Alors que la ministre de l'Éducation s'apprête à rencontrer les « partenaires » du milieu universitaire pour discuter du financement des institutions de haut savoir, une étude de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) démontre que le modèle de l'économie du savoir n'est pas une voie d'avenir pour les universités du Québec. En plus de contester ses bénéfices, l'étude d'Éric Martin et de Maxime Ouellet révèle que le projet de gouvernance universitaire mis de l'avant par le gouvernement entraîne un détournement de la mission de l'université et une augmentation coûteuse du nombre de gestionnaires.
À l’initiative de Dominic Champagne, une vingtaine d'artistes invitent la population à signer cette pétition réclamant un moratoire sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste.
Le 23 novembre à Montréal, la colère contre les mesures injustes du dernier budget du gouvernement Charest montait d’un cran alors que plusieurs dizaines de membres de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics bloquaient toutes les entrées de l’édifice d’Hydro-Québec, au 75 René-Lévesque ouest, avec l’appui d’au moins un millier de personnes. « En bloquant Hydro-Québec, nous démontrons notre volonté de tout mettre en œuvre pour bloquer les mesures injustes du budget, dont la hausse brutale des tarifs d’électricité », explique Marie-Ève Rancourt, porte-parole de la coalition. D’autres actions directes ont également eu lieu à Québec, Gatineau, Sherbrooke, Longueuil et Rivière-du-Loup.
Le regroupement L’R des centres de femmes est en action dans plusieurs régions du Québec pour réclamer l'abolition de la contribution santé qui sera exigée dès le prochain rapport d’impôt et qui doit atteindre 200 $ par adulte par année en 2012. « Nous sommes indignées de la nouvelle taxe appelée contribution santé, d’autant plus que ses conséquences se feront sentir davantage sur les femmes qui, rappelons-le, le gagnent 63% du revenu des hommes », a déclaré Mme Lyse Cloutier présidente du regroupement.
Peu de jours passent sans qu'on rappelle que le financement des soins de santé et des services sociaux représente environ 40% du budget québécois. Puisque ce chiffre est le plus souvent utilisé pour semer l'inquiétude, on oublie son corollaire : combien il en coûterait aux Québécois-es, non seulement en dollars, mais aussi en iniquité, en injustice, en fracture sociale, et en corruption des décisions médicales assujetties aux diktats des compagnies d'assurance, si dès 1970 nous avions opté pour la solution du marché des assurances privées. Un article signé par trois médecins.
Nous appuyons cette décision en tant que féministes et, plus particulièrement, en tant que féministes qui occupent une position de leadership dans le domaine de la sexualité. L’Institut Simone de Beauvoir a été fondé en 1978 et offre le plus ancien programme d’études féministes au Canada. Notre programme d’études féministes a été le premier à offrir un cours sur les études lesbiennes (1985); nous avons contribué à La Ville en Rose, un colloque international sur les études gaies et lesbiennes qui s’est tenu en 1992; et nous avons participé activement à la mise sur pied du premier cours de premier cycle dédié au VIH/SIDA donné dans une université canadienne (1994). Depuis 2006, nous offrons un cours optionnel intitulé «Framing the prostitute» (Encadrer la prostitution) qui explore les manières dont les débats sur la prostitution sont construits au sein des politiques publiques et des milieux féministes et militants.
Nous sommes des Québécoises de plusieurs horizons, dont des travailleuses du sexe et des universitaires féministes, des organismes desservant des travailleuses du sexe et des spécialistes des droits humains, qui ne se sentent ni représentées ni incluses dans les positions prises par le Conseil du statut de la femme (CSF) contre le récent jugement de la juge Susan Himel de la Cour supérieure de l’Ontario en faveur de la décriminalisation du travail du sexe.
Rappelons qu’au lendemain du dit jugement, le CSF a émis un communiqué s’opposant farouchement à cette décision en postulant que : « La prostitution représente la forme ultime de la violence faite aux femmes, d’avilissement qui porte atteinte à la dignité humaine et qu’il ne faut surtout pas cautionner ». Le CSF dit se préparer à émettre un avis à cet effet, pour s’opposer à la décision de la juge Himel.
We are a diverse cross-section of Quebeckers, including sex workers, feminist academics, human rights experts and organizations serving sex workers. We feel neither included nor represented in the Quebec Council on the Status of Women’s (CSF) denunciation of the Ontario Superior Court ruling in favour of the decriminalization of sex work.
The day after the ruling, the CSF, a governmental body, issued a statement strongly objecting to Justice Susan Himel’s decision and claiming that: "Prostitution is the ultimate form of violence against women, of degradation that undermines human dignity and it can certainly not be condoned." The CSF announced it is preparing an official position paper opposing the Ontario decision based on these claims.