Le 22 novembre, une délégation de citoyen-nes, appelée par le groupe Maître chez nous 21e siècle, déposait une plainte officielle à la Sûreté du Québec à l'endroit du gouvernement Charest et demandait l'ouverture d'une enquête sur le vol potentiel de nos richesses naturelles et énergétiques.
La situation de débordement des ressources pour femmes est devenue intolérable. Faute de place, chaque jour, des dizaines de femmes sont condamnées à errer dans les rues, exposées à la violence et au froid. Cinq ressources pour femmes à Montréal unissent leurs voix pour dénoncer le sort qu’on réserve aux plus vulnérables d’entre nous. Elles réclament l’instauration de solutions concrètes à long, moyen et court termes pour remédier à la situation. La rue des femmes, l’Auberge Madeleine, Chez Doris, Le Chaînon et les Maisons de l’Ancre lancent un cri d’alarme aux différents paliers de gouvernements : la situation critique de débordement des ressources pour femmes itinérantes ne peut plus durer!
Un des faits marquants de la scène publique du tournant du millénaire aura été d’avoir assisté à « la transformation du prototype de la putain ou prostituée en sujet historique », selon les mots de Gail Pheterson. C’est à cet égard l’auto-organisation des prostituées, redéfinies comme « travailleuses du sexe », et leur participation au débat public qui ont provoqué ce renversement de perspective. Cette auto-organisation a permis l’émergence de nouveaux sujets politiques. Ces actrices sociales font cependant face à une fin de non-recevoir de la part d’une frange du mouvement féministe, la frange abolitionniste, qui est celle qui exprime le plus clairement ses positions en la matière. Cet article de Louise Toupin met en évidence certaines formes prises ces dernières années par cette fin de non-recevoir essuyée par le groupe d’aide et de soutien aux travailleuses du sexe de Montréal, Stella. L’auteure soulève ensuite certaines questions que pose ce rejet, au double plan de l’exercice d’une citoyenneté active et de la capacité d’ouverture du féminisme à l’hétérogénéité des réalités vécues par des femmes, parmi les plus marginalisées et stigmatisées.
L'Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) a produit neuf capsules qui s’attaquent aux mythes entourant la hausse des frais de scolarité universitaires. Largement inspirées de leur brochure sur la question, elles permettent de prendre connaissance de l’essentiel de leurs arguments en deux minutes.
Cette vidéo fait partie d'une installation de l'Action terroriste socialement acceptable (ATSA) présentée jusqu'au 27 novembre sur la place Émilie-Gamelin, à Montréal, dans le cadre de FIN NOVEMBRE. Elle témoigne de l'écart grandissant de la répartition des richesses dans l'économie mondiale et crie l'indécence des moyens des un-es comparativement aux avoirs des autres. Quand constaterons-nous individuellement et collectivement l'obscénité de laisser les gens à la rue ou dans la misère pendant que les financiers font des milliards de profits ou font crasher le monde? Pendant que les banques canadiennes font des profits de 17 milliards en neuf mois, Montréal compte 30 000 sans-abri. N'y-a-t-il pas lieu de crier à l'indécence et de faire la révolution?
Un extrait du documentaire Miss Representation dans lequel Jennifer Siebel Newsom explore la déformation de l'image des femmes par les médias de masse, comment le message est compris par les jeunes filles, le tout en lien avec la sous-représentation des femmes dans les positions de pouvoir.
Le Code criminel interdit certains aspects du travail sexuel : la tenue d’une maison de débauche, le fait de vivre des profits de la prostitution et la communication dans un lieu public aux fins de prostitution. Ces contraintes légales nuisent à la capacité des travailleuses et travailleurs du sexe d’exercer sans risquer leur intégrité physique; elles affectent aussi leur autonomie personnelle et alimentent leur stigmatisation. Bedford v. Canada est une affaire phare, puisque les demanderesses et les organismes ayant statut d’intervenants tentent de faire invalider des éléments du droit canadien qui entraînent particulièrement des risques pour la santé et les droits humains des travailleuses et travailleurs du sexe. Un article de la Revue VIH/sida, droit et politiques du Réseau juridique canadien VIH/sida, intitulé Bedford v. Canada : une affaire paradigmatique visant à garantir les droits humains des travailleuses et travailleurs sexuels et leur droit à la santé (octobre 2011).
S'inspirant d'Endgame de Derrick Jensen, END:CIV pose cette question : « Si votre pays était envahi par des étrangers qui rasaient vos forêts, empoisonnaient l'eau et l'air, et contaminaient votre nourriture, résisteriez-vous? » C'est ce que fait notre civilisation industrielle, la plus destructrice qui ait jamais existé, mais ça ne semble pas avoir d'impact sur les moyens d'action que nous privilégions. En traitant des quatre premières des 20 prémisses sur lesquelles se fonde Endgame, ce film de Franklin López appelle à utiliser tous les moyens dont nous disposons pour mettre fin au massacre de la nature et à l'élimination des cultures indigènes, avant qu'elle n'achève de tuer la vie sur la planète. Il conclut sur cette question : quel est le seuil de tolérance à partir duquel nous déciderons enfin de nous défendre efficacement? On peut acheter le DVD sous-titré en français ici.
En décembre 2010, le collectif Flo 6x8 y allait d'un flamenco dans une banque de Séville, en Espagne, pour protester contre le système bancaire international corrompu.
La manifestation étudiante du 10 novembre à Montréal en train de passer en accéléré devant le désastre de l'Îlot Voyageur où l'UQAM a balancé plus de 500 millions $. Sur une chanson de Damien Saez, Des p'tits sous.