Le gouvernement du Québec a entrepris une campagne conçue pour sensibiliser la population à la problématique des agressions à caractère sexuel. En 2005, selon les données du ministère de la Sécurité publique, en moyenne, 16 agressions sexuelles ont été déclarées chaque jour à la police, mais on estime qu'à peine le cinquième font l'objet d'une plainte. Cette campagne vise à briser ce silence. Parmi les moyens mis en oeuvre, mentionnons la diffusion de messages, notamment par l'entremise de Vrak.TV, de Musique Plus et de Zoom Média. Pour plus d'information, consultez www.BrisonsLeSilence.com.
Le 26 mars 2008, le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) lançait une campagne d'appuis visant à réclamer du gouvernement du Québec la mise en place d'une politique en itinérance, afin de répondre de façon globale à ce problème croissant. Uniquement à Montréal, le gouvernement fédéral estimait en 2006 à plus de 30,000 le nombre de personnes se trouvant en situation d'itinérance chaque année. Selon Pierre Gaudreau, coordonnateur du RAPSIM , "on parle d'un enjeu majeur de société qu'on ne peut plus faire semblant d'ignorer. Lutte à la pauvreté, logement, éducation, accès à la santé, soutien aux organismes sont quelques-uns des domaines dans lesquels le gouvernement doit se doter d'une vision et d'une action pour réduire et prévenir l'itinérance".
Ce rapport est la culmination de la série d’événements et de discussions anti-racistes «Accommode donc ça!», qui avait pour objectif de remettre en question le climat de xénophobie entourant le supposé «débat» sur les accommodements raisonnables au Québec. Cette série d’événements s’inscrit dans la foulée de la mobilisation anti-raciste qui a eu lieu à l’automne 2007 à Montréal, pour dénoncer la Commission Bouchard-Taylor comme un forum basé sur des prémisses racistes et sexistes, et pour rejeter sa supposée fonction de «forum» alors qu’elle a agi comme une plate-forme ouverte au racisme béat.
Le débat sur les accommodements raisonnables au Québec est construit sur un ensemble de fausses prémisses au sujet de la relation entre la majorité (le «nous») et les minorités (le «eux») et ce que «nous» pensons être le comportement correct pour «eux». Il s’agit du mauvais débat. Les accommodements raisonnables devraient commencer avec les droits en milieu de travail. «Accommoder raisonnablement» signifie la protection des droits fondamentaux, un salaire décent, la reconnaissance rapide des compétences et l’abolition des programmes de «travailleur saisonnier» qui bafouent les droits des travailleurs. Il est nécessaire de se rappeler que le Québec-Canada a été historiquement créé et développé «grâce» à la colonisiation des Premières Nations et l’exploitation des travailleurs migrants. Ces procédés se perpétuent impunément.
Elle en a gros sur le cœur, Martine Dion. Son problème : la concentration de la distribution alimentaire. Non qu'elle soit artisane ou productrice agricole. Elle n’est pas épicière non plus. Ce qui l’intéresse, Martine, ce sont les miettes. Elle dirige une banque alimentaire : 22 points de distribution pour les plus mal pris d’Abitibi-Témiscamingue. Elle les recevait par camions ses miettes; tous les invendus du grossiste régional ADL Ltée. «De quatre à dix palettes de fruits et légumes tout à fait comestibles.» Presque chaque jour depuis dix ans. Le soufflé est retombé l’an dernier : 6,731 kilos de fruits et légumes en octobre 2006; 171 kilos le mois suivant, pas même une palette à se mettre sous la dent. Sobeys, dont les fruits et légumes s’empilent à hauteur de quatre étages dans un entrepôt à Boucherville, a acheté ADL. Fini! les miettes. Elles iront ailleurs, à la poubelle ou au compost.
Dans ce film de 12 minutes auquel Lorraine Guay donne le ton, Santiago Bertolino met en perspective le combat que mènent actuellement certains syndicats, groupes communautaires et citoyens contre la privatisation du système santé au Québec. Lisez aussi l'article qu'il a écrit pour accompagner son film.
Une campagne d'envoi de cartes postales pour sauver des vies a été lancée par les personnes vivant avec le VIH/sida, leurs ami-es, leurs familles et les organismes de services de l'Alberta, de l'Ontario et du Québec, suite à la décision du gouvernement fédéral de couper, à travers le pays, le financement des organismes communautaires. Ce financement est utilisé pour offrir des services directs aux 62,000 Canadien-nes vivant avec le VIH/sida ainsi que des programmes d'éducation pour prévenir de nouvelles infections. En 2006, 2,508 Canadien-nes ont été diagnostiqués porteurs du VIH, soit 14% de plus qu'en 2001. Actuellement, on estime qu'environ 4,000 Canadien-nes sont infectés par le VIH chaque année. Le sida ne se guérit toujours pas et demeure une maladie débilitante et fatale.
Le 26 mars 2008, le Regroupement des cuisines collectives du Québec (RCCQ) et les 1,400 groupes de cuisine collective du Québec célèbrent la Journée nationale des cuisines collectives en invitant la population à venir écouter les témoignages des personnes qui y sont directement impliquées. C'est sous le thème "Paroles des cuisines collectives" que le RCCQ et ses membres rendront hommage aux 37,000 Québécois-es qui récoltent régulièrement les bienfaits des cuisines collectives. Elles et ils prendront la parole pour vous dire que les cuisines collectives répondent à différents besoins - apprendre à cuisiner, sauver du temps, avoir des repas préparés à l'avance et une meilleure alimentation - et que cuisiner en groupe est avantageux tant au niveau du partage, de l'acquisition de connaissances que des économies.
Bande annonce du documentaire de Marie-Monique Robin (1h48); coproduction : ARTE France, Image et Compagnie, Productions Thalie, ONF (Canada), WDR (Allemagne).
En mars 2008, un documentaire de Marie-Monique Robin sur ce que Monsanto est en train de faire à la planète était lancé en France et en Allemagne. Dans ce documentaire à la fois passionnant, très documenté et courageux, cette journaliste d’investigation chevronnée fait voir les pratiques prédatrices de Monsanto. J'avais déjà entendu parler de cette multinationale, mais je n'avais pas trois ans devant moi pour faire des recherches aussi poussées afin de me faire une opinion articulée sur ce qui se passe à notre insu. Comme bien d'autres, je suis passée en partie à côté. Pas elle. Aujourd'hui, le réchauffement climatique me semble quasi dérisoire à côté, c'est dire.
Une enquête sur le désastre qu'a entraîné la culture du soja transgénique en Argentine, qui permet la culture des OGM depuis 1996, alors qu'elle cause des dégâts irréversibles. La situation est urgente, mais les "élites" ne l'ont toujours pas compris. Une autre preuve qu'on ne doit pas faire confiance à n'importe qui. Voici un résumé de ce reportage.
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