Sexe de rue
Les travailleuses du sexe ne peuvent pas compter sur la protection de la police car elles pratiquent une activité considérée comme hors-la-loi dans les faits, même si la loi ne criminalise pas l'acte sexuel en tant que tel. Le travail du sexe revêt plusieurs visages. Ici, il est surtout question de la prostitution de rue, à la fois la plus voyante, plus dure et plus clandestine.
Le «Red Light», l'endroit le plus chaud du Montréal nocturne d'autrefois, débordait sur une partie du quartier Centre-sud par les rues Sainte-Catherine et Ontario. Aujourd'hui, c'est surtout ce quartier qui est le principal terrain du jeu sexuel. On passe des péripatéticiennes de l'Antiquité à celles de Montréal, on assiste à l'initiation d'une jeune femme à la vie du «Red Light» dans un bordel du début du siècle jusqu'à sa fermeture pendant la Deuxième Guerre mondiale, puis à la prostitution de rue vers 1950.
Sexe de rue, c’est aussi la "fille de rue", la "fille de joie", la "pute", la "catin", la "salope", la péripatéticienne, la "fleur de macadam", la transsexuelle, le travesti, celui ou celle à qui on conte ses ennuis en se faisant tailler une pipe. Des "petites vites" et aussi des êtres de chair et de cœur qui luttent pour leurs droits de citoyen-nes à ne pas être criminalisés.
Ce film de Richard Boutet (86 minutes, Québec, 2003), décédé en septembre 2003, a obtenu le Zénith du meilleur documentaire au Festival des films du monde de Montréal. Plusieurs extraits sont en ligne dans Parole citoyenne.





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