Bien que très médiatisée, Ingrid Betancourt n’est pas la seule victime de la guerre civile en Colombie qui fait disparaître des responsables associatifs, des journalistes, des syndicalistes, des magistrats et des citoyen-nes engagées dans la vie démocratique. Les paramilitaires responsables de plus de dix ans de massacres, bien qu’officiellement démobilisés, continuent de tuer et de terroriser. Les liens entre l’armée, des personnalités politiques et les paramilitaires font l’objet de procès retentissants. La guérilla commet également des exactions, bien que dans des proportions différentes. Le viol est devenu une arme de guerre, dénoncée notamment par la Ruta Pacifica, la "Route pacifique", un mouvement de Colombiennes d’une société civile de plus en plus mobilisée contre les affrontements entre l’État et les fractions armées. Lire la suite.
Le peuple colombien a reconnu en Ingrid Betancourt une battante, une femme intègre et attachée à des valeurs profondes de liberté, de démocratie et de paix. Il lui a donné sa confiance : élue députée puis sénatrice en 1998, elle se préparait aux présidentielles de mai 2002 quand elle a été enlevée avec sa directrice de campagne, Clara Rojas, le 23 février 2002, par une aile dure des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
Au début des années 1970, les avortements clandestins étaient la première cause de mortalité maternelle en Colombie. C’est ce qui a poussé mon père, gynécologue, à créer en 1977 la fondation Orientame, pour venir en aide aux femmes devant faire face à une grossesse non désirée, quel que soit leur choix. Lire la suite.
Leonora Castaño dénonce les graves violations des droits humains que subissent les femmes colombiennes qui travaillent à la résolution du conflit armé à travers le dialogue, la coexistence pacifique et l'abandon total des armes.
Depuis l'élection d'Alvaro Uribe en mai 2002, les négociations de paix entre le gouvernement et les FARC (Forces armées révolutionnaires colombiennes) sont rompues. Les conséquences de cette option de "guerre totale" risquent d'être terribles pour la population civile, particulièrement pour les femmes. L'insécurité, déjà énorme, va augmenter, générant des excès de toutes les parties. En effet, aux côtés des forces officielles en présence (armée, rebelles) existent de nombreux groupes paramilitaires qui font régner la terreur au sein des populations civiles.
Le 10 décembre 2003, Journée internationale des droits de la personne, Angélica Mendoza de Ascarza et Kimy Pernía Domicó recevaient le Prix John-Humphrey pour la liberté.
Indienne paez de Colombie, Vilma Almendra, 23 ans, correspond à la description de ce que le chef autochtone canadien Dwight Dorey qualifiait dernièrement de guerrière moderne armée d’un ordinateur portatif. Elle fait partie d’un mouvement grandissant qui utilise les communications par internet comme antidote à la violence subie par les peuples autochtones. Dans une Colombie secouée par la guerre civile, les Indien-nes paez sont victimes de discrimination raciale, linguistique et culturelle, de confiscations de terres et, depuis le début des années 1990, de massacres. Mois après mois, année après année, la chronique des assassinats et des disparitions d’autochtones ne cesse de s’allonger.