Le 17 septembre 2005, les travailleuses du sexe indiennes regroupées au sein d'un réseau national (National Network of Sex Workers) manifestaient. Elles se préparent aussi à marcher jusqu'au parlement lors de la National Convention in Kolkata afin d’exiger la décriminalisation et la reconnaissance de leur travail.
Selon Swapna Gayen, secrétaire du Durbar Mahila Samanwaya Committee (DMSC), une organisation de travailleuses du sexe œuvrant au sein du Red light de Kolkata qui a mis sur pied une coopérative pour les travailleuses du sexe, les droits des travailleuses du sexe sont aujourd’hui un enjeu important comme jamais auparavant. S’adresser au gouvernement est d’autant plus nécessaire considérant que les décideurs ont récemment fermé les bars de danseuses de Maharashtra, où une dizaine de milliers de femmes se sont retrouvées sans emploi du jour au lendemain.
"Nous demandons la décriminalisation du travail du sexe dans notre ville ainsi que dans l’ensemble du pays. C’est une question de survie et de dignité", mentionne Swapna Gayen. Pour les manifestantes, la reconnaissance de leur statut comme travailleuses et comme citoyennes est également cruciale pour l’avenir de leurs enfants. Les travailleuses du sexe du Bengladesh seront également présentes à la National Convention pour soutenir les revendications du National Network of Sex Workers.
Le DMSC œuvre à l’amélioration des conditions de vie des travailleuses du sexe et de leurs enfants. Regroupant 65.000 personnes, le DMSC est consulté par les travailleuses du sexe de l’ensemble de l’Asie qui souhaitent en savoir plus sur les pratiques sexuelles sécuritaires et apprendre comment s’organiser pour demander le respect de leurs droits.
Source : BBC News Kolkata, 17.09.2005 via travaildusexe.com
Pages reliées :
Travailleuses du sexe au-delà des frontières, 18.05.2005
Travail du sexe et société : Les stratégies du DMSC, 19.05.2005


