La campagne Réapproprie-toi la technologie! prend le Québec par surprise
La campagne Réapproprie-toi la technologie! - qui refuse d'accepter l'omniprésence de la violence à l'égard des femmes, en particulier sur l’Internet, prenait le Québec par surprise au cours des deux dernières semaines. C’est avec un site Web dynamique (www.techsansviolence.net) et la participation de plusieurs organismes biens connus du milieu des technologies émergentes et de la lutte à la violence faite aux femmes qu'elle s’ancrait solidement au Québec. Initiée en 2006 par le Programme d’appui aux réseaux de femmes de l'Association pour le progrès des communications (PARF d’APC), elle fait partie de l'initiative des 16 jours d'action contre la violence basée sur le genre.
«C'est notre droit de définir, modeler, participer, utiliser et partager notre connaissance de l'information et de la technologie, et de créer des espaces numériques qui protègent les droits de tous et de toutes à interagir sans craindre le harcèlement et des menaces à sa sécurité», explique Nicole Nepton, animatrice de Cybersolidaires, un groupe participant activement à la campagne.
Réapproprie-toi la technologie! vise l'atteinte de ce but et appelle toutes les personnes qui utilisent les TIC, en particulier les filles et les gars, à prendre le contrôle de la technologie de leur choix et à l'utiliser de façon judicieuse pour changer les relations de pouvoir inégales.
«L’effet de surprise vient du fait que nous avons monté la campagne et le site en un mois, d’une manière totalement créative et originale», ajoute Frédéric Dubois, coordonnateur de l’information à l’APC. «Nous espérons que la campagne en français saura attirer les groupes francophones d’ailleurs, et surtout d’Afrique, au-delà des 16 jours d’action qui viennent de prendre fin», dit-il.
Les groupes participants sont : l'Association pour le progrès des communications (APC), Alternatives, l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC), le Centre de documentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine (CDÉACF), Communautique, Cybersolidaires, Koumbit, l'Observatoire sur le développement régional et l'analyse différenciée selon les sexes (ORÉGAND), L'R des centres de femmes du Québec, Studio XX et Stella.




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