
Déclaration de l’Assemblée des mouvements sociaux lors du Forum social mondial 2009
Nous ne paierons pas la crise! Que les riches la paient! Pour des alternatives anti-impérialistes, anti-capitalistes, féministes, écologistes et socialistes!
Nous, les mouvements sociaux du monde entier, nous nous sommes réunis à l’occasion du 9e Forum social mondial à Belém en Amazonie où les peuples résistent à l’usurpation de la nature, de leurs territoires et de leurs cultures. Nous sommes en Amérique latine là où au cours de la dernière décennie a eu lieu une nouvelle rencontre entre les mouvements sociaux et les mouvements indigènes. Ces derniers questionnent radicalement le système capitaliste depuis leur cosmovision. Ces dernières années, l’Amérique latine a mené des luttes sociales très radicales qui ont conduit au renversement de gouvernements néolibéraux et à la mise en place de gouvernements qui ont mené à bien des réformes positives comme la nationalisation de secteurs vitaux de l’économie et des réformes constitutionnelles démocratiques.
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Cassandre Blier et Nelly Bassily, deux collaboratrices de Parole citoyenne de l'Outaouais, ont fait leurs valises, affûté leurs micros et préparé leurs questions. C'est qu'elles traiteront des réalités des femmes autochtones et des défis reliés aux changements climatiques et à la pénurie d'eau que doivent relever les agricultrices. Tout ça pendant le Forum social mondial 2009 qui a lieu à Belém, au Brésil, du 27 janvier au 1er février. C'est à suivre dans ce blogue. Consultez aussi UNI-Alter, Flamme d'Afrique, Networked Journalists, Le Courrier, IPS terraviva, Ciranda et WSFtv.net qui couvrent aussi le FSM.
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Dans tout le Brésil, les Amérindien-nes célèbrent une décision de la Cour Suprême dans une affaire sans précédent concernant leurs droits territoriaux. Ce jugement porte sur le territoire indigène de Raposa-Serra do Sol dans l'État amazonien du Roraima. Un petit groupe de fermiers influents installés sur ce territoire avait fait appel à la Cour Suprême pour annuler la reconnaissance officielle des droits territoriaux des Amérindien-nes par le gouvernement Lula en 2005. Mais le 10 décembre, huit juges sur les onze qui siégeaient à la Cour Suprême réaffirmaient ces droits.
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Au Brésil, le MST subit une véritable offensive des forces conservatrices dans l'État du Rio Grande do Sul. Non seulement veulent-elles empêcher le partage des terres, comme le veut la Constitution, mais elles prétendent aussi criminaliser ceux et celles qui luttent pour la réforme agraire.
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"Rio de Janeiro, 1972.
Cinq ans. Je ne suis qu’un petit bout de fille. Et je me retrouve sur ce grand trottoir. Il y a plein de bruit. Beaucoup d’autos. Tout me paraît immense. J’attends. C’est maman qui m’a amenée là. Elle m’a dit que mon père allait venir me chercher. J’ai ma jolie robe bleue. Avec des petits chameaux jaunes. Maman n’est plus là! J’ai peur. Je la vois plus. Elle est repartie très vite. Je suis perdue. J’ai envie de pleurer! On a pris l’autobus pour venir là. Rio est une ville tellement grande; des maisons comme celles que je vois, il n’y en a pas dans la favela où j’habite. J’ouvre grand les yeux. Est-ce que c’est mon père là-bas? Non, c’est pas lui. Ce monsieur me regarde même pas. Il continue à marcher. Pourquoi elle m’a laissée comme ça? C’est sûr qu’il va venir?
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Au Brésil, les populations autochtones sont victimes de la violence tout en vivant une situation économique extrêmement difficile, ni le gouvernement ni le pouvoir judiciaire ne leur assurant la protection de leur droit constitutionnel à la terre, déclarait Amnistie internationale le 6 janvier 2006.
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Le 31 mars 2005, Douglas Brasil de Paula, 14 ans, jouait au flipper dans un café. João da Costa Magalhães était assis devant sa porte. Elizabeth Soares de Oliveira travaillait dans le bar tenu par son mari. Rafael da Silva Couto, 17 ans, faisait du vélo dans la rue. Tous les quatre ont été abattus par un escadron de la mort en expédition à Baixada Fluminense, un quartier de Rio de Janeiro.
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Ce fut une défaite sans appel : de la gauche, des mouvements sociaux, de la pensée et de l’Église progressistes, de la société civile.
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