par Jeannot Vachon
Les positions défendues par les jeunes libéraux sont surprenantes par leur côté radical, mais ce qui surprend le plus, c'est l'écart entre leurs positions et le mot «libéral». Bien qu'il se situe maintenant plus près du centre, le libéralisme est un mouvement qui provient de gauche et se veut protecteur des faibles. En augmentant radicalement les frais scolaires et en cherchant à couper les jarrets des syndicats, ils se font défenseurs des riches et de la grande entreprise. De plus, en forçant un apprentissage intensif de l'anglais chez les jeunes, on applique une mesure coercitive qui peut être vue comme une attaque contre la préservation du français si chère à une majorité de Québécois-es. Si les jeunes libéraux penchent autant à droite, ils devraient peut-être plutôt lorgner du côté de l'ADQ ou du Parti conservateur. Pas étonnant que Charest, lui-même un conservateur fraîchement converti au libéralisme, ait vite balayé ces recommandations.
Pages reliées :
Les jeunes (néo)libéraux démasqués, Eloï Bureau, 09.08.2008
Pour changer le monde?, Marc Beaudoin, 05.08.2008
Les syndicats : au bord de l'essoufflement?, Jonathan Harmon, 09.08.2008
Les visées réactionnaires des jeunes libéraux, 05.08.2008
Les jeunes libéraux votent à main levée… pour la tenue d’un vote obligatoire secret de syndicalisation, Dominic Lemieux, 03.08.2008



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