Le 13 septembre à Montréal avait lieu une manifestation organisée par le Cercle des Premières Nations de l’UQAM, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Femmes autochtones du Québec, Amnistie internationale et l’Association pour une solidarité syndicale étudiante. Il s'agissait de rappeler à la population que le 13 septembre 2007, le gouvernement du Canada refusait d’adhérer à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. En effet, le Canada, les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont les seuls pays qui ont rejeté ce document, résultat de plus de 20 ans de réflexion.
Ce sont notamment les articles 19 et 26 de la Déclaration ayant trait au consentement des Autochtones dans les dossiers les concernant et au contrôle effectif et autonome des territoires ancestraux qui posent le plus problème au gouvernement conservateur. Ils stipulent que les peuples autochtones ont "droit aux terres, territoires et ressources qu’ils possèdent et occupent traditionnellement" et obligent les États à obtenir leur consentement préalable, libre et éclairé "avant d’adopter et d’appliquer des mesures législatives ou administratives susceptibles de les concerner". Cela signifie que le gouvernement du Canada souhaite implicitement maintenir les Autochtones dans une situation d’infériorité où ils doivent accepter les décisions arbitraires les concernant et concernant leurs territoires. Ils demeurent aussi assujettis à la Loi sur les Indiens, une loi coloniale vivement contestée.
Afin d’assurer le respect des droits humains les plus fondamentaux des peuples autochtones plutôt que d'attendre une nouvelle crise pour agir, l'APNQL et Amnistie internationale vous invitent à faire circuler cette pétition. L'APNQL interpelle aussi les principaux partis politiques pour qu'ils prennent position au sujet de la déclaration de l'ONU.



Commentaires