejoint les préoccupations d'une grande partie de la population. La gauche québécoise devra cesser de s'en indigner et penser sérieusement à élaborer une argumentation solide pour contrer ces propositions. Le vieux stéréotype d'une droite qui ne serait qu'une excroissance des chambres de commerce et des privilégiés ne correspond pas à la réalité. Par ailleurs, ce stéréotype occulte le soutien on ne peut plus faible des idées de la gauche parmi les classes populaires qu'elle prétend représenter. Finalement, les 10 années que vient de passer la gauche de la gauche à combattre le PQ n'ont été dommageables qu'à l'ensemble de la gauche. Un article d'Hubert Villeneuve.
Allo démocratie! Qu'en pensent les jeunes? Des apprenti-es au pouvoir des images et des mots ont pris la caméra et exprimé leurs points de vue, idées et craintes sur la démocratie. Parmi une vingtaine de courts métrages, Parole citoyenne présente une sélection de films plutôt surprenants. Dictature, socialisme, corruption et rêve d'un monde meilleur, les films sont essentiels tout comme la démocratie, et aussi imparfaits qu'elle. Émilie, Mathilde, Véronique, Julie, Vicky, Geneviève et Martin viennent d'avoir 18 ans. Avec une franchise désarmante, ils répondent aux questions d'Éric Deschênes. Pourquoi vont-ils voter? L'école Pierre-Dupuy nous donne une leçon de démocratie lors du recrutement du conseil étudiant, tandis que des jeunes de Moncton s'interrogent sur la pertinence du droit de vote.
Dans le cadre des élections provinciales, le Centre de santé des femmes de Montréal informe tous les partis politiques qu'un jugement de la cour supérieure a condamné le gouvernement du Québec à verser 13 millions $ aux femmes qui ont dû payer pour obtenir un avortement au Centre de santé des femmes de Montréal et en clinique privée entre le 2 mai 1999 et le 26 février 2006.
Vos propos sur la "go-gauche", comme vous l’appellez, m’offensent et avec moi tous les socio-démocrates du Québec. Vous ne pouvez pas faire table rase de tous les acquis, dont vous profitez, obtenus de longue lutte par des gens épris de justice sociale. Surtout, vous leur devez le respect, car vous leur êtes redevable, comme le reste de la société. Je pense, entre autres, au grand Canadien Tommy Douglas qui savait rallier autour d’un projet sans dénigrer ses opposants. C’est la "go-gauche" qui a sorti le Québec de la Noirceur et qui lui a donné sa fierté, dont René Lévesque et ses réformes. Est-ce sage d’un homme qui veut devenir le premier ministre de tous les Québécois de tenir des propos méprisants à l’égard d’une partie de la population? Vous semblez chercher l’affrontement M. Dumont. Je ne veux pas d’un Québec où l’on se "crie des noms" en guise de discours...
Mario Dumont est le champion de l’illusion : un "jeune vieux" cherchant en vain à rajeunir de vieilles idées. S’il donne l’impression d’apporter du nouveau et d’exprimer les aspirations au changement des gens ordinaires, il ne le fait que sur le vieux mode du populisme. Quant à ses recettes, elles sont fondamentalement inspirées par une approche néolibérale élitiste et droitière. À s’en méfier comme de la peste. Derrière chacune de ses propositions, on trouve la même obsession : en finir avec l’idée d’un État souverain au service de la collectivité. Lire la suite.
Vous avez encore un doute sur le choix que vous allez faire le 26 mars 2007? Ne sachant trop pour qui voter, j'ai fait le tour des programmes électoraux de tous les partis, décortiqué les faits saillants et bâti un questionnaire pour mieux vous guider. Ce questionnaire ne se veut pas partisan : il s'agit d'une lecture des différents programmes. Je ne me demande pas non plus si les propositions sont réalistes ou non. C'est à vous de juger. L'unique but de ce questionnaire est de montrer quel parti politique correspond le plus à vos valeurs. Petit pied de nez aux organisateurs du débat des chefs : Québec Solidaire et le Parti Vert sont présents. Notez également que les choix de réponses sont présentés dans un ordre aléatoire pour ne favoriser aucun parti.
Dans "Madame Monsieur, posez votre question", une émission animée par Claude Charron, des gens comme vous et moi posent des questions directement à André Boisclair (PQ). On a droit à plus de détails et à une discussion plus poussée sur l’indépendance. À voir dans Amériquébec.
Amir Khadir, un médecin d’origine iranienne qui partage, avec Françoise David, la fonction de porte-parole de Québec solidaire, à Tout le monde en parle le 25 février 2007 : 1ère partie
Une entrevue avec Françoise David réalisée le 8 mars 2007 par KahinaTV, une chaîne de culture et de débat maghrébine installée au Québec. Elle y parle d'intégration des immigrant-es, de parité et explique comment Québec solidaire propose de débattre de la souveraineté du Québec.
Il ne s’agit pas là d’une plainte, mais plutôt d’une requête, une suggestion. Hier, durant la journée, j’ai assisté sur TV5 à une émission portant le nom «À vous de juger». Voici le résumé qu’en met TV5 sur son site : "Autour d'un invité - dans un face-à-face ou sous la forme d'un grand débat d'actualité -, l'émission d'Arlette Chabot donne des clés pour comprendre et juger l'événement politique du mois, avec la possibilité pour les téléspectateurs d'intervenir en direct". En fait, l’émission dure 90 minutes, au cours desquelles le candidat invité répond tour à tour aux questions de la journaliste animatrice, des téléspectateurs et enfin de quelques intellectuels choisis. Le fait est que j’en sais maintenant bien davantage sur le programme de Nicolas Sarkozy que sur celui de nos candidats ici au Québec. Lire la suite.