Bienvenue dans le comté de Fremont, Colorado. Un coin reculé avec 36 000 habitant-es, deux villes - Cañon City et Florence - 7 700 détenu-es et 13 prisons, dont Supermax où sont enfermés ceux jugés les plus dangereux et où on pratique la privation sensorielle comme à Guantanamo. Les prisons sont le cœur de l’économie locale, que la crise n’atteint à peu près pas. Et pour cause : les détenu-es travaillent pour trois fois rien (50$ par mois) et ils sont très nombreux. Aux États-Unis, où ne vit que 5% de la population mondiale, on trouve 25% de la population carcérale mondiale. Pas parce qu'il y a plus de criminel-les qu'ailleurs, mais parce qu'on a décidé de donner des peines plus sévères et d'augmenter la répression, ce vers quoi tend de plus en plus le gouvernement Harper.
Enrichi avec des entretiens avec un responsable de prison, un shérif, deux élu-es, la femme d’un prisonnier, un gardien syndicaliste, une jeune journaliste indépendante, des habitant-es et des militant-es, Prison Valley a remporté le prestigieux Prix Italia 2010 du meilleur site interactif lié à un programme radiophonique ou télévisé.
Selon Damien Contandriopoulos, chercheur à l'Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal, si le système public de santé du Québec continue d'aller dans la même direction encore quelques décennies, il deviendra aussi mauvais que celui des États-Unis. Il y a pourtant des solutions sensées : mettre sur pied une médecine de 1ère ligne qui fonctionne correctement, changer la fonction des hôpitaux pour qu'ils ne soient plus le centre du système, former beaucoup plus de médecins de famille et beaucoup moins de spécialistes (70% des médecins formés actuellement), en finir avec la rémunération à l'acte, utiliser les compétences de chacun-e de la bonne manière, informatiser les dossiers des patient-es et centraliser l'administration (dont la gestion des listes d'attente). Une vidéo d'une quinzaine de minutes.
Le discours actuel tend à nous faire revenir 40 ans en arrière, alors que l’accès aux soins de santé se faisait en fonction de la grosseur du portefeuille. Faut-il rappeler qu’avant l’entrée en vigueur du régime public d’assurance-maladie, le 1er novembre 1970, des gens s’endettaient pour se faire soigner ou attendaient avant de consulter, avec des conséquences dévastatrices sur leur santé? Le régime de santé public a été un gain majeur pour toute la population du Québec. Il est fondamental de se rappeler pourquoi il a été mis en place.
Afin de valoriser des solutions visant à maintenir un régime public de santé et de services sociaux et de déconstruire certains mythes, dont ceux entourant les bienfaits de la privatisation, la Coalition Solidarité Santé réalise des capsules vidéo. La première porte sur l’historique du système de santé. Elle rappelle le contexte qui prévalait avant la création du régime public et universel, relate les luttes menées pour sa mise en place, les retombées de son implantation, et conclut sur les enjeux actuels. Un court clip fait aussi la promotion des capsules vidéo de la Coalition.
« La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera », écrivait Zola dans son célèbre article J'accuse, publié en janvier 1898. Son texte a ébranlé toute la France. 2 000 intellectuels se sont joint à Zola pour réclamer que justice soit faite. Un nouveau procès s'est ouvert un mois après la publication du célèbre article. L'innocence du capitaine Dreyfus a été rétablie en 1899, cinq ans après sa première condamnation dont quatre années passée au bagne de la Guyane. La justice l'a acquitté de toute accusation de trahison contre l'État. Finalement, le seul crime de Dreyfus, c’était d'être juif.
Si le seul crime d'Alfred Dreyfus était d'être juif, celui d'Omar Khadr ne serait-il pas d'être musulman? Un musulman portant un nom arabe et dont le père était un combattant d'Al Qaïda. Il se trouve que ce musulman est aussi un Canadien, né au Canada. Un pays, faut-il le rappeler, qui a signé la convention sur la protection des enfants soldats. Omar était un enfant soldat au moment de son arrestation. C'est cette vérité qu'apparemment le gouvernement conservateur de Stephen Harper a de la misère à aimer. Pourquoi?
Immergée dans le délire étudiant, je ne peux m'empêcher d'être ce que je suis : une féministe qui s'implique dans son milieu. Touchée par les différents débats entourant la Marche mondiale des femmes et la légitimité de la Fédération des femmes du Québec, je me suis sentie interpellée et je ressens ici le besoin d'exprimer mon point de vue d'étudiante et de féministe.
On a beaucoup écrit sur le Réseau Liberté-Québec et ses plus de 450 inscriptions. Alors, je pose la question publiquement : lorsqu'est née la coalition nationale contre le « budget Bachand/Charest » l'année dernière, composée d'une centaine de regroupements sociaux et de gauche, ou lorsqu'a eu lieu le Forum social québécois avec la participation de plus de 5 000 personnes, est-ce que les médias en ont parlé pendant deux mois, suivi de chroniques et d'articles complets?
Dans le cadre du plan interministériel en itinérance 2010–2013, trois centres montréalais d’aide pour itinérants recevront 5 millions $ sur trois ans. Une bonne nouvelle, d'autant plus que le taux d’occupation des refuges pour hommes a augmenté de 4,5%. Cependant, alors que ce taux a cru de 30% pour les refuges pour femmes, ceux-ci ne se partageront qu'un montant récurrent de 150 000$. Pourtant les itinérantes ont autant besoin de soutien que les hommes, même si elles sont moins visibles parce qu'elles tolèrent des situations extrêmes afin d'éviter de se retrouver à la rue. Et quand elles y sont, elles se cachent. Charles Mathon de CIBL en parle avec Léonie Couture, de La rue des femmes de Montréal, qui refuse 5 à 6 femmes chaque jour et qui doit combler un déficit de 300 000$ chaque année.
Naomi Klein, Maude Barlow, Susan George, Riccardo Petrella, Laure Waridel et d’autres signataires d’une lettre ouverte dénoncent l’opacité qui entoure les négociations de l'Accord économique et commercial entre l'Union européenne et le Canada (AÉCG) et le fait que l'AÉCG libéralisera et déréglementera encore plus de secteurs de l’économie que les autres accords de libre-échange. Il risque entre autres de poser une menace pour nos services publics, d’autoriser massivement les OGM et d’entraver toute régulation sociale et environnementale sérieuse.
Le syndicat qui représente les scientifiques du gouvernement fédéral lance une campagne visant à mettre en valeur la science au service du bien collectif. « Les scientifiques du gouvernement fédéral ne ménagent pas leurs efforts pour assurer la protection des Canadiens, préserver l’environnement et veiller à la prospérité de notre pays, mais ils sont confrontés à des ressources de plus en plus limitées et à des décisions politiques déconcertantes », affirme Gary Corbett, président de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada.
Pour donner suite aux actions menées depuis 2008 réclamant un plan numérique pour le Québec, Communautique invite les organisations, les personnes et leurs réseaux à s'approprier, faire circuler et amender le Manifeste pour un plan numérique québécois. Parce que, « que l'on soit « verts », « lucides » ou « solidaires », nous devons tous reconnaître le caractère révolutionnaire de la présente mutation socionumérique. Si nous, Québécoises et Québécois, n'arrivons pas, individuellement et collectivement, à nous approprier ces développements et ces nouveaux usages en fonction de nos besoins, de nos valeurs et aspirations, non seulement risquons-nous de rater de remarquables opportunités, mais aussi de devoir composer avec des inadaptations et fractures sociales et économiques qui découleront dès lors de décisions prises par d'autres et ailleurs. »