Prenez un quart d'heure pour écouter ce discours lumineux d'une écrivaine nigérienne sur les histoires uniques qu'on a tous et toutes sur certains peuples. C'est en anglais, mais son histoire est aussi offerte sous-titrée en plusieurs langues dont le français, tandis que le texte est accessible ici.
Une fois qu'on a écouté ce qu'elle raconte, on se met à débusquer les histoires uniques que nous avons tous et toutes en tête sur toutes sortes de catégories de personnes, dont les musulmanes voilées (forcément dominées), les pauvres (démunis), les prostituées (exploitées et sans pouvoir) et ainsi de suite. Ces histoires ne sont pas fausses, mais elles sont si incomplètes qu'elles volent la dignité des personnes et peuples visés ainsi réduits à des stéréotypes.
Je vous laisse sur un commentaire publié ici :
Michael Karnerfors, Feb 17 2010: "The consequence of the single story is this: it robs people of dignity. It makes our recognition of our equal humanity difficult. It emphasizes how we are different rather than how we are similar".
This phrase mirrors very close an opinion I have held for years, in a different area: that of sex work. For sex work - prostitution, adult modelling, stripping, etc - there is in the mainstream an extremely uniform Single Story about The Unhappy Hooker. Sex workers are prejudicely seen as damaged. They are painted with the Single Story brush as drug-using rape victims with no self-esteem, and/or intense denial of their supposed "plight".
When first-party sex worker interrest groups speak up (as opposed to third-party activists such as radical feminists) the Single Story about The Unhappy Hooker is always one of the first thing they argue against, and how it robs them of their voice and their dignity.
This goes to show the Single Story is not just between peoples. It can be anywhere.



Merci infiniment d'avoir publié ce discours remarquable; un pur bonheur! Je le reprends sur notre site car il faut que le maximum de gens puissent l'entendre.
Nelly
Rédigé par : Nelly | 19.04.2010 à 07:20