
par FIRE, 27 janvier 2010
Santo Domingo, République dominicaine. La tragédie qu’a souffert le peuple haïtien le 12 janvier a appelé à l'action les féministes solidaires des quatre coins du monde et, en particulier, les féministes latino-américaines et caribéennes. Les 26 et 27 janvier, celles-ci se sont d’ailleurs réunies à Santo Domingo avec des représentantes du mouvement des femmes haïtiennes. Elles se sont entendues pour concrétiser cette solidarité en établissant le Camp féministe international Myriam Merlet, Anne-Marie Coriolan et Magalie Marcelin.
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En Amérique du Sud, on ne s’embarrasse pas des syndicalistes. On les tue. Depuis 2002 pour la seule Colombie, plus de 470 leaders ouvriers ont été abattus par des milices paramilitaires à la solde de compagnies prêtes à tout pour empêcher leurs employés de se syndiquer. Au nombre de ces entreprises sans scrupules figurerait Coca-Cola. Parlez-en à Martin Gil, dont le frère a été tiré à bout portant alors qu’il travaillait à l’usine d’embouteillage de Coca-Cola à Carepa. Ce qu’on lui reprochait : faire partie de l’équipe de négociateurs du syndicat. Comme la majorité des crimes violents commis contre les syndicalistes colombiens, le meurtre d’Isidro Gil est resté impuni.
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par Steve Foster, président-directeur général du Conseil québécois des gais et lesbiennes
Le 9 janvier, le Soleil publiait en ses pages et sur son site internet un texte signé de quatre professeurs de philosophie à la retraite intitulé Un plan de lutte contre l'homophobie méprisant pour la population. Il est surprenant de voir des philosophes user de plusieurs sophismes et d’une aussi grande malhonnêteté intellectuelle pour dénoncer la nouvelle Politique nationale de lutte contre l’homophobie de la ministre Weil.
Ceci est d’autant plus étonnant que c’est en suivant des cours de base en philosophie que les étudiant-es sont généralement initiés à la notion de sophisme, qui se veut un raisonnement rigoureux et logique, mais qui en réalité n'est pas valide. Et dans ce texte, le sophisme est le suivant : s’il y a une majorité de gens qui croit en une idée ou une façon de penser, cela est nécessairement juste et devient alors une vérité.
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par la Coalition pour le contrôle des armes
Comme vous le savez, le premier ministre Harper a prorogé le parlement jusqu'au 3 mars 2010. Par la prorogation, tous les projets de lois meurent au feuilleton et devront être réintroduits. Bon nombre des membres de la Coalition pour le contrôle des armes espéraient que cela s'appliquerait aussi au projet de loi d’initiative privé C-391 (abrogation du registre des armes d'épaule) qui a passé la deuxième lecture le 4 novembre 2009. Malheureusement, les projets de loi d’initiative parlementaire ne sont pas concernés et seront automatiquement réactivés le 3 mars. Le projet de loi C-391 sera donc devant le Comité permanent de la sécurité publique et nationale lors de la reprise des travaux à la Chambre des communes.
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par le Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM)
En réaction à l’article de Denis Lessard paru dans La Presse du 13 janvier La fraude à l’aide sociale frôle les milliards, le RIOCM s’inquiète de la campagne de propagande qui semble avoir cours dans les médias à l’égard des prestataires de l’aide sociale.
Nous tenons à rappeler que les prestations d’aide sociale s’élèvent à 592,08$ (incluant le montant pour la TVQ) par mois pour une personne seule. Avec ce maigre montant, il est impensable de subvenir adéquatement à ses besoins fondamentaux tels que se nourrir, se loger et s’habiller. Peut-on vraiment parler de fraude alors qu’il est mathématiquement impossible de survivre avec un tel montant?
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Selon une première estimation de l'OMS, le séisme a fait plus de 50 000 morts, 250 000 blessés et 1,5 million de sans-abri. Selon le ministre de l'Intérieur haïtien, Paul Antoine Bien-Aimé, le bilan pourrait atteindre 200 000 morts. Alors qu'une grande partie de la population sinistrée n'a ni nourriture ni eau potable, les médias parlent de plus en plus de pillages. «Quand les gens, au péril de leur vie, vont dans les décombres chercher de quoi boire et se nourrir (...) cela ne s'apparente pas à du pillage mais à de la survie. Il y aura sans doute du pillage plus tard, car toute ville de deux millions d'habitants possède son quota de bandits, mais jusqu'ici ce que j'ai vu ce ne sont que des gens qui font ce qu'ils peuvent pour survivre», ne cesse d'expliquer Dany Laferrière. En fait, les pillages de magasins sont nécessaires. «Il n'y a pas d'autres moyens d'obtenir de la nourriture», dit Matt Marek, un représentant de la Croix Rouge étatsunienne. «Même si vous avez de l'argent, il n'y a aucun moyen d'acheter quoique ce soit parce que les magasins ont été détruits et que personne n'est au travail.»
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