« Pour la grande majorité des populations des pays du monde, les paradis fiscaux représentent un « enfer social », c’est-à-dire une échappatoire qui permet à tous les voyous millionnaires de la planète de ne pas payer leur juste part au bien commun. Si les paradis fiscaux représentent pour les pays développés un manque à gagner fiscal significatif, fragilisant leur système de protection sociale, ils sont un véritable enfer pour les pays en développement. Vous le verrez dans ce numéro, les preuves sont nombreuses pour démontrer que la fraude massive, celle qui peut véritablement faire la différence sur les comptes publics, est d’abord et avant tout l’affaire des élites économiques. »
Fruit d’une collaboration entre les Éditions Vie économique et ATTAC-Québec, ce numéro a exceptionnellement été édité dans un format papier (64 pages) en plus d'être diffusé en ligne. Pour en commander des copies, écrire à quebec@attac.org. Coût : 5 $, frais de poste en sus. Achats groupés de plus de 50 copies : 3 $, frais de poste en sus.
Une sérieuse menace pèse sur les logements sociaux qui ont bénéficié d’une contribution financière du fédéral au moment de leur réalisation et qui continuent de recevoir des subventions au loyer de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) pour leurs occupant-es à faible revenu. Cela concerne quelque 125 000 logements coopératifs, sans but lucratif et publics du Québec, incluant tous les HLM, soit 85% du parc de logements sociaux. Pour convaincre le gouvernement du Canada de ne pas mettre un terme à ses subventions, le FRAPRU a lancé une grande campagne : Défendons nos logements sociaux!, qui inclut entre autres la pétition que le FRAPRU fait circuler actuellement en vue de recueillir au moins 25 000 signatures d'ici le 30 avril, en prévision de son dépôt à la Chambre des communes en mai. Cette campagne est menée en collaboration avec d'autres regroupements préoccupés par l'avenir du logement social au Québec, dont la Fédération des coopératives d'habitation intermunicipale du Montréal métropolitain (FÉCHIMM).
La Table de concertation de Laval en condition féminine a mis en ligne une trousse éducative interculturelle sur les stéréotypes sexuels et sexistes. www.zerocliche.com vise à sensibiliser les jeunes filles et les profs, parents et intervenant-es sur ces stéréotypes et sur l’importance de promouvoir l’égalité et la diversité. La trousse offre des informations pertinentes afin d'être en mesure de reconnaître les stéréotypes sexuels et sexistes et de les déconstruire, de même que des ressources et des outils pour pousser la réflexion plus loin. Pour en savoir plus, Courrier Laval en parle ici.
L’IRIS lance une série de vidéos sur la hausse des frais de scolarité, un blogue et un compte twitter. Souvent un petit billet de blogue se lit mieux qu’une note socio-économique, parfois une capsule vidéo convainc plus aisément qu’une étude.
Les neuf prochains lundis, l'IRIS diffusera une capsule qui s’attaque aux mythes entourant la hausse des droits de scolarité universitaires. Largement inspirées de leur brochure sur la question, ces vidéos permettent de prendre connaissance de l’essentiel des arguments en deux minutes.
Le Groupe de recherche appliquée en macroécologie (GRAME) diffuse des fiches informatives sur le transport durable qui portent sur les thèmes soulevés lors de groupes de discussion. Ceux-ci avaient lieu dans le cadre de ses travaux sur la recherche et l'évaluation des meilleures combinaisons de mesures incitatives permettant de contribuer au développement durable dans les transports.
En transition 1.0 est le premier documentaire sur le mouvement des communautés en transition réalisé par ceux et celles qui le font vivre concrètement. Un peu partout dans le monde, des communautés répondent au pic pétrolier et aux changements climatiques avec créativité et imagination et reconstruisent leurs économies et communautés locales. Elles créent leur propre monnaie, plantent des arbres, partagent leur terre avec des voisin-es qui n'en ont pas, créent des liens, obtiennent le soutien des autorités locales... Ce mouvement orienté vers les solutions est positif, inspirant, viral, le fun et efficace parce qu'il s'agit de créer les communautés locales que nous voulons. Pour en savoir plus sur ce mouvement en train d'émerger au Québec. Ci-dessus, le film est doublé en français; il y a aussi une version avec des sous-titres en français. Et on peut acheter le DVD ici.
« Les biens communs sont le secret bien gardé de notre prospérité. Chacun les rencontre quotidiennement, en tous lieux. Chacun y a constamment recours dans ses activités économiques, en famille, en politique ou au cours de son temps libre. Ils font partie des présupposés tenus pour évidents de la vie sociale et économique, et demeurent pourtant largement invisibles. Ce sont leurs « cadets » qui retiennent entièrement l’attention du public : les biens privés, qui voyagent des usines aux centres commerciaux pour inonder les consommateurs, et les biens publics, planifiés et inaugurés un peu partout par les maires et chefs de gouvernement. La pensée économique est focalisée sur le va-et-vient de l’accumulation des biens privés. Le peu d’attention qui lui reste est consacré aux flux et aux reflux du budget de l’État, qui servent à payer les biens publics. Les biens communs, quant à eux, vivotent en marge des débats sur la prospérité de nos sociétés – et pourtant nul ne saurait s’en passer. »
« Le principe d’une économie fondée sur les biens communs : tous les acteurs ont la même influence et peuvent s’investir avec des droits égaux. Le principe d’une société fondée sur les capitaux : l’argent décide. Plus d’argent = plus d’influence. »
Lors du 9e congrès de la FIQ qui avait lieu en juin, trois panélistes abordaient la question de la privatisation des soins de santé, dont Damien Contandriopoulos, professeur et chercheur à l'Institut de recherche en santé publique de l'Université de Montréal. Son exposé traite du financement des soins de santé et propose une base en autodéfense intellectuelle à partir de données factuelles sur le système de santé québécois. Celui de Bernard Roy, de la Faculté des sciences infirmières de l'Université Laval, traite d'une solution dont les médias de masse et nos politicien-nes ne parlent jamais : ce sont les soins de proximité qui ont la cote. C'est la population des petits villages qui est la plus satisfaite des soins de santé qu'elle reçoit, pas celle des grands centres.
Voici le contenu d'un atelier que j'ai préparé pour le récent congrès de L'R des centres de femmes du Québec :
• Introduction
• Comment s'inscrire à un service
• Comment et pourquoi bloguer?
• Comment et pourquoi microbloguer?
• Facebook et vie privée
• Partager des PDF et des présentations Power Point
• Pour aller plus loin
Il y a un an, une enseignante a été victime d'un acte criminel sur internet. Cherchant de l'aide auprès des instances policières et juridiques, elle s'est vite heurtée à des murs. Marie-Claude Malboeuf raconte son histoire dans La Presse. « L'internet m'a détruite, et je vais maintenant m'en servir pour me défendre, dit-elle. Il y a une grosse faille dans le système depuis que les médias sociaux nous ont fait perdre le contrôle de notre vie privée. Le droit n'est pas adapté aux nouvelles réalités. » Elle a créé un blogue dans l'espoir de regrouper des personnes qui ont été victimes de cybercrime et de leur permettre d'échanger des informations pertinentes à travers divers réseaux sociaux, dont facebook. Elle souhaite aussi créer un lieu de partage de témoignages afin de briser l'isolement et le silence des victimes de cybercrimes.
Pour en savoir plus sur la violence faite aux femmes via les TIC (technologies d'information et de communication), voir ces vidéos sur le sujet réalisées par Parole citoyenne lors d'une soirée violence 2.0 que nous avions organisée avec d'autres militant-es dans le cadre de la campagne internet techsansviolence.net.
Extrait d'une brochure de l’IRIS rédigée par Éric Martin et Simon Tremblay-Pepin : « Selon ce qu’on entend tous les jours, les universités du Québec seraient cruellement sous-financées, ce qui les empêcherait d’offrir une éducation de qualité et de participer activement à l’économie québécoise. Pas d’autre choix, dit-on, que de hausser les frais de scolarité. De toute façon, un-e universitaire gagnera un plus haut salaire à la fin de ses études : en s’endettant, il ou elle fait donc un investissement rentable dans son capital humain. Qu’en est-il vraiment?