Les coprésidents de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) rencontrent aujourd’hui la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) afin de lui faire part de la situation de sous-financement dramatique à laquelle sont confrontés les organismes de services aux nouveaux arrivants.
Le plus important réseau de partenaires communautaires du gouvernement en matière de services aux personnes réfugiées et immigrantes dénonce une situation devenue inacceptable. Suite à la décision du MICC de geler les budgets du Programme d’accompagnement des nouveaux arrivants (PANA) pour une deuxième année, les organismes ont décidé de se mobiliser pour porter l’attention sur une situation intolérable pour les nouveaux arrivants dans une période où le Québec accueille un nombre record d’immigrant-es.
Voici le texte de l'allocution de Julie Marceau faite au nom de l'Alliance féministe solidaire pour les droits des travailleuses(rs) du sexe (AFS) lors de la Marche des salopes qui avait lieu à Montréal le 29 mai 2011 :
Je suis porte-parole de l’Alliance féministe solidaire pour les droits des travailleuses et des travailleurs du sexe, l’AFS, une toute nouvelle alliance féministe créée pour appuyer et défendre les droits des personnes qui travaillent dans l’industrie du sexe.
par Norma Jean (1996); traduction : Mélina Bernier et Julie Marceau.
Je suis une femme… et lorsque je refuse de me conformer
Tu me traites de putain
Lorsque je dis ce que je pense
Tu me traites de putain
Et lorsque j’ai du plaisir
Tu me traites de putain
Tu me lances ce mot
Lorsque je n’ai pas besoin de toi
Tu l’utilises souvent
Pour me rabaisser
Tu me rappelles ainsi à chaque fois
Que les putains sont les pires
Des moins que rien, des parias
Et qu’elles n’ont aucune valeur.
France. Le rapport de la mission parlementaire sur la prostitution présidée par la députée PS Danielle Bousquet est critiquable sur nombre de points : sélection de quelques témoignages individuels les plus larmoyants principalement par le biais d’associations luttant contre la prostitution, interviews de faux experts, citations de faux chiffres sans aucune méthodologie scientifique, amalgames entre le travail sexuel de rue et l’industrie du sexe dans son ensemble, entre le nombre d’arrestations et le nombre de travailleur-ses, entre les travailleur-ses du sexe étrangers et les victimes de la traite, etc. Cependant une analyse critique complète nécessiterait plusieurs articles. Concentrons-nous donc sur le point principal de ce rapport qui est la recommandation de pénaliser nos clients.
L'exposition Agir, l'art des femmes en prison, qui a lieu du 27 mai au 16 juin à la galerie Eastern Block, à Montréal, porte sur le travail artistique effectué pendant deux ans par une cinquantaine de femmes incarcérées à Joliette, Tanguay, Philippe-Pinel et à la maison de transition Thérèse-Casgrain, dans le cadre du projet Agir par l’imAGinaIRe de la Société Elizabeth Fry et d'Engrenage Noir/LEVIER. Une dizaine d'artistes ont servi de guides ou de personnes ressources au cours de 11 ateliers de création, qui ont nécessité chacun de 30 à 50 heures de travail et de rencontres réparties sur plusieurs semaines. Ce processus de création multidisciplinaire (photo, vidéo, autoportrait, son, slam, chant, danse et acting) a été documenté à l’aide de la vidéo et de la photographie (voir des extraits). C'est ainsi que l'exposition s'accompagne d'un livre avec CD, Temps d'agir, réalisé avec Les Filles électriques. Une série de tables rondes est également prévue en juin sur l'art des femmes en prison, la situation des femmes incarcérées, les rôles des prisons et les alternatives possibles. C'est une belle occasion de se sensibiliser à la réalité des femmes en prison, au dur retour dans la société après une incarcération, et de réfléchir sur les liens entre pauvreté et criminalisation et sur les enjeux relatifs au système pénal et carcéral au Québec. À paraître aussi bientôt, La justice pénale et les femmes par la Société Élizabeth Fry, qui connaît ce sujet à fond.
Il est totalement inacceptable que des personnes en situation de détresse soient de plus en plus laissées seules face à un ordinateur lorsqu'elles doivent faire une demande d'aide sociale au Ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS). La Coalition pour l'accessibilité aux services des Centres locaux d'emploi (CASC) s'allie avec le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) pour dénoncer l'orientation du nouveau « modèle d'affaires » du MESS. Ce modèle fait en sorte que les Centres locaux d'emploi réorganisent et informatisent leurs services, ce qui les rend difficilement accessibles pour des milliers de personnes qui ont un urgent besoin d'aide. Il est maintenant exceptionnel qu'unE requérantE puisse rencontrer unE agentE; les contacts humains sont réduits au minimum.
Extrait d'une brochure de l’IRIS rédigée par Éric Martin et Simon Tremblay-Pepin : « Selon ce qu’on entend tous les jours, les universités du Québec seraient cruellement sous-financées, ce qui les empêcherait d’offrir une éducation de qualité et de participer activement à l’économie québécoise. Pas d’autre choix, dit-on, que de hausser les frais de scolarité. De toute façon, un-e universitaire gagnera un plus haut salaire à la fin de ses études : en s’endettant, il ou elle fait donc un investissement rentable dans son capital humain. Qu’en est-il vraiment?
C'est le 16 mai à Rimouski que s’ébranlait la Grande marche de la campagne Moratoire d’une génération, qui revendique un moratoire de 20 ans sur les gaz de schistes et les autres énergies sales au Québec. La marche se terminera à Montréal le 18 juin, après s’être arrêtée dans 33 municipalités riveraines du fleuve.
C'est une chanson-billet contre l'exploration aveugle des gaz de schiste. Comme de nombreux citoyen-es et organisations, ces artistes et artisan-es réclament un moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste au Québec. Oh oh oh qui cèderait pour un rien les richesses de sa terre? Oh oh oh qui voudrait fractionner la terre dessous ses pieds?
« On a tenté de nous rassurer en prétendant encadrer l'industrie. Mais, nous le constatons dans nos villages, l'industrie est déjà à l'oeuvre. J'en suis témoin sur place avec d'autres, les préparations sont en cours comme si les jeux étaient faits. Au coeur de ce débat entre l'industrie et les écologistes, il y a les citoyens. Dont je suis. Aujourd'hui, après ces mois d'engagements et de débats, je me sens floué. Et j'en appelle à la solidarité », dixit Dominic Champagne, qui donnait aussi cette éloquente entrevue.
La Ligue des droits et libertés et une vingtaine d'organismes interpellent le gouvernement du Québec concernant l’adoption d’un nouveau mécanisme d’enquête lorsqu’un policier ou une policière est impliqué dans la mort d’une personne ou lui inflige des blessures. Pour investiguer ces cas, ils exigent que soit créé un processus d’enquête à caractère civil, transparent, impartial et indépendant des corps policiers. Après une consultation publique, ce processus devrait faire l’objet d’une loi spécifique. La Ligue invite les organismes à appuyer une déclaration commune (en format doc) allant dans ce sens.