Le Codex alimentarius est un programme de la FAO et de l'OMS consistant en un recueil de milliers de normes alimentaires relatives à la production et à la transformation agroalimentaires présentées comme ayant pour objectifs d'assurer la sécurité sanitaire des aliments et de faciliter des pratiques en matière marchande. Créée en 1963, la gigantesque Commission du Codex alimentarius, où siègent les représentants de 175 pays dont le Canada, joue un rôle prépondérant dans la normalisation alimentaire mondiale. Elle a été reconnue lors de la fondation de l'OMC en 1994 sous réserve que ses prescriptions n'entravent pas les échanges commerciaux.
Mais le Codex alimentarius, qui entrera en vigueur le 31 décembre 2009 alors que les populations de ces 175 pays n'en ont jamais entendu parler, ne sert ni les intérêts ni la santé de celles-ci, mais les intérêts des multinationales de l'industrie agroalimentaire, de la chimie, de la biotechnologie, de la pharmacie et de la médecine. Entre autres, elle autorise l'usage de sept des pires pesticides interdits par 176 pays, elle exige que tout le bétail soit traité aux antibiotiques et à l'hormone de croissance commercialisée par Monsanto, que la nourriture soit irradiée, sauf quand elle est crue et consommée localement, et criminalise les produits de santé naturels, les vitamines - à moins que leur dosage soit très faible - et les herbes. Il deviendra illégal de fournir des biscuits à haute teneur en nutriments aux pays qui en ont besoin. Tout ce qui ne sera pas permis par le Codex sera illégal. D'emblée, les pays qui se conformeront au Codex gagneront leur cause devant l'OMC quand des pays qui ne s'y conformeront pas tenteront de défendre les intérêts et la santé de leur population. Selon un document de la FAO et l'OMS, quand le Codex sera en vigueur, les nouvelles normes sur les vitamines entraineront trois milliards de décès, mais il n'y a pas que les normes sur les vitamines.
Extrait sous-titré en français d'une conférence sur le Codex alimentarius de la neurologue Rima Laibow, membre de la Natural Solutions Foundation qui a pour but d'informer la population des États-Unis sur le Codex et sur les moyens de le contrer.
Il y a quelques semaines, les députés fédéraux ont voté contre un projet de loi qui aurait obligé les producteurs et détaillants à identifier les OGM sur les étiquettes des produits qu'ils vendent. Le Canada et les États-Unis sont parmi les seuls pays occidentaux à ne pas exiger un tel étiquetage. Cet extrait d'une conférence de l'analyste Ian R. Crave - qu'il aurait pu intituler "Est-ce vrai?" - explique que les Nations Unies, par l’entremise du Codex alimentarius, sont en train de prendre le contrôle de la nourriture à l’échelle planétaire et de promouvoir l’industrie pharmaceutique, entre autres, au détriment des vitamines et des aliments naturels.
Pages reliées :
Faire face à la menace des multinationales pour le monde paysan, AlterPresse, 25.10.2008
Le projet de loi canadien C-51 interdira la vente de 60% des produits de santé naturels, Mike Adams, 21.05.2008
Bienvenue dans le monde de Monsanto, Cybersolidaires, 17.03.2008
The corporation (avec des sous-titres en français), un documentaire de Jennifer Abbott et Mark Achbar, Canada, 2003



Il est urgent de s'interroger sur le rôle de l'OMS. L'affolement mondial qu'elle a créé en élevant au niveau 6 le risque d'une pandémie mondiale de grippe A avant même que le virus ne pointe son nez devrait éclairer les esprits qui croyaient encore en elle. L'effet sur les Etats a été immédiat. En France, nous nous sommes retrouvés exactement dans la même situation
qu'en 1994 avec la vaccination de masse totalement injustifiée contre l'hépatite B: manipulation des masses par la peur au profit d'une industrie
pharmaceutique qui dévore sans scrupules l'argent de l'assurance maladie. Seuls les acteurs ont changé : Roselyne a remplacé Philippe Douste-Blazy qui a depuis admirablement su prendre le large. Mais Roselyne ne risque rien non plus : la seule leçon que nos responsables de santé publique ont tirée du désastre sanitaire de la vaccination hépatite B en France n'a pas été le retour au principe hippocratique de prudence, mais une mesure radicale pour se protéger des procès qui pourraient leur être faits à l'avenir. Notre Parlement y a pourvu. C'est voté. S'il y a des accidents, les victimes ne pourront rien faire. L'impunité est accordée d'avance. La même mesure a été prise aux Etat-Unis.Résistons.
Rédigé par : FOUCRAS Lucienne | 27.11.2009 à 04:02