Portes fermées et vies en suspens
Selon Closing the door on refugees, un rapport du Conseil canadien pour les réfugiés, depuis l'entrée en vigueur le 29 décembre 2004 de l’entente conclue entre le Canada et les États-Unis sur les tiers pays sûrs, le nombre de demandes faites aux frontières a drastiquement diminué.
D'après les premières statistiques diffusées par Citoyenneté et immigration Canada, elles auraient diminué de 40%. Un autre rapport du Conseil canadien pour les réfugiés, Des vies en suspens : les ressortissants de pays visés par un moratoire vivent dans un vide juridique (pdf) nous apprend que des milliers de personnes doivent vivre dans un vide juridique pendant des années, voire des décennies, sans aucune perspective de solution.
On leur a refusé le statut de réfugié au Canada et elles ne peuvent retourner dans leur pays d'origine pour des raisons de sécurité. Ce sont des ressortissant-es d’Afghanistan, du Burundi, de la République démocratique du Congo, d’Haïti, d’Irak, du Libéria, du Rwanda et du Zimbabwe, pays pour lesquels le gouvernement canadien a imposé un moratoire sur les renvois. "Il n’y a pas de façon de décrire comment je me sens. Nous ne sommes que des survivants qui se tiennent les doigts croisés dans l’espoir qu’un jour le gouvernement se rende compte que notre situation est inhumaine."
Source : Veille de l'Observatoire international sur le racisme et les discriminations, 08.2005
Pages reliées :
Personne n'est illégal, 23.06.2005
Les droits humains, par-dessus tout, Amnistie internationale, 12.12.2004




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