À un moment ou un autre, vous avez probablement eu à payer pour des soins de santé ou des services liés à votre santé pour vous-même ou l’un de vos proches. Il est possible que vous ayez été surpris-e par le fait de devoir payer. Il est possible également que vous ayez été dans l’incapacité de payer ou que vous ayez accepté cette contrainte parce que vous n’aviez pas le choix.
La Coalition Solidarité Santé pense qu’il est de plus en plus fréquent d’avoir à débourser pour des soins de santé et que cela affecte particulièrement les personnes dont les revenus sont bas. Pour ces raisons, elle cherche à obtenir, au moyen d’un questionnaire, de l‘information sur ces situations que vous ou vos proches avez peut-être vécues.
Contexte
Depuis les années 1980, les différents gouvernements du Québec ont remis en question le financement public du système de santé et de services sociaux soit en le réduisant, en coupant dans les services ou en évoquant la privatisation.
Le gouvernement de Jean Charest est le plus audacieux dans ces tentatives de remise en question puisqu’il a introduit de façon légale et administrative le recours aux services privés et qu’il vise désormais à «établir un équilibre entre le financement par les impôts et le financement payé par la tarification» (budget 2009-2010, Assurer la qualité et le financement des services publics, page 10).
Par rapport au financement total, les revenus de tarifications du réseau de la santé représentaient, en 2007-2008, 5,8%, soit 1,3 milliard $. Ces chiffres ne comprennent pas la tarification des services désassurés comme par exemple les soins dentaires, mais on évalue à 30% la proportion du financement payé directement par les personnes ayant recours aux soins de santé et de services sociaux.
On peut donc supposer que la rhétorique de «l’équilibre» employée par Monique Jérôme-Forget dans le cadre du budget 2009-2010 a pour but de persuader les citoyen-nes qu’il faut corriger à la hausse ce pourcentage de 5,8% assumé directement par les citoyen-nes. Pour la Coalition solidarité santé, cette méthode de financement est hautement régressive. Elle affecte particulièrement les personnes à faible revenu et pénalise les personnes à revenu moyen.
Par conséquent, la Coalition solidarité santé s’est fixé comme objectif de rendre visible la diminution du panier de services et de dénoncer le recours de plus en plus fréquent à la facturation. Ces objectifs seront atteints par le biais d’une campagne qui sera menée auprès des groupes et organisations membres de la Coalition qui devront s’assurer de faire le relais à l’intérieur de leurs rangs.
Objectifs
Montrer que les soins de santé et les services sociaux sont de moins en moins financés publiquement (via la fiscalité), donc de moins en moins universels et accessibles.
Dénoncer le recours de plus en plus fréquent à la facturation pour obtenir des soins de santé et services sociaux et par conséquent à un mode de financement régressif.
À qui s’adresse-t-on?
À des personnes qui ont été référées ou à qui on a recommandé d’aller vers des services pour lesquels elles ont dû payer (incluant les services dans le réseau public mais pour lesquels des frais étaient exigés).
Ces personnes ont déboursé d’elles-mêmes ou ont été remboursées par un assureur privé OU ont choisi de ne pas se soigner OU sont demeurées dans le réseau public.




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