Vous croyez n’avoir jamais vu de personnes vivant avec le sida? Comment le savez-vous? Le VIH est invisible, mais il fait partie de votre monde, que vous le voyiez ou pas. Au début de l’épidémie, vous auriez peut-être pu reconnaître une personne vivant avec le VIH, mais les traitements rendent la maladie à VIH plus gérable et moins visible. Néanmoins, leur coût est élevé et il y a des effets secondaires. Mais s'il n’y a toujours pas de remède, le VIH est évitable à 100%. N'empêche qu'en 2009, les personnes vivant avec le VIH sont encore confrontées au stigmate et à la discrimination. En ce moment, vous pourriez être assis-e sans le savoir à côté d’une personne séropositive. Ou vous pourriez faire partie du 30% des 62 000 Canadien-nes qui ne sont pas au courant de leur séropositivité. Comment verriez-vous alors le VIH? Pourquoi le verriez-vous différemment dans le cas de quelqu’un d’autre?
Pour plus d’information sur le VIH/sida et sur les façons de freiner l’épidémie et de combattre la stigmatisation, lisez les feuillets d’information de la Société canadienne du sida.
Nous avons entendu parler des brimades subies par la population palestinienne aux centaines de points de contrôles et barrages routiers qui parsèment la Cisjordanie occupée. Combien de fois avons-nous lu des récits de femmes accouchant sur le bas côté de la route, de malades empêchés par les soldats israéliens d’être rapidement transférés vers une clinique ou un hôpital? En transposant cette réalité dans un contexte familier, les réalisatrices britanniques Alexandra Bouillon et Sheila Menon donnent à ressentir cette violence au quotidien. Le moins que nous puissions faire est de cesser d'acheter des produits israéliens. Ils sont faciles à identifier : leur code barre commence par le 729.
Les technologies d'information et de communication (TIC) peuvent représenter un danger pour les femmes, mais elles peuvent aussi être des outils efficaces de lutte contre la violence. C’est dans cette optique que se déroule, du 25 novembre au 10 décembre, la troisième édition de Tech sans violence, une campagne d'actions numériques visant à s'approprier les technologies de l'information et des communications (TIC) afin de prévenir et de mettre un terme à la violence envers les femmes.
Face à l'absurdité de la construction d'un port méthanier devant l'île d'Orléans à quelques encablures de la cité historique de Québec, des personnalités livrent leurs réflexions dans Rabaska : Le navire maudit, une collection de courtes vidéos de Chloé Germain-Thérien accessibles sur la page d'accueil du site du Collectif national Stop au méthanier. Laure Waridel, Louise Vandelac, Julius Gray, Marcel Junius, Yves Lambert, Gérald Larose, Jici Lauzon, Michel Lessard, Michel Rivard, Luc Archambault et Yves Beauchemin s'interrogent, critiquent et se révoltent face à ce qui risque d'être un des projets industriels des plus destructeurs de ce début de siècle. Leurs voix s'ajoutent à celles de toutes les personnes qui luttent contre ce projet depuis plus de cinq ans et qui persistent à espérer que leurs efforts ne soient pas vains.
Je suis à Bordeaux, la prison. Dans le petit local qui me sert de studio temporaire depuis quatre ans, j'accueille ce matin douze Souverains dont dix sont noirs. Tous dans la vingtaine. Certains sont nés au Québec et d'autres sont arrivés très jeunes d'Haïti. Je sais d'avance que ceux-là se sentiront particulièrement plus visés par la nouvelle que je m'apprête à annoncer. Mais je ne voudrais pas l'annoncer n'importe comment. Pas comme dans les nouvelles. Et encore moins comme certains chroniqueurs l'ont accueilli, c'est-à-dire avec grande joie, sans plus. J'aimerais que mes Souverains retrouvent dans cette nouvelle plus qu'une simple fierté folklorique face à la réussite d'un homme. Un homme qu'ils perçoivent comme un des leurs.
Vous êtres conviés à faire circuler et à signer cette déclaration qui marque une étape importante dans la lutte de longue haleine qui s'engage au niveau tant national qu'international pour la protection des renseignements personnels et de la vie privée. Entre autres recommandations, cette déclaration enjoint les gouvernements à avoir et à faire appliquer une politique et un cadre juridique de protection de la vie privée. Elle demande aussi un moratoire sur la mise en œuvre de nouveaux systèmes de surveillance de masse tant qu’ils n’auront pas fait l’objet d’une évaluation complète et transparente par des autorités indépendantes et d’un débat démocratique, et appelle à une politique internationale de la vie privée avec la participation de la société civile.
Faites parvenir votre signature à privacy@Datos-personales.org d'ici le 28 janvier 2010, Journée internationale de la protection des données personnelles.
Depuis quelques années, le discours sur l'hypersexualisation des jeunes ne cesse de gagner en popularité. On dénonce la mode sexy, les concours de pipes dans les écoles, la multiplication des fuckfriends, les rapports sexuels précoces. Les ados d'aujourd'hui ont-ils vraiment une sexualité débridée? Dans une étude à paraître en novembre dans la revue Globe, des chercheur-es en sexologie de l'UQAM démontrent plutôt le contraire. « Malgré une sexualisation grandissante de l'espace médiatique, les jeunes ont une sexualité plutôt conventionnelle. Ils accordent de l'importance à l'amour et à la famille », affirme Martin Blais, principal auteur de La sexualité des jeunes Québécois et Canadiens : regard critique sur le concept d'« hypersexualisation ». « Il y a un alarmisme dont je ne vois pas les fondements. La sexualité des jeunes n'est pas décadente et rien ne laisse croire que ce sera pire dans les années à venir. » À lire dans la Presse.
Cette enquête journalistique de Mohammed Sifaoui, un journaliste, écrivain et réalisateur algérien installé en France, qui se décrit comme un laïque démocrate de confession musulmane, a fortement déplu à Tariq Ramadan. Sur son blogue, M. Sifaoui écrit que ce « reportage ne pouvait être qu’à « charge » comme le furent d’ailleurs la majorité des travaux journalistiques qui lui avaient été consacrés au cours des années passées et notamment le livre de Caroline Fourest intitulé « Frère Tariq » ou encore celui de Lionel Favrot : « Tariq Ramadan dévoilé » (...) « Oui Tariq Ramadan est un islamiste. Il est de ceux qui veulent que l’islam politique, la version européenne des Frères musulmans, infiltre les institutions, la société, les associations, les partis, les médias et j’en passe pour pouvoir peser sur ces mêmes sociétés, les « réformer » de l’intérieur, les islamiser ou les réislamiser, pour mieux les pervertir et les amener progressivement à accepter une vision moyenâgeuse de la religion musulmane. »
Au Québec comme dans les autres sociétés laïques, le port du voile fait l’objet de débats épineux. Ce qu'on sait moins, c'est que c'est aussi le cas chez les musulmanes elles-mêmes, qui ne sont que 10 à 12% à le porter. Vivant à Longueuil, Natasha Ivisic s'est convertie à la religion musulmane il y a une quinzaine d'années, après son mariage avec un Algérien. Afin d'éclairer sa fille Amina alors âgée de 13 ans sur son futur choix de se voiler ou pas - et aussi de porter ou pas en public des vêtements amples qui ne découvrent que les mains et le visage - elle décidait de se lancer avec elle dans le tournage d'un documentaire. En cours de route, confrontée aux points de vue diversifiés de musulmanes québécoises sur le voile, elle remettait en question son propre choix de se voiler depuis la naissance d'Amina.
Le Muslim Canadian Congress (MCC) condamne la tuerie de 13 soldats étatsuniens de Fort Hood par le major Nidal Hasan, un musulman qui travaillait à cette base militaire. Le MCC est particulièrement préoccupé par l'évidente justification religieuse de ce massacre. S'il est encore trop tôt pour formuler un jugement définitif, on peut d'ores et déjà voir dans ce drame la conséquence de la propagation de l'idéologie du djihad qui peut fausser complètement le jugement. Dans le cas du major Hasan, il est clair qu'il a été poussé à agir par la doctrine du djihad armé propagée par des imams radicaux.