Appels à l'action

« Poursuites-bâillons : un vaste consensus pour protéger la liberté d’expression | Accueil | Droits sociaux virtuels »

09.04.2008

Dictionnaire critique de la globalisation : les mots du pouvoir, le pouvoir des mots

Délocalisation, financiarisation, flexibilité du travail, partenariat public-privé, réingénierie… Tous ces mots font partie d’un discours banalisé et largement utilisé par les médias qui façonne nos esprits et brouille notre compréhension du monde si nous ne questionnons pas leur véritable sens. Comment la globalisation, qui vise à englober dans un marché mondial déréglementé toutes les ressources de la planète, s’est peu à peu imposée à toutes les sphères de nos sociétés? Quelles sont ses bases idéologiques? Comment fonctionne-t-elle et quels sont les impacts de ce nouvel ordre économique mondial sur les politiques gouvernementales et sur notre vie quotidienne?

Véritable outil de décodage des mots du pouvoir, ce dictionnaire définit, analyse et démystifie un ensemble de termes clés qui révèlent la trame et les ressorts internes de la globalisation. D’entrée de jeu, Jacques B. Gélinas établit la différence entre globalisation et mondialisation, afin d’éviter les quiproquos dans les débats en cours sur les crises écologique, financière et géopolitique qui caractérisent notre époque.

Ce livre est conçu pour répondre aux interrogations du grand public afin qu’il puisse jeter un regard critique sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui se nouent, à son insu, dans ce monde globalitaire. Une brève postface ouvre une fenêtre sur des perspectives d’alternatives.

Quelques extraits
ALÉNA : … comporte une clause dite de «partage proportionnel» qui oblige les Canadiens à partager leurs ressources énergétiques avec les États-Unis, même en cas de crise ou de pénurie au Canada…

Déficit démocratique : … l’abdication des gouvernants face aux lobbies d’affaires constitue un des effets les plus pervers de la globalisation…

Économie de marché : … expression utilisée par ceux qui sont gênés d’appeler le capitalisme par son nom…

Organisation mondiale du commerce (OMC) : … institution intergouvernementale la plus puissante de la planète, ses pouvoirs dépassent ceux des Nations Unies et ceux de toutes les autres organisations internationales : pouvoir de prédominer sur les législations nationales, pouvoir de restreindre les droits environnementaux et sociaux…

Wal-martisme : … par ses méthodes de pression sur les salaires, d’encouragement à la consommation et d’élimination des concurrents, Wal-Mart s’impose comme le fer de lance de la globalisation et bouleverse tout le système, en le poussant à la limite de ses excès…


"Il est tout à fait justifié de prendre position sur des enjeux qui mettent notre avenir et la planète en danger. Je veux avec ce dictionnaire participer au débat public et rendre intelligibles des mots-clés pour comprendre notre société, parce que comme le disait Susan George, un autre monde est possible si on sait de quoi on parle."

Sociologue de profession, Jacques B. Gélinas a été coopérant en Amérique Latine, professeur en sociologie du développement et cadre au ministère des Relations internationales du Québec. Il est aujourd'hui essayiste, conférencier et membre actif du conseil scientifique d’ATTAC-Québec. Il est l’auteur de Et si le Tiers Monde s'autofinançait?, La globalisation du monde : laisser faire ou faire?, Le virage à droite des élites politiques québécoises, et a collaboré au livre collectif d’ATTAC-Québec, Où va notre argent? Une fiscalité pour les riches, tous publiés aux Éditions Écosociété.

Page reliée : Décortiquer les mots du pouvoir, Amélie Tendland, 28.02.2008

Commentaires

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas sur ce weblog tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Si vous avez un compte TypeKey ou TypePad, merci de vous identifier

Outil de recherche


  • Google

    google.ca
    cybersolidaires.typepad.com

Your email address:


Powered by FeedBlitz

Agenda